Un nouveau Mavic
Manufacture d’Articles Vélocipédiques Idoux et Chanel. Depuis sa création en 1922, Mavic a bien évolué, affrontant bien des tempêtes aussi.
9 ans se sont écoulés depuis ma première visite chez Mavic, c'était en 2014. A l'époque, la marque au Sang Jaune était dans le giron de Salomon. Mais depuis, il y a eu une tempête, avec le placement en redressement judiciaire en mai 2020 puis le sauvetage le 21 juillet 2020 avec la reprise de la société par le groupe Bourrelier qui crée alors la filiale Mavic Group.
L’offre de reprise permet de sauver 107 emplois (sur un peu plus de 210) et le maintien des sites d’Annecy (recherche et développement) et de Saint-Trivier-sur-Moignans dans l'Ain.
Les frères Bourrelier investissent en 2021 dans un nouveau bâtiment entièrement dédié à Mavic sur la ville de Chavanod, tout en embauchant 57 salariés.
On trouve au sein de ce bâtiment les activités de services supports, la recherche et développement, la pré-industrialisation mais aussi la ligne de fabrication de roues en carbone comme cette Cosmic Ultimate 45 Disc, ce qui va nous intéresser ici.
Car oui, cette roue carbone est intégralement fabriquée en France... ou presque. Seuls quelques roulements proviennent de pays extérieurs. Mais cela reste à la marge.
Des roues exclusives
A près de 4500 euros la paire, ces roues ont de véritables pièces d'orfèvrerie qui auront demandé 3 ans de développement. Car bien que Mavic soit un spécialiste des roues, il a fallu relever pas mal de défis pour arriver au produit qui est aujourd'hui commercialisé.
Trouver les bons composants, la bonne recette pour les drapages de carbone pour arriver à une roue rigide, mais sans excès, légère et surtout très solide. Car nous le verrons plus loin, Mavic s'impose des tests d'usure et destructifs drastiques avant de commercialiser une paire de roues.
Vous pouvez retrouver mon essai de ces Mavic Cosmic Ultimate 45 Disc ici.
Fabrication française
Pas moins de 71 pièces sont nécessaires pour fabriquer chaque roue. Et cela fait quelques années que Mavic souhaitait relocaliser une partie de sa production en France, avant même l'arrivée du Covid. Des roues construites avec une petite équipe de 10 personnes seulement. On est bien dans de l'artisanat, tout étant fait manuellement quasiment.
Un mélange de haute technicité donc, mais aussi de travail manuel nécessitant patience et précision.
Toutes les pièces en aluminium, comme les inserts Fore pour l'accroche des rayons sont usinés dans la vallée voisine de l'Arve. Les moyeux sont eux usinés à Annecy. Car nous le verrons plus loin, si les moyeux semblent être en carbone, ils sont en fait en aluminium et recouverts de carbone.
Du côté du carbone, tout est réalisé sur place dans l'usine de Chavanod. Mavic utilise 4 types de fibres différentes (de 100 à 300 g par m²) en provenance du Japon qui sont stockées dans des chambres froides à -18°C pour conserver leurs propriétés. Seuls certains roulements sont en provenance d'Asie. Mais ces Cormic Ultimate 45 Disc sont à 97% françaises. La résine pour réaliser le pré-imprégné vient quant à elle d'Italie.
Au niveau de la construction de la jante, Mavic a totalement revu le process de fabrication par rapport à l'ancienne Cosmic Ultimate à boyaux, qui était à freinage patins, puis disques plus tard. Le passage à freinage disques ET au tubeless a imposé à Mavic de totalement revoir son procédé. Pour la jante par exemple, terminé la mousse structurelle (utilisée chez de nombreuses marques), ce sont désormais des vessies qui sont utilisées et retirées après moulage.
Cela est un peu plus léger, mais a obligé à changer le drapage de carbone (+20 grammes sur une jante), puisque la mousse structurelle autrefois utilisée participe aussi à la rigidité de la roue. Cette mousse aéronautique pesait tout de même 70 grammes.
