Des données que je publie, car quelques-uns ne comprennent pas (à juste titre d'ailleurs) pourquoi j'obtiens de si mauvais résultats dans mon test alors que beaucoup d'autres trouvent le Stages précis. Les tests d'un capteur de puissance Stages avec un autre capteur étalon en parallèle sont rares, surtout avec données chiffrées à l'appui et analyse pas un spécialiste du domaine.
Comparer sur des sorties complètes n'a que peu d'intérêt. On obtient une puissance moyenne où toutes les erreurs sont lissées. Mais quand on s'offre un capteur de puissance, c'est pour du travail spécifique, avec bien souvent des exercices de moins de 5mn (voire 30s) à une puissance donnée.
Adrien Beurier, coureur UFOLEP 1 au JS St Sulpice et Cameyrac, s'est équipé d'un pédalier SRM et a mis son ancienne manivelle Stages (avec la dernière version du firmware 2.0.76) à gauche pour pouvoir comparer les données fournies par les deux capteurs. Bien sûr, chaque capteur a été étalonné avant chaque sortie !
Voici les résultats :
| Effort | Puissance Stages | Puissance SRM | Différence Stages vs SRM |
| 1 | 202W | 218W | -7.3% / -16W |
| 2 | 217W | 231W | -6.1% / -14W |
| 3 | 219W | 241W | -9.1% / -22W |
| 4 | 299W | 314W | -4.8% / -15W |
| 5 | 306W | 332W | -7.8% / -26W |
| 6 | 238W | 247W | -3.6% / -9W |
On le voit, les différences vont de 3.6 à 9.1% de sous-estimation pour le Stages. Chose étonnante, aucune corrélation avec le niveau de puissance, puisque ces deux extrêmes sont obtenus à des puissances proches, 247 et 241W.
Ci-dessous, les captures de ces efforts sur Strava, à gauche, données Stages Cycling, à droite, données SRM.


Toujours avec le même coureur, mais autre sortie de 1h30 à 153W de moyenne sur le Stages (167W sur le SRM) et l'étude des données par Alban Lorenzini (Cycles et Forme).
| SRM | Stages | Delta | |||
| Durée | Watts | Durée | Watts | Watts | % |
| 8'24 | 228 | 8'24 | 211 | 17 | 7.5 |
| 0'55 | 342 | 0'55 | 320 | 22 | 6.4 |
| 4'14 | 193 | 4'14 | 176 | 17 | 8.8 |
| 3'32 | 224 | 3'32 | 203 | 21 | 9.4 |
| 1'02 | 430 | 1'02 | 397 | 33 | 7.7 |
| 3'10 | 295 | 3'10 | 274 | 21 | 7.1 |
| 4'01 | 505 | 4'01 | 463 | 38 | 8.3 |
| 2'45 | 377 | 2'45 | 360 | 17 | 4.5 |
| 4'09 | 240 | 4'09 | 225 | 15 | 6.3 |
Sur 2 autres sorties de 1h30 avec de nombreuses variations de rythme, on obtient un delta de 5% environ, avec une sous-estimation comprise entre -4.5 et -9.5% entre SRM et Stages.
Ces données rejoignent les conclusions de la seule étude SRM vs Stages publiée à ce jour (voir ici) qui avait aussi constaté des différences de 8%.
Des analyses réalisées grâce au logiciel WKO 3.0 de TrainingPeaks et qui sont donc très précises.
Le Stages est-il forcément à jeter ?
Je ne serai pas aussi tranché. Tout d'abord, je tiens à préciser que je n'ai strictement rien contre Stages et je serai ravi qu'un jour, leurs capteurs soient aussi précis que la concurrence. Arriver à avoir un capteur aussi léger et simple à installer pour un tarif aussi bas serait à coup sûr un pas vers la démocratisation ce cet outil.
Le capteur de puissance Stages peut être une solution pour ceux qui pratiquent des intervalles longs, par exemple le travail sur vélo contre-la-montre ou triathlon. On sait que l'on doit rajouter environ 10/15W pour obtenir la valeur réelle. Pour maintenir un effort long et soutenu, je pense que ça peut faire l'affaire.
En revanche, pour travailler sur de l'interval training avec des efforts et contre-efforts de moins de 2 ou 3mn, je pense que le Stages n'est pas assez stable pour le travail soit réalisé de manière fiable et satisfaisante.
A noter que les écarts sont moins importants que ceux trouvés lors de mon test, les différentes mises à jour de firmware ayant amélioré la précision.
