Présentation
Proposé en 40 et 47 mm, j'ai opté pour la section la plus "étroite". Un pneu 40-622 mais annoncé comme un 700x38 aussi sur le flanc. Dans les faits, il mesure 41 mm une fois monté sur des Zipp 303 Firecrest.
Un pneu qui se veut rapide, à l'image des Hutchinson Caracal par exemple ou encore du S-Works Pathfinder, tous dotés d'une bande centrale quasiment lisse voire lisse.
Disponible avec flancs noirs ou flancs crème. Le Terreno Dry se démarque ici avec sa bande de roulement munie de pavés hexagonaux, quasiment tous la même hauteur. Leur but, avoir une faible résistance à l'avancement tout en offrant un bon grip lors du freinage.
Sur les flancs, on trouve des crampons plus prononcés, avec une transition progressive depuis la bande centrale.
Comme beaucoup de pneus de la gamme Vittoria, on retrouve un mélange de Graphène pour la gomme.
Le montage ne revêt aucune difficulté particulière. Même s'il faudra avec certaines jantes un démonte-p,eus parfois pour finaliser le passage de la tringle, c'est plutôt facile. On ne galère vraiment pas au montage, même sur une jante Hookless où il est parfois plus compliqué de faire passer les tringles.
60 ml de préventif de plus et on peut partir rouler. Le Terreno Dry fait partie de ses pneus relativement souples et très faciles à monter !
Annoncé à 455 grammes, j'ai pesé mes exemplaires à 462 et 465 grammes. Ce qui reste honnête pour un pneu de 40 mm de section. On trouve ce Terreno Dry au tarif de 35 €.
Attention, une version Endurance avec flancs anthracite est aussi proposée par Vittoria. Plus lourde (40g de plus à section équivalente) car dotée d'une protection contre la crevaison complète et disponible en 33, 38, 45, 47, 50 et 54 mm de section.
Sur la route et les chemins
Clairement, ce n'est pas sur le bitume que le Terreno Dry se montre des plus agréables. Malgré une bande de roulement quasi lisse, ce "quasi" semble freiner le vélo.
Une résistance à l'avancement confirmée par les mesures de Bicycle Rolling Resistance. Près de 27 watts à 2.3 bars quand un Hutchinson Caracal Race de 40 mm n'en demande que 13.6, soit la moitié, le tout à 29 km/h. Un train de pneu consommera donc près de 26 watts de plus à cette vitesse, ce qui commence à ne pas être négligeable.
L'accroche est en revanche bonne sur la route, même lorsqu'on rencontre quelques plaques de verglas où il se montrera forcément un peu plus sécurisant qu'un pneu totalement lisse.
Mais le bitume n'est pas le terrain pour lequel a été conçu ce Terreno Dry, cela reste un pneu gravel. Direction donc les chemins.
Sur la terre compacte et sèche, la résistance à l'avancement est moins pénalisante et le Terreno Dry se montre agréable et maniable. Il en est de même sur les pistes caillouteuses types pistes blanches où la polyvalence de ce pneu semble parfaite.
En revanche, si le sol vient à être plus gras, comme de l'herbe mouillée ou de la boue, il faudra faire preuve de prudence ou de talents d'équilibriste. L'accroche est faible, de même que le pouvoir de traction. On se retrouve ici avec les mêmes défauts qu'un pneu gravel avec une bande centrale totalement lisse, les crampons hexagonaux ne faisant pas de miracle.
Les crampons latéraux sont un peu plus efficaces sur les prises d'angles et les dévers.
Clairement, son terrain de jeu reste les sols secs et compacts où il n'est pas pris en défaut et offre de belles sensations pour qui veut un pneu confortable grâce à des flancs relativement souples.
Bilan
Le Vittoria Terreno Dry a un positionnement un peu particulier. Conçu pour les pistes rapides, compactes et sèches, il marque pourtant le pas en termes de résistance au roulement face à des pneus comme le Hutchinson Caracal ou encore le S-Works Pathfinder, plus rapides sur le bitume ou les sols compacts.
Sur les sols plus techniques (sable, boue, herbe humide), pas de miracle, tous font jeu égal et se retrouvent assez vite limités par leur absence de crampons.
Un pneu qu'il conviendra donc d'utiliser pour du gravel roulant, sans pour autant rechercher la performance à tout prix. Il a aussi pour lui un look qui sort des sentiers battus.























Purito mardi 4 mars 2025, 08:17
MVdP se contenterait de pneus “trop polyvalents et moyens partout” pour gagner les mondiaux
Fred mardi 4 mars 2025, 09:40
J'ai ces pneus depuis plusieurs années. Je fais la même analyse. Sur la route, on reste sur sa fin. Je les ai sur des roues polyvalentes que je mets pour m aventurer sur route humides ou chemin secs. Quand tu ne connais pas la suite du parcours et que t habite entre pavés et sales routes. Que tu mises sur la polyvalence et ne pas crever. Bonne accroche sur route et plus endurant que les 1ere versions de ce pneu.
Lionel mardi 4 mars 2025, 17:12
@Purito : Mathieu Van der Poel a utilisé les pneus Vittoria Terreno Zero en 38 mm aux championnats du monde de gravel 2024.
Des pneus qui disposent d'une bande de roulement lisse.
Les vittoria Terreno Dry ne sont pas des foudre de guerre, ils m'ont vraiment déçu quand je les ai utilisé, en plus de ne pas bien résister aux crevaisons.
Je pense qu'il y a au moins 10s d'écart sur une montée de 2min par rapport aux Terreno Zero, si ce n'est pas plus !
Le terreno dry c'est comme rouler avec le frein serré.
Par contre ils ont un grip phénoménal lorsque la pente est lisse et raide sur de la terre, c'est incroyable.
kostia mardi 4 mars 2025, 19:57
Quite à aller sur des pneus polyvalent route/gravel pour des conditions sèches, autant partir sur du slick comme les caracal race qui roulent aussi voir plus vite que beaucoup de pneus route endurance tout en offrant un peu de volume.
Jrouge75 mardi 4 mars 2025, 21:20
Sauf erreur, il y a un Terreno zero qui est prévu pour les terrains lisses et secs, ainsi que la route. De ce fait, le Terreno Dry tire plus sur les chemins que sur la route, non ?