Pour ceux qui seraient intéressés, vous pouvez dès à présent découvrir leur projet de levée de fonds ici : bit.ly/3PTblls et vous inscrire à leur "live pitch" Mardi 23 Avril à 19h ici.
Rendez-vous donc le 19 février au Vélodrome de Bordeaux-Lac pour une séance avec le Team Argon 18 France de triathlon.
Le Team Argon 18 France est une équipe de triathlètes amateurs spécialistes de la distance Ironman, mais cela ne les empêche pas de tenter de mettre toutes les chances de leur côté pour améliorer leurs performances. C'est la raison de leur présence ici, avec l'équipe d'Aeroscale.
Mesurer les performances aérodynamiques de plusieurs matériels, en roulant, sans donc avoir certains écueils de mesures en soufflerie. C'est là toute la force de la solution Aeroscale. Ici, tout est pris en compte, le cycliste en entier, le mouvement de ses jambes, le déplacement du vélo, la rotation des roues...
Mais obtenir une mesure fiable des coefficients de résistance au mouvement demande à relever pas mal de défis. La startup iséroise, fondée par Manuel Sellier il y a bientôt 4 ans, a semble-t-il réussi son pari grâce à son capteur haute précision.
Aeroscale annonce 0.5W de précision en vélodrome et 1 à 3W en extérieur en quelques minutes seulement.
Un run correspond soit à un tour de piste en vélodrome, soit au parcours d'une distance équivalente (100 à 300m) en extérieur le long d'une route balisée. La précision d'un seul run est de 1 à 2% en extérieur (2 à 5W équivalent) et moins de 0.5% en vélodrome (3W). La durée du run est vraiment courte, c'est-à-dire le temps de faire 100 à 300m, soit entre 10 et 20 secondes. En incluant les accélérations et le temps de retour au départ, cela prend environ 2 minutes. En effectuant un protocole multirun de 5 tours de vélodrome ou 3 aller/retours en extérieur on arrive à faire tomber la précision de l'estimation du coef aéro entre 0.5% et 1% en extérieur (1 à 3 W équivalent) et 0.2% en vélodrome (moins de 0.5W équivalent).
C'est sans doute le graal cherché par de nombreux cyclistes... mais aussi spécialistes du matériel comme moi.
Lors de tous mes essais, je ne peux pas mesurer l'efficacité aéro d'un produit (casque, tenue, cadre, roues, ...) ou la résistance au roulement d'un pneu. Cela demande des protocoles et des installations coûteuses que peu de médias peuvent s'offrir.
Avec la solution Aeroscale, cela pourrait ouvrir la voie à des mesures pointues sans avoir à louer une soufflerie ou un vélodrome pour avoir des mesures hyper précises. Pour les coureurs, qu'ils soient professionnels ou amateurs, Aeroscale permet de faire des tests en extérieur dans des conditions d’air réalistes et sur une vraie route sur plusieurs coureurs à la fois.
Gain de temps, gain d'argent.... Jamais le Team Argon 18 France n'aurait pu s'offrir une prestation identique pour 4 athlètes en soufflerie.
Ce capteur révolutionnaire, associé à une application mobile, peut donc permettre aux cyclistes en recherche de performance de mesurer en temps réel leur frottement air et sol, et ainsi améliorer et tenir à chaque moment la bonne position. Ils gagneront ainsi 10 à 20% de performance (sur le plat). L'entreprise travaille déjà avec de nombreuses équipes professionnelles et ils gagnent en moyenne 5 à 10% au bout de 2 heures.
L'aérodynamisme mesuré aussi simplement que la vitesse, le rythme cardiaque ou la puissance, voici l'objectif d'Aeroscale.
Même si l'entreprise travaille sur ce projet depuis 4 ans, on est encore loin d'un système aussi facilement utilisable qu'un capteur de puissance. Il faut quand même pas mal de matériel... et de la matière grise pour analyser les données et éliminer de possibles erreurs. Mais tout cela progresse à grands pas. Il suffit pour s'en convaincre de lire l'article qu'avait fait en 2021 Alban Lorenzini, tout a beaucoup évolué, ne serait-ce qu'au niveau de la sonde !
D'ailleurs, l'entreprise va prochainement réaliser sa première levée de fonds, destinée à financer l’industrialisation et les premières mises sur le marché pour les particuliers. Aeroscale vise 350k€ et sollicite quasi exclusivement des particuliers passionnés.