Attention, les Stages Cycling ne sont pas les seuls à être touché par ce problème et ne sont probablement pas les pires. Mais ce sont les plus répandus, d'où des tests plus courants.
Avant toute conclusion, analysez le protocole

Avant toute décision suite à un test de capteur de puissance, veillez à bien analyser le protocole utilisé par le testeur pour savoir si son utilisation reflète bien la façon dont vous allez utiliser votre capteur.
De trop nombreux tests de capteurs se contentent d'analyser la puissance moyenne affichée sur une sortie ou sur des intervalles de plus de 10mn. Malheureusement, ce n'est pas sur des durées aussi longues que s'entraînent les coureurs sur route (hormis pour les montées de cols au train).
Bien souvent, les intervalles durent de 30s à 3mn maxi, avec des puissances supérieures à 300W. Vers 200W, tous les capteurs sont à peu près précis. Mais au-delà de 300W, c'est autre chose. Et une erreur de 6% à 350W, cela donne 20W d'écart. Un monde !
Des capteurs à préconiser ?
Seules 3 marques sont validées scientifiquement à ce jour :
- SRM
- Quarq
- Powertap









Arnaud Duval mardi 27 octobre 2015, 08:01
Même pour un effort de contre-la-montre, ce capteur est à jeter. Une des clés du CLM est de ne pas partir trop vite.
Or là, si je cherche à réguler l'allure pendant les 4 premières minutes, je ne sais pas si je suis à 38 W ou à 15 W en-dessous de la puissance réelle (cf le 2ème tableau). Si c'est pour se baser sur une mesure aussi floue, mieux vaut se fier à ses sensations, souvent plus fines que ça.
Je note sur les photos que Adrien Beurier roule en plateaux O'symetric. Faut-il encore soustraire les fameux 6% de l'équipe Sky aux mesures Stages ? Ça vaut aussi pour le SRM ces 6 % ?
Guillaume [Matos Vélo] mardi 27 octobre 2015, 08:17
Ce sont des plateaux doval qui doivent faire surévaluer la puissance de 2 à 3% sur SRM comme sur Stages.
Cedric Lemaitre mardi 27 octobre 2015, 08:25
Guillaume,
Il est dommage que tu ne nomme pas le problème réel de ce capteur alors que tu illustres le problème.
En effet le problème est répétabilité et non la précision. Qu'un capteur donne 5 ou 10% d'erreur ce n'est pas un soucis tant qu'on ne l'utilise pas pour comparer les performance issues de capteur différents.
Par contre que pour un même capteur, on est une fois 3% et une autre fois 7% pour un niveau de consigne similaire ça rend tout simplement impossible la réalisation d'IT.
Guillaume [Matos Vélo] mardi 27 octobre 2015, 08:38
Cédric, le problème avait été identifié dans mon test original. C'est bien là le gros problème. Pour une même puissance développée, le Stages donne une fois une valeur, la seconde fois, une autre valeur assez éloignée.
Jarod46 mardi 27 octobre 2015, 08:39
Il manque quand même une information qui a son importance, c'est de connaitre l'équilibre entre les deux jambes d'Adrien, si sa jambe gauche est plus faible, cela peut expliquer au moins partie l'écart.
Et biensur il ne faut pas oublier que c'est la valeur relative, et la répétabilité qui sont importantes, (chose qui est très dur à tester en dehors d'un laboratoire, sinon je ne vois pas comment ?) et beaucoup moins la valeur absolue.
Après c'est sur que cela n’explique pas / n'excuse pas la fluctuation des écarts, mais il faudrait voir avec au moins un autre modèle de capteur.
Cyril mardi 27 octobre 2015, 08:56
J ai un powertap et un stages sur mon home trainer. Il y a 20 watts de moins pour le stages . Mais l ecart ne change pas d une session a l autre . Ca depend aussi de la jambe gauche.
klarf mardi 27 octobre 2015, 09:04
@Arnaud Duval : pourquoi un avis aussi tranché ?
Dans ton cas, tu ne vas pas partir à 250W pil poil de moyenne sur un effort de CLM. Tu vas partir avec "tes" 250W, que tu auras calculé en fonction des efforts précédents, fait avec ce même capteur (et avec donc le même décalage)
Que le capteur te donne 250W ou 3000W, le principal c'est de pouvoir se baser sur cette valeur pour l'entrainement.
Ce que je vois dans les chiffres avancé, c'est que le stage a une sous estimation de la valeur, qui a l'air plutôt stable (entre 4.5% et 9.3%, soit moins de 5% si on enlève cette sous estimation). Il serait donc facile d'enlever cette sous estimation grace au logiciel.
Ensuite reste l'incertitude de mesure, qui est d'environ 5%, loin d'un SRM, mais question prix/facilité d'installation, il n'y a pas photo.
Arnaud Duval mardi 27 octobre 2015, 09:30
@klarf
Le problème, c'est justement que le décalage du Stages a un "flou" de 5% en répétabilité.
Mettons qu'en prenant en compte la sous-estimation du Stages, j'en déduise que la consigne à suivre sur un CLM est de 300 W. Manque de bol, le jour de la course, je tombe sur un jour où il est mal luné et où il décide de partir en vrille de 5%, soit 15W.
Partir 15W trop fort sur les 4~5 premières minutes d'un CLM, c'est l'assurance d'aller droit dans le mur. Avec un peu d'habitude, c'est même un écart suffisamment important pour être détecté au ressenti pour peu que le circuit et la direction/vitesse du vent soient connus.
Donc oui, pour du "pacing" en contre-la-montre, ce capteur ne sert à rien.
alban mardi 27 octobre 2015, 09:36
Si je démarre un CLM avec 5 % de trop ou un gimenez ou une séance de PMA, je vais droit dans le mur.Je ne finirai pas dans de bonnes conditions. Pour l'entrainement la puissance aura baissée de série en série, j'aurai eu l'impression de subir toute la séance, j'aurai certainement une moins bonne récupération aussi....pour la compétition le chrono ne sera pas optimal, un bon classement ou podium aura pu se jouer..... chacun son point de vue sur la nécessité d'avoir des watts répétables.
juju98 mardi 27 octobre 2015, 12:44
Pour moi le power2max est aussi précis !! (excepté pour les sprints).
Dual-Oval mardi 27 octobre 2015, 12:52
Bonjour Guillaume
Si je peux vous reprendre , les plateaux sont des Dual-Oval de conception française !
Sportivement
Guillaume [Matos Vélo] mardi 27 octobre 2015, 13:03
Merci pour la correction.
François mardi 27 octobre 2015, 13:39
Bonjour Guillaume,
Lors de mon suivi avec Alban, on a fait un comparatif (2 fois le même protocole de test + plusieurs sorties au-delà de 1H30) lorsque j'ai acheté mon Power2max grâce à sa roue (que tu devais récupérer ;-) ensuite). Différence de 10w en plus pour le P2m mais pente strictement parallèle entre 200 et 900w. Alban avait validé la qualité de mon CDP.
A+
Guillaume [Matos Vélo] mardi 27 octobre 2015, 13:41
Bonne nouvelle donc François.
eleomne mardi 27 octobre 2015, 14:41
Bonjour,
Excusez moi, mais rouler à une valeur définie de Watt et si tenir sur un Clm, je suis preneur pour voir une courbe et surtout que l'on m'explique comment il faut faire en pratique. J'ai jamais vu une route totalement plate et des conditions climatiques inchangées sur un parcours voir même une portion, alors comment avoir une pression constante et inchangée sur la pédales (droites ou gauche). Quand on on parle d'un fluctuation de 15W, on va droit dans le mur, je reste perplexe mais çà m'explique peut être mes petites victoires dans les épreuves de Clm.
Je reste preneur de toutes démonstrations.
Bien sportivement.
Arnaud Duval mardi 27 octobre 2015, 16:23
Sur un chrono aux conditions à peu près stables (c'est-à-dire pas de patate de 1 km ni de vent trop important), il a été maintes fois démontré que la stratégie optimale est de fournir un effort à puissance constante.
Alors certes, il est impossible à moins d'être un automate de maintenir un effort constant de seconde en seconde, mais en regardant la valeur de puissance lissée sur 2~3 minutes, on une idée assez précise de l'effort qu'on est en train de fournir et on peu le situer par rapport à ses propres limites ... sauf si on a un capteur qui peut potentiellement afficher une valeur 5% à côté de la plaque.
Personnellement, je sais que si je pars 15W trop fort, je vais fatalement le payer. Alors certes, on peut toujours rallier la ligne d'arrivée par la suite, voire même faire un bon temps, mais il sera forcément moins bon que celui qu'on aurait obtenu avec une stratégie optimale.