Cette mousse permettait aussi l'accroche des rayons. La disparition de cette mousse a donc obligé Mavic à trouver une autre solution pour que les rayons soient fixés, le ForeCarbon.
Un insert en aluminium est noyé dans la jante lors du drapage. Ainsi, après moulage et cuisson, aucune chance que cet insert ne bouge.
Les rayons sont toujours construits d'une seule pièce (R2R) en carbone, mais leur forme a été optimisée au niveau aéro. Des rayons elliptiques et non plus plats, qui réduisent la traînée aérodynamique. Des rayons carbone qui concentrent beaucoup de craintes quant à leur solidité, surtout qu'ici, un rayon cassé ne peut être remplacé.
Mais rassurez-vous, Mavic a fait de nombreux tests et ces rayons sont nettement plus solides que des rayons en acier. Là où ces derniers ont une résistance à la traction d'environ 350 kg, les rayons carbone de ces Cosmic Ultimate cassent après 600 kg. Vous pourriez soulever une voiture avec 3 rayons !
Et même si vous veniez à casser un ou plusieurs rayons, la roue ne s'effondrera pas. Il faut au moins en casser 5 pour que la roue arrive à cette limite, mais dans ce cas, vous aurez sans doute bien d'autres soucis que votre roue.
Les moyeux sont eux en aluminium, usinés pour arriver à un poids minimal, puis ensuite recouverts d'une nappe de carbone. Mais pourquoi pas de moyeux en carbone ?
Plusieurs raisons à cela. D'une, cela ne serait pas spécialement plus léger à rigidité égale. Et de deux, les tolérances requises pour un moyeu, notamment au niveau des roulements, sont si faibles qu'un moulage en carbone ne permet pas d'arriver à un résultat assez précis, contrairement à l'usinage de l'aluminium. Les formes requises au niveau des moyeux pour la fixation des rayons par exemple, nécessitent des angles précis, impossibles à reproduire avec du carbone qui forme des arrondis, le reste n'étant que résine et donc plus fragile.
Etant donné que l'on y fixe rayons et disques, Mavic n'a pas voulu jouer avec la sécurité pour un éventuel gain de poids.
Enfin, un moyeu carbone respectant toutes ces tolérances aurait été hors de prix et aurait fait exploser le prix des roues.
Mavic reprend sa roue-libre ID360 à ratchet. L'axe et le corps de roue-libre sont usinés au maximum pour diminuer le poids. Toujours pas de roulement céramique à ce jour, la marque n'y voyant aucun intérêt, le gain de fluidité étant mineur pour un tarif nettement supérieur. Même si au niveau du marketing et de la marge, Mavic avoue qu'il faudrait le proposer, mais ils préfèrent investir dans le reste de la roue.
Par contre, les roulements acier sont sélectionnés avec soin, Mavic s'approvisionnant chez une marque réputée de roulements de haute qualité. Des roulements qui ont été revus par rapport à la génération précédente pour accroître la fiabilité. Plus de réglage de jeu sur ces roulements grâce à une rattrapage automatique du jeu.
Dans le passé, Mavic permettait au consommateur de régler le jeu, mais s'est aperçu que ces derniers ne réglaient pas le jeu ou le faisaient mal, ce qui fusillait les roulements.
La fabrication des rayons se fait encore manuellement et demande une véritable expertise. J'ai pu m'y essayer et si l'opératrice fait ça avec une telle dextérité que ça semble très facile, dans les faits, c'est très compliqué. Le carbone se déchire facilement si on insiste trop longtemps à cause de la chaleur corporelle. Au milieu du rayon se trouve un fil en nylon qui permet d'éviter, en cas de choc et de casse du rayon, que des morceaux de carbone soient projetés. Le nylon gardera les morceaux de carbone collés.
Il faut que la feuille de carbone soit enroulée de la façon la plus compacte possible, pour avoir le moins d'air possible. Adeline réalise ainsi 120 rayons par jour.
Une fois les feuilles de carbone enroulées sur-elle même pour créer une sorte de longue "paille", ces dernières sont placées dans des moules chauffés pendant 20 mn et sous 20 tonnes de pression pour arriver aux rayons finaux. En sortie de moule, la résine excédentaire sera ébavurée à l'aide d'une machine spécifique à Mavic. Cette opération se fait bien souvent à la main, mais il n'y a pas de réelle plus-value à continuer ainsi pour Mavic.
C'est la même opératrice qui va réaliser l'habillage des moyeux alu avec du carbone. Des moyeux qui bénéficient d'un traitement spécifique.
Ils sont d'abord anodisés en noir pour avoir une belle finition notamment au niveau des fixations de disques. Mais cette anodisation noire a un défaut, elle empêche le carbone d'adhérer. Le moyeu est donc réusiné sur les parties qui vont recevoir du carbone pour être anodisés à nouveau avec un traitement spécifique qui permet d'augmenter l'adhérence du carbone.
Les rayons sont ensuite coupés à la bonne longueur et traités au niveau de leurs extrémités pour avoir une adhérence maximale avec la colle. Là encore, Mavic a développé sa propre machine qui s'occupe de ces deux opérations. Une machine qui ne sert qu'à ce modèle, ce qui explique entre autres le prix de ces roues.
Une fois les rayons mis en place et collés, il est encore possible de faire de légers ajustements pour corriger le saut et le voile... avant de partie en étuve pour figer le tout.
Arrive la finition finale, où tout est limé, poncé pour avoir un résultat parfait. Là encore, Mavic a développé des supports spécifiques, aspirants, pour que les poussières soient en permanence aspirées.
Avant emballage, toutes les roues sont stickées et pesées pour vérifier qu'elles sont dans la tolérance.
Gravure laser
Pour faire la décoration de la roue, avec l'inscription Ultimate dans ce cas, Mavic utilise le même procédé laser que ce qui est utilisé sur les jantes carbone pour patins, à savoir le Tg-Max.
Un faisceau vient "brûler" la résine de surface, donnant cet aspect mat pour l'inscription. Cela n'ajoute aucun poids et c'est très durable.
Un savoir-faire bien gardé
Si je vous ai montré beaucoup de chose, certaines restent totalement secrètes et je n'ai bien sûr pas eu le droit de faire des photos pour éviter de divulguer le savoir-faire de Mavic et toutes les semaines de développement qui ont été nécessaires pour arriver à ce résultat.
C'est notamment le cas du collage des rayons mais aussi bien d'autres machines et opérations. La plupart des machines et outillages sont conçus et fabriqués en interne. Tout cela prend du temps.
Même le choix d'une colle carbone nécessite de nombreux essais. Pour ne donner qu'un exemple, Mavic fait un test simulant le fait qu'une roue est stockée 8 heures à 80 degrés, comme si elle était posée en plein soleil. Sur cet test, 80 % des colles carbone du marché ont été éliminées. Il a fallu trouver LA colle permettant de résister à cela et aux contraintes de tension.
Des tests de torture
Chaque roue fabriquée vient subir des tests pour vérifier que tout est dans les tolérances au niveau du saut, du voile, etc...
Lors de la conception, des tests destructifs sont aussi utilisés, pour simuler un cycliste qui roule dans un nid de poule, pour simuler un sprint à la Mark Cavendish... mais pendant 5 minutes, ou même un bâton qui rentrerait dans la roue. Pas moins de 55 tests différents sont réalisés sur les roues. Un choix de Mavic pour proposer des roues solides et durables mais qui demande de lourds investissements en machines spécifiques et sur-mesure.
Mavic pousse le bouchons a aller beaucoup plus loin dans les tests que ce que la norme exige. Pour la Cosmic Ultimate Disc, la marque "accepte" une casse de 4 rayons maxi avant qu'elle ne soit plus utilisable. Mais par exemple, même avec 3 rayons cassés, un cycliste pourra s'arrêter en toute sécurité voire pourra rentrer chez lui. Mais de toutes façons, si un choc venait à casser plus d'un rayon, il y a de fortes chances pour que le cycliste et son vélo au complet soient dans un sale état.











































































JM vendredi 21 avril 2023, 08:33
Super reportage, j’ai la dernière génération de Ultimate à boyaux et patins qui est assez fabuleuse.
J’aimerais bien savoir comment Mavic voit la concurrence par rapport à ces roues la, puisqu’ils les testent aussi!
Lei vendredi 21 avril 2023, 08:38
Très intéressant ! Merci.
smog vendredi 21 avril 2023, 10:53
Superbe reportage et grande satisfaction de revoir Mavic au top! Même si la cible de ces belles roues, je trouve ça génial d'avoir de la concurrence haut-savoyarde au haut de gamme des autres marques.
kovalski vendredi 21 avril 2023, 10:58
Merci pour ce reportage et je souhaite à Mavic de trouver l'équilibre financier pour revenir "dans la course" si je peux le dire ainsi.
Merci
Olivier R vendredi 21 avril 2023, 11:31
IMPRESSIONNANT !
quasiment de l horlogerie...de quoi rever...
Garib vendredi 21 avril 2023, 15:25
Intéressant aussi la remarque sur l absence de roulements céramiques : d un point de vue marketing donc business cr serait pertinent....mais niveau valeur ajoutée technique/performance...pas justifié.....
poupou81 vendredi 21 avril 2023, 17:08
Merci pour le reportage. J'ai acheté en début d'année une Cosmic SLR45 dont je suis très content même si évidemment, ce n'est pas le même budget mais j'ai un peu de mal à mettre plus de 3k€ sur une paire de jantes...
dafy vendredi 21 avril 2023, 18:46
pour la fiabilité, j'espère que cela s'améliore, j'en suis à 2 corps de k7 en 18 mois, pris en charge par mavic.
Bon, coté horlogerie, je doute encore plus le 2 eme retour la roue avait un léger voile à l'aller et miracle il était toujours là au retour, pas très pro :-(
michel p samedi 22 avril 2023, 06:51
Bonjour
Merci Guillaume pour ce reportage que la concurrence s'interroge vraiment sur leur produit soit disant haut de gamme produit dans des pays a bas cout ??!!
Heidi samedi 22 avril 2023, 09:32
Merci pour le reportage, mais franchement le niveau Mavic n'est absolument pas le niveau de finition,de qualité, de fiabilité et de SAV de DT SWISS ou SWISS SIDE .
grichka samedi 22 avril 2023, 12:13
@Heidi : je pense que l'on ne doit avoir les mêmes critères. Beaucoup se sont plaints du revêtement des oxic qui partait. Et un corps de RL marqué après 2000km qui fait que l'on ne peut plus monter une cassette, ce n'est pas admissible pour moi. Et la réponse du SAV DT est "il suffit de limer les bavures". Ben voyons... DT fait des roues légères en gagnant du poids sur le moyeu et le le corps de RL. Là où cela ne sert à rien. Leur jantes ne sont pas si légères, d'ailleurs ils ne communiquent pas dessus. Mavic fait le contraire
Gabich samedi 22 avril 2023, 12:19
Rien ne justifie le prix selon moi. Leur com qui servirait à faire passer la pilule est pathétique.
dafy samedi 22 avril 2023, 19:07
En lisant le commentaire de grichka, je m'interroge sur celui de Heidi, qui me semblait être en faveur de DT SWISS ?
grichka samedi 22 avril 2023, 20:48
@Dafy : c'est mon constat sur des roues qui avaient 2000km et la solution m'a été confirmé par un vélociste. Perso j'ai aussi des roues avec un moyeu Aivee avec un corps de RL alu. Lorsque j'ai du remplacer la cassette j'ai galérer pour extraire l'ancienne et j'ai du ébavurer les cannelures avant de monter la nouvelle.J'en ai eu pour 2h.
Avec les corps de RL acier de Mavic le changement de cassette me prend 10mn. Sans compter que je fais 0 entretien sur les roulements et que je n'en ai jamais remplacé à ce jour, contrairement aux autre marques que j'ai possédé (Astérion, Reynolds, Campa)
Esteban dimanche 23 avril 2023, 10:20
Salut, heureux possesseur de Lightweight, Corima MCC, DTSwiss 1100, Bora Ultra, Roval CLX et de Mavic CCU avant dernières génération, je trouvais les CCU trop rigides par rapport à mes autres paires de roues. Je revenais plus fatigué qu'avec des roues 80 mm de la concurrence. J'espère que ce modèle apportera du confort et du plaisir aux consommateurs. Le look de ces roues est très classe, ça passe avec toutes les couleurs de cadre je pense.
W@n@iR lundi 24 avril 2023, 10:01
Donc si un rayon casse, il est irremplaçable -> la roue peut partir à la poubelle. C'est un peu l'argument qui bloquerait l'achat de ce type de matériel non? Hormis le prix totalement inaccessible bien sûr.
Lionel lundi 24 avril 2023, 17:12
Bonjour Guillaume et tout le monde, Merci pour cette immersoin dans le savoir faire Mavic , j'avoue que je ne comprends pas deux choses :
1) L'intérêt de faire des roues dont les rayons sont irremplaçables.
2) ce commentaire "Mais par exemple, même avec 3 rayons cassés, un cycliste pourra s'arrêter en toute sécurité voire pourra rentrer chez lui. Mais de toutes façons, si un choc venait à casser plus d'un rayon, il y a de fortes chances pour que le cycliste et son vélo au complet soient dans un sale état."
Que l'on puisse rentrer en tout sécurité c'est une chose, si on a 3 rayons cassés ça n'arrive pas trop souvent et je pense qu'avec n'importe qu'elle roue on peut rouler avec 3 rayons cassés pour rentrer chez soit à vitesse modérée.
Je ne comprends pas quel est le lien puisque le cycliste s'est fait mal il peut bien perdre son vélo à 10 000 €.
Un rayon ça peut se casser n'importe où et pas seulement sur une chute extrêment violente où l'état du vélo devient secondaire par rapport à la santé du cycliste, il suffit que le vélo tombe sur un objet dans le garage et qu'advient il du rayon en carbone ?
Il suffit d'un saut de chaine et le dérailleur qui se barre dans les rayons et les rayons sautent.
ça ne se casse pas uniquement sur une chute extrêmement violente.
à ce niveau c'est de l'orfèvrerie, c'est magnifique, il y a un savoir faire énorme et le pendant c'est que ça en fait du matériel cher et jetable en cas d'endommagement.
grichka lundi 24 avril 2023, 22:26
@Lionel : ce que tu écris sur le nombre de rayon cassé ne focntionne pas car tu omets comme paramètre la technologie des rayons et le rayonnage. Je vais illustrer cela par 2 cas vécus
- avec des Ksyrium pro SLR je casse un rayon zicral à l'arrière. Le voile est très important et je le sens en roulant à 25 km/h. Etrier ouvert au maximum la jante touche les patins.
- sur une r-sys à l'avant casse d'un rayon. Je m'en suis aperçu en prenant la roue à la main sur le rayon rayon cassé. Je n'avais pas le moindre voile.
Esteban mardi 25 avril 2023, 08:12
Je ne sais pas où vous avez lu que les rayons sont irremplaçables. Toutes les roues que je connais avec rayons collé sont réparables. Elles doivent refaire un passage à l'usine. C'est un facteur 100 par rapport aux rayons traditionnels par contre. 100x plus cher et 100x plus long. C'est tellement pénible et cher mais rare !
Lionel mardi 25 avril 2023, 10:36
@Esteban, c'est du carbone, la roue est assemblée, puis ajustée, et une fois parfaite elle est cuite pour figer la résine dans cette position.
Comment serait-ce possible de changer un rayon alors que la roue est assemblée comme un tout, une pièce unique.
Si tu recolles un rayon il ne fera plus partie de la roue, il sera juste collé dessus pour l'esthétisme mais pas dedans.
JM mardi 25 avril 2023, 11:01
@Lionel
Pourquoi faire des roues ou les rayons sont solidaires de la jante? pour des raisons de performance. Les rayons carbone sont plus rigides et donne un sacres dynamisme à la roue. Chose difficile à obtenir avec des rayons acier. J'ai des roues rayons carbone (Hyper 50) et des Ultimate (boyaux freinage patins), les deux sont très rigides mais la Ultimate a un suplément de dynamisme (et pourtant en ce moment les Hyper sont montées avec de meilleurs pneumatiques).
@W@n@i, @Lionel
Les roues Mavic viennent avec une "crash replacement" à vie, ça règle ton problème
@Esteban,
Je respecte ton ressenti (différent du miens) mais les MCC sont encore plus rigides que les Ultimate patins et je les trouvais assez "mortes", par rapport aux LW, j'ai préféré les Ultimate, similaire en dynamisme mais bien plus stables en descente, sans parler des cas ou le vent souffle.
Lionel mardi 25 avril 2023, 13:43
@JM :
1) en effet le "crash remplacement " est pratique mais elle n'est pas à vie, elle est juste pour le propriétaire qui a acheté les roues, si la personne vend son vélo, il n'y a plus de garantie même si le nouveau propriétaire a la facture. donc en pratique si elle garde son vélo 2 ans alors la garantie est de deux ans.
Deuxièmement le "crash remplacement" chez Mavic te donne le droit de racheter une roue à 50% du prix MAVIC.
C'est mieux que rien, je ne critique pas.
2) En effet au niveau performance je ne remets pas en question le bénéfice qui est le même que sur les roues des Formules 1 quand on est passé des roues à rayons des années 50 et 60 aux jantes actuelles monobloc en magnesium.
grichka mardi 25 avril 2023, 21:14
@Lionel : la garantie au 1er propriétaire a toujours existé, même sur les cadres. S'il y a un problème il suffit de contacter le 1er acheteur qui, s'il n'est pas un abruti, agira en tant que propriétaire. Cela s'est couramment pratiqué avec les cadres. Et on ne pas franchement parler d'arnaque. Après cela dépend aussi des marques. Certaines sont plus "tolérantes" que d'autres.
Mecacote mercredi 26 avril 2023, 06:32
Tres beau reportage..on a envie d'y aller.Il faut oser proposer des roues sur lesquelles on ne peut changer les rayons ...Bravo a Mavic qui semble revenir dans la course techniquement.
Tic mercredi 26 avril 2023, 14:52
Reportage intéressant, merci.
J'avais vu la jante à 403 gr, donc plus lourde que les SLR 45 !? J'imagine que c'est pour renforcer la jante afin de limiter l'interférence de détente au montage du pneu, sachant que l'amplitude élastique est moindre sur les rayonnages carbone ce qui a pour effet d'être plus sensible à cette interférence à jante et tension équivalente... Il faut donc renforcer la jante et tendre plus ce qui a l'avantage d'augmenter rigidité, dynamisme, tenue mais fait aussi perdre en tolérance radiale, confort et donc rendement de roulement, sans parler de l'inertie supplémentaire défavorable en relance et que les bons rayons aciers restent supérieurs en aéro... On ne peut pas tout avoir mais, c'est très bien pour Mavic d'avoir sortie cette nouvelle version, en espérant qu'elles soient meilleures qu'avant.
Lionel mercredi 17 mai 2023, 12:33
@Mecacote : Mavic ne revient pas dans la course, avec ces roues ils font une échappée solitaire et font la course en tête