Le principe de fonctionnement repose sur la collecte et l’analyse de multiples paramètres dont la vitesse de l’air grâce à une sonde Pitot (ou plus précisément un tube du Pitot, le même que celui qui mesure la vitesse de déplacement des avions) lors d’un déplacement effectué par le cycliste sur un tronçon de route (ou ici de piste) préalablement défini.
Ici, le parcours est simple, des tours de piste, avec une partie de quelques dizaines de mètres pour étalonner tous les appareils.
Cette "sonde" Pitot a ici été modifiée, tout du moins sa tête, pour prendre en compte les différents angles de vents auxquels peut faire face un cycliste. L'avion, n'étant pas relié au sol, subit généralement de faibles angles de vent relatif en direction de son mouvement, à l'exception des moments de décollage. En comparaison, le vélo, ancré au sol par ses pneus, fait face à des angles de vent relatif bien plus marqués, pouvant atteindre jusqu'à +/-30°. Les tubes Pitot, conçus originellement pour les avions, n'étant pas aptes à fonctionner correctement avec de tels angles significatifs, Aeroscale a dû concevoir un tube Pitot spécifique dédié au cyclisme.
Afin de pouvoir fixer sa sonde Aeroscale sur tous types de vélos, l'équipe a développé plusieurs types de supports grâce à l'impression 3D. Le but est d'avoir des supports les plus universels possibles, les plus faciles à fixer, tout en ne générant pas trop de traînée aéro qui viendrait perturber l'ensemble des mesures.
Pour une précision parfaite, la circonférence de la roue est mesurée avec précision et l'ensemble cycliste + vélo est pesé, avant chaque nouvelle mesure. Rien n'est laissé au hasard et chaque centaine de gramme est prise en compte pour valider les performances de résistance au roulement ou de pénétration dans l'air.
Ces données sont rentrées dans l'appareil, ainsi, les algorithmes brevetés pourront donner les valeurs les plus précises qui soient. La seule donnée qui peut potentiellement fausser les mesures désormais, c'est la température, puisque si cette dernière varie trop, elle pourra influer sur la densité de l'air mais aussi le rendement de la gomme d'un pneu par exemple.
C'est pour cela que l'équipe d'Aeroscale déploie systématiquement au niveau d'une des bandes de détection une station météo qui mesure notamment ce paramètre.
Après cette pesée, le coureur effectue le parcours à différentes vitesses pour les coefficients Cr (résistance au roulement) et CxS (traînée aérodynamique).
Les coureurs du Team Argon18, ont ainsi pu étudier l'impact de leur position avec des repose-bras plus ou moins haut, des extensions plus ou moins relevées, mais aussi l'impact de chaussettes aéro par exemple, sur une simple session.
Seuls les casques n'ont pas été testés, l'équipe étant fournie par Casco. Mais Aeroscale avait tout de même amené plusieurs casques différents pour me montrer les différences notables qu'il pouvait y avoir d'un modèle à un autre.
En quelques heures, les coureurs auront ainsi pu tester plusieurs positions et de nombreux produits là où une soufflerie aurait nécessité au bas mot une journée complète pour un coût astronomique.
Quelques chiffres
Comme je l'ai souligné plus haut, l'ensemble des données collectées demande encore l'oeil averti des ingénieurs et développeurs de chez Aeroscale pour être correctement déchiffrés.
Car au premier abord, tout ressort sur des tableaux Excel avec des chiffres bruts qu'il faut parfois pondérer. Mais que l'on se rassure, Aeroscale travaille aussi sur une interface plus ergonomique et simple pour une expérience utilisateur (UX) plus simple.
La levée de fonds dont je vous ai parlé un peu plus haut aidera aussi en cela, même s'il faut bien avouer que ce sera une étape plus simple à gérer que la conception de la sonde et la génération des algorithmes.
Pierre Ruffaut a accepté de partager les données issues de sa séance d'essai avec Aeroscale. Vous y trouverez notamment en dernière page des résultats très intéressants sur l'apport de simples chaussettes aéro type Bioracer. De même, baisser les prolongateurs trop fortement peut s'avérer contre productif.
En ligne N, vous lisez bien, bidon ventre faire référence à un bidon placé sous le maillot au niveau du ventre, le gain est assez énorme. Même un cyclo a finalement tout intérêt à stocker quand il n'en a plus besoin son coupe vent ou autre au niveau du ventre pour avoir une meilleure pénétration dans l'air quand il ne s'en sert pas.
Une position du bidon qui commence déjà à être interdite en triathlon, "le système d'hydratation ne doit pas être positionné dans le but explicite d'obtenir des gains aérodynamiques"
Conclusion
Nous sommes clairement à l'aube d'une nouvelle ère dans la mesure des performances aéro et de roulement des cyclistes avec cette solution facile à mettre en oeuvre et qui sera bien plus abordable que des essais en soufflerie que seules les grosses équipes peuvent se payer... et encore, souvent pour les meilleurs coureurs.
Si la solution est pour l'heure "élitiste", Aeroscale travaille sur un capteur de mesure grand public ainsi qu'une plateforme d’analyse des données pour fournir des conseils personnalisés sur les leviers de performances à activer.
De quoi permettre à tous les amateurs éclairés mais aussi de nombreux professionnels, de faire des choix plus éclairés sur leur matériel.... qui validera le fait que parfois, mieux vaut investir 150 € dans une tenue, 50 € dans des chaussettes aéro et 300 € dans un casque.... que 2500 € dans une paire de roues !
Merci aux équipes Aeroscale (Manuel Sellier, Mathieu Huchard et Baptiste Masson), Xavier Philippe, manager du Team Argon 18 France, mais aussi aux coureurs de l'équipe, qui m'ont permis de voir leur travail et de les photographier en toute liberté.










































































AEROSCALE - Manuel SELLIER samedi 20 avril 2024, 10:22
Merci infiniment Guillaume pour le temps passé sur ce bel article!
Si vous êtes curieux d'en savoir plus sur notre prochaine levée de fonds, je vous encourage à visiter notre projet ici : https://bit.ly/3PTblls.
Aussi, ne manquez pas notre webinaire de présentation le Mardi 23 avril à 19h. Vous pouvez vous inscrire ici : https://bit.ly/3JwPL2c
Esteban samedi 20 avril 2024, 10:54
Le meilleur reportage de l'année, pour moi qui aime l'innovation. C'est vraiment généreux de partager le bilan des essais et voir l'influence de chaque matériel en conditions réelles sur piste. Je pense que ces petits appareils vont se démocratiser, et mettrons une pression énorme sur les fabricant de textile, vélo, études posturales pour "donner des km/h" à Iso puissance. Question : pourquoi n'utilisent ils pas l'AI pour le decorticage des données enregistrées ?
AEROSCALE - Manuel SELLIER samedi 20 avril 2024, 12:28
Merci Esteban pour votre commentaire.
Nous observons l'IA avec beaucoup d'attention. Cependant, nous pensons qu'elle doit être utilisée à bon escient.
Pour ce qui est de l'extraction de la force de résistance, il n'y a pas besoin d'IA, mais plutôt de bons algorithmes associés à des capteurs précis et réactifs.
En revanche, pour affiner les modèles qui expliquent la force résistive et discriminer/anticiper les configurations qui sont efficaces en fonction les paramètres morphologiques du coureur, l'IA peut effectivement être un outil décisif.
Mais la première étape reste d'avoir des données en entrée du système de qualité. "Garbage In - Garbage Out" disent les anglo-saxons ;)
Speed73 samedi 20 avril 2024, 16:29
Je ne pense pas que le cyclisme professionnel arrive à la cheville, de ce que Dave Barilsford avait commencé en 2003, en tant que directeur de la performance, pour la British Cycling, qui est l'instance dirigeante du cyclisme professionnel britannique, qui était d'améliorer "chaque composant" de la compétition cycliste d'1% en vu d'obtenir une augmentation considérable des performances, allant jusqu'à choisir même le meilleur oreiller et matelas, pour que les coureurs aient le meilleur sommeil possible.
Il en résulta une domination outrageuse du cyclisme britannique, à travers le monde du cyclisme, jusqu'en 2017, grâce à son représentant le plus emblématique qui était Chris Froome, tout çà pour des soupçons de dopage...
Quand, je vois Marc Madiot dire que s'il ne gagne pas, c'est parce qu'il n'a pas le budget des grosses équipes, comme Ineos, alors qu'une optimisation de chaque paramètre permet au final d'atteindre les meilleures performances, donc se baser uniquement sur le matériel et l'argent alloué à une équipe, ne permettront pas de gagner si on néglige tout le reste !
smog samedi 20 avril 2024, 17:14
@Esteban : certainement parce que ce n'est pas (encore) dans leurs cordes... L'IA (enfin les réseaux de neurones, parce que là j'imagine que c'est de ça dont tu veux parler), c'est avant tout de l'informatique et je ne suis pas sûr que l'équipe intègre des ingénieurs dans le domaine (mais ce n'est qu'une supposition).
@Speed73 : certes, mais on sait maintenant que ces histoires d'optimisation de la Sky et des cyclistes britanniques était aussi un moyen de dissiper la fumée des AUT et Cie (voir rapport parlementaire). Donc à relativiser... D'ailleurs il y a des équipes à très gros budget qui ne s'engagent pas (plus ?) là-dedans.
ZéRAR samedi 20 avril 2024, 18:22
Evidemment très intéressant. Mesurer, quantifier, interpréter. Seule l' informatique permet le traitement des donnéesqui laissent de côté l' aspect suggestif et souvent improbable du jugement humain. Ce n' est plus une analyse au doigt mouillé. Bravo aux ingénieurs qui se penchent sur la physique mécanique de nos bicyclettes.
Bonne route à Toutes et Tous.
Jacky14 samedi 20 avril 2024, 18:48
@Esteban : contrairement à ce que l'on peut s'imaginer l'IA ne fait rien toute seule: elle sert effectivement à compiler et analyser des informations déjà existantes pour les optimiser, mais il faut quand même que quelqu'un(es) écrive un programme pour qu'elle le fasse.
Merci Guillaume, excellent reportage, toujours aussi passionnant avec des nouveautés.
Sportivement
gilles samedi 20 avril 2024, 21:02
Concernant le calcul du CdA, quelle est la différence entre l'aeroscale et la méthode Chung Virtual Elevation ?
Gilles samedi 20 avril 2024, 23:00
Autre question : comment l'aeroscale se démarque par rapport au AEROPOD®+ V5 de la marque "aerocomp" ?
Benouais dimanche 21 avril 2024, 12:15
Bonjour,
Article intéressant mais qui n'explique en rien le fonctionnement de leur système.....
La sonde Pitot permet de mesurer la vitesse de l’écoulement de l'air et de faire la différence par rapport à la vitesse sol donc indispensable en extérieur mais quelle est l'utilité dans un environnement fermé (boulodrome) dans lequel le vent relatif est de zéro ?
D'autre part l'utilisation d'un capteur de puissance me parait obligatoire car pour déterminer les coefficients de trainée aéro et de roulement, mesurer la vitesse de l'air ne suffit pas, il faut la corréler à la puissance développée et encore il faut connaitre la surface frontale de l'ensemble vélo + cycliste.... ; sinon ça fait beaucoup d'inconnus dans l'équation.
Enfin on peut déterminer la part de la résistance de frottement et la part de la résistance aéro dans les watts consommés en faisant plusieurs run à des vitesses différentes (la résistance au roulement évoluant de façon linéaire alors que la résistance aéro augmente au carré de la vitesse, avec des mesures différente et les bonnes formules on peut les différencier), mais à la condition de garder une position parfaitement identique sinon cela fausse tout.
Sur un vélo de chrono ou on est rivés sur les prolongateurs c'est envisageable mais sur un vélo classique c'est beaucoup moins évident...., il suffit de relever à peine le nez par rapport au run précédent et on ne retrouve plus le gain des fameuses chaussettes aéro qu'on vient d'enfiler par exemple.
Peut-être que je me trompe sur toute la ligne mais si l'équipe d'Aeroscale pouvait apporter quelques éclaircissements sur le fonctionnement de ce capteur et les données exploitées ce serait sympa.
Cordialement,
eric dimanche 21 avril 2024, 21:56
article intéressant, mais a part pour les pros cela ne sert a rien.
pour 99.9% des cyclistes il y a d'autres moyen de gagner en rendement avant d'arriver a ce stade d'optimisation
AEROSCALE - Manuel SELLIER lundi 22 avril 2024, 00:57
@Gilles : Notre différentiation tient surtout dans la précision des capteurs que l'on utilise et les protocoles que nous mettons en oeuvre. Nous utilisons également des bandes de détection capable de localiser le cycliste sur la piste pour affiner nos estimations. Grâce à celà nous arrivons à atteindre des précisions de l'ordre d'un demi watt équivalent à 45km/h en seulement quelques tours de vélodrome.
AEROSCALE - Manuel SELLIER lundi 22 avril 2024, 01:07
@Gilles : Je n'ai pas testé le dispositif particulier que vous mentionnez. Cependant, d'expérience les précisions revendiquées sont malheureusement loin d'être une réalité. Il faut savoir qu'il est extrêmement compliqué de faire un capteur précis et réactif à la fois. Le meilleur compromis qu'on a pu tester dans les dispositifs du commerce est plutôt de l'ordre de 4% par fenêtre de 30s. Nous arrivons de notre côté à descendre bien en dessous avec nos protocoles et notre matériel propriétaire.
AEROSCALE - Manuel SELLIER lundi 22 avril 2024, 01:24
@Benouais :
Pitot dans le vélodrome : Il existe toujours des mouvements d'air dans un vélodrome, et le cycliste, en tournant, génère également son propre vent. Ignorer ces phénomènes peut entraîner des erreurs. La sonde Pitot est donc, à notre avis, un élément important pour atteindre une précision optimale.
Capteur de puissance: Oui c'est un élément indispensable lors de tests dynamiques. Mais nous savons également réaliser des tests quasi-statiques où l'on n'appuie pas sur les pédales (roue libre). Dans le cas des tests dynamiques avec pédalage il est crucial de disposer d'un bon capteur de puissance. De notre côté nous sommes des fans inconditionnels du SRM ;)
Stabilité de la position: C'est en effet un sujet important qui peut influencer la variabilité des résultats. Il n'est pas rare d'arriver à gagner 15W juste en rentrant légèrement les épaules. C'est pour cela que l'on effectue souvent les premières baselines au début d'un test avec un nouveau coureur plusieurs fois pour être certain que la position soit bien stabilisée. La position sur vélo de route est un peu plus variable mais pas tant que ça par rapport au vélo de chrono. En tous cas on arrive à voir tout aussi bien l'effet des chaussettes baissées ou remontées!
Samben lundi 22 avril 2024, 16:18
Merci pour cet article et bravo à l'équipe Aeroscale pour ce produit innovant! J'ai vu un autre article sur Aeroscale sur le Dauphiné et j'ai également exprimé mon intérêt pour votre levée.
En vous souhaitant une très bonne continuation.
Esteban lundi 22 avril 2024, 18:39
Je ne suis pas vraiment d'accord avec le commentaire qui suggère que cette solution est réservée exclusivement aux professionnels. Certes, les professionnels recherchent le moindre avantage qui pourrait leur permettre de gagner du temps sur leurs concurrents. Cependant, dans mon cas personnel, ainsi que pour plusieurs de mes amis, nous aimons nous mesurer à nous-mêmes. Il est intéressant de connaître la position et l'équipement qui permettent d'économiser de l'énergie pour augmenter la vitesse et le plaisir. Pour un gain de 10 %, je suis prêt à investir ! Néanmoins, je respecte ceux qui préfèrent simplement faire une sortie cyclotouriste détendue, sans se soucier outre mesure des données, à l'exception de la vitesse, de l'heure et de la distance.
Vincent lundi 22 avril 2024, 22:29
Bjr
Je n'écris que rarement des commentaires, mais je voulais souligner la qualité et le vif intérêt de ce type d'article.
Cela permet de mettre en avant les techniques avant gardistes, et surtout de mettre en avant l'ingénierie tout en faisant la promotion d'une entreprise française qui la mérite.
Et cela à en plus le mérite de recentrer le débat sur les "vrais" gains
Bravo , hâte de lire plus souvent ce type de papier
R. Chung mercredi 13 novembre 2024, 04:07
@Gilles a ecrit: "Concernant le calcul du CdA, quelle est la différence entre l'aeroscale et la méthode Chung Virtual Elevation ?"
Moi aussi, je voudrais savoir. (Mais c'est pas ma methode, c'est la methode de Isaac Newton. J'ai fait seulement ce qu'il aurait fait s'il avait eu des sondes de vitesse et puissance).
Henrico samedi 12 juillet 2025, 20:29
Aujourd'hui certains coureurs développent entre 1000 et 2000W sur des temps courts. Je reste dubutatif sur le fait que vous mesurer des différences de 1 à 2W en changeant simplement de pneus. Cela voudrait déjà dire que vous êtes capables de mesurer la puissance instantanée avec une précision de 0.1 à 0.2%. Permettez-moi d'en doutez.