Dans le cas d'un chrono vallonné ou venteux, c'est le même problème puisque si on a bien préparé sa course, on a décomposé le circuit en différents segments (une montée, une descente, un bout droit vent de face) pour lesquels on a une idée assez précise de la puissance cible à développer.
iban mardi 27 octobre 2015, 18:20
Dans tous les cas autant j'ai du mal avec tout les trucs genre GPS, Garmin machin et compagnie, ... dont je ne vois pas trop l'intérêt (comme les groupes électriques d'ailleurs) autant les capteurs de puissance et le travail que ça permet je trouve ça vraiment super intéressant. Vivement la démocratisation de ces outils!
Pierre mardi 27 octobre 2015, 19:52
Je trouve le sujet très intéressant donc je vais m'étendre un peu dessus. Avant tout juste, je tiens à préciser que contrairement à toi et Alban, je suis (un peu) pro Stages, non pas par le produit en lui-même mais par son positionnement sur le marché des capteurs
Déjà merci pour ce test, qui te connaissant, a surement été fait selon un protocole fiable et est très instructif. Néanmoins, j'ai quelques remarques.
On observe constamment un écart de puissance qui est sous-estimée par le Stages (entre 3,6 et 9,1 pour le premier test et 4,5 et 9,4% pour le second). On observe donc une répétibilité des données du Stages, ce qui à mon sens reste le plus important dans un capteur. L'aléas global et donc de 5,5% pour le premier test et de 4,9% pour le second (on arrondira dans la suite à 5,2% pour plus de simplicité).
Cet écart ne prend pas en compte la fiabilité du SRM qui est évaluée à 2% (qui peut aller dans le bon comme dans le mauvais sens). Admettons alors que le SRM offre alors une fiabilité parfaite. Les puissances fournis par le stages s'étalent donc sur une plage de +2,6% à -2,6% (+ ou - 5,2% divisé 2) par rapport à la valeur "réelle" fournie par le capteur (je sais pas si je suis clair, mais "réelle" correspond ici à la valeur cible du capteur, dans le cas présent légèrement sous-estimée).
Si mon raisonnement est correcte, le capteur Stages va alors fournir une précision de 2,6% et non pas de 5% comme tu l'écris.
A partir de là, prenons le cas d'un cycliste moyen de 70kg dont la FTP est de 4,5W/kg, soit 315W. Sur un intervalle à FTP (valeur en dessous de laquelle le cycliste effectue 90% de son entraînement et de ses courses), on parle d'un écart de +/- 8W. J'ai un sérieux doute qu'un cycliste, même de très bon niveau soit capable de gérer un effort à 8W près.
Où je veux en venir ? Partant sur les conclusions écrites ci-dessus, je trouve que Stages a finalement mis sur le marché un capteur qui sera suffisant pour 98% des cyclistes à un prix raisonnable, offrant une fiabilité certes avec quelques aléas, et qui en plus sera facile à adapter et monter sur un grand nombre de pédalier.
Dernière remarque, aux dernières nouvelles, la Sky est toujours équipé de ce modèle de capteur. Ce ne sont peut-être pas exactement les mêmes modèles que ceux vendus au grand public, mais la technologie de fond est surement la même. Connaissant l'approche scientifique de l'équipe, je doute qu'ils utiliseraient des capteurs offrant une très mauvaise fiabilité.
A ta disposition pour en discuter de manière constructive.
Guillaume [Matos Vélo] mardi 27 octobre 2015, 20:15
Pierre, je ne suis pas aussi pointu qu'Alban qui viendra sans doute répondre. Mais le SRM n'a pas une précision de 2% mais de 1%.
Si tu observes les données du premier tableau, on voit qu'il n'y a aucune répétibilité. A 241 et 247W SRM, le Stages donne 219 et 238W. -22 et -9W pour une même puissance cible. A 240W SRM, sur la première sortie, -9% pour le Stages, -6% sur la seconde
On ne peut donc pas parler de répétibilité. C'est d'ailleurs ce qui est reproché par tous les spécialistes en capteurs de puissance au Stages. Comme l'a dit James de MATSPORT, "On ne peut pas s'appuyer sur un outil dont les mesures sont ni reproductibles, ni répétables" en parlant du Stages. Dieu sait s'ils connaissent bien le produit et le domaine de la puissance.
Idem du côté de l'université de Besançon, même son de cloche, il est impossible selon eux de bosser avec un Stages.
Après, je ne suis plus du tout ton raisonnement et comment tu arrives à 2.6% d'erreur à 315W. Sur les deux tableaux, on voit bien qu'à ces puissances, on est plutôt entre 5 et 7% d'erreur, soit entre 16 et 22W.
Arnaud Duval mardi 27 octobre 2015, 20:32
D'après les tests de Grappe/Pinot, on peut tabler sur du +/- 1 % avec le SRM, pour peu que la pente soit vérifiée régulièrement et que le capteur soit à température ambiante.
Je ne sais pas si ces précautions ont été prises dans le cas présent.
Pour ce qui est de l'équipe Sky, aux dernières nouvelles, elle utilisait justement des capteurs SRM à l’entrainement, et ce malgré le sponsoring Stages...
Pour moi, le capteur Stages a une utilité pour les cyclistes qui souhaitent juste afficher une valeur de puissance sur leur guidon, sans chercher à faire de l'analyse derrière ou de s'en servir pour progresser car la marge d'erreur est trop confondue avec la marge de progression potentielle d'un athlète entrainé.
Pour faire un parallèle avec la mécanique, le capteur Stages, c'est le réglet qui permet de savoir s'il faut une vis de 5 ou de 6 (ce qu'un œil expert sait faire sans outil), là où le SRM et le Powertap seraient plutôt des verniers.
BERTRAN mardi 27 octobre 2015, 21:42
Perso à part chez les pros, je ne vois pas l’intérêt pour des coureurs de s'entrainer avec cela.
Pour un coureur se connait bien, avec des entrainements bien programmés, des bonnes nuits de sommeil et un vélo bien régler, il doit avoir des performances proche de qq qui s'entraine avec.
Et pour rouler vite sur un vélo, il faut surtout savoir débranché, et se faire mal, très mal à la gueule.
Et en course, avec une bonne vista, les perfs arrivent également facilement.
Perso, si j'avais 1500Euros a dépenser pour le vélo, j’achèterai plutôt des roues qui elles vont apportées une plus valus plutôt que de l’électronique.
Mais bon je suis old school
Guillaume [Matos Vélo] mardi 27 octobre 2015, 21:50
BERTRAN, c'est là que tu te trompes complètement. Je viens de réaliser l'interview de l'entraîneur AG2R et j'avais eu la même réponse de Julien Pinot, pour un jeune coureur, mieux vaut investir dans un capteur de puissance plutôt que des roues carbone qui sont loin d'offrir le même gain. Une paire de roues, si tu gagnes 10W, ce sera le bout du monde. Avec un capteur et des entraînements précis et bien menés, ce sont 30 à 40W que l'on peut "facilement" aller chercher.
C'est d'ailleurs le choix de Thibaut Pinot en junior. Avec ses primes, plutôt que des roues carbone, il s'était offert un capteur de puissance.
Tu parles d'entraînements bien programmés, c'est justement ce que l'on fait avec un capteur. C'est nettement plus précis que la fréquence cardiaque. On arrive encore à optimiser la performance, même sur un coureur qui s'entraîne déjà bien mais avec pour seule indication la fréquence cardiaque.
Pour avoir testé, on se fait nettement plus mal avec le capteur qu'avec un simple cardio. Et non, ce n'est pas réservé aux pros. De nombreux cyclosportifs l'utilisent. Soit pour accroître leurs perfs intrinsèques, soit pour garder les mêmes perfs mais en roulant moins.
Philippe974 mercredi 28 octobre 2015, 03:40
Bonjour Guillaume. Merci pour cette bonne analyse. Avez vous des retours sur le inpower de rotor. Je possède déjà un pédalier de cette marque et le changement d'une seule manivelle permet d'avoir un capteur il me semble assez abordable. Avez vous quelques infos sur sa qualité et sa précision sur les données de puissance obtenues. Merci pour votre travail.
Guillaume [Matos Vélo] mercredi 28 octobre 2015, 06:47
Bonjour Philippe974, non, aucun retour factuel sur le InPower.
David ACB mercredi 28 octobre 2015, 07:36
Bonjour à tous,
D'abord merci Guillaume pour ce sujet qui pour ma part reste passionnant. Je profite du fait qu'il a été abordé 2 sujets pour poser quelques questions qui m'intéressent au plus haut point :
- tout d'abord a été mentionné le power2max qui ne semble pas figurer dans les capteurs fiables; j'en possède un que j'ai acheté il y a 1 an suite à quelques tests qui me semblaient corrects à son sujet, depuis je n'ai pas vu d'autres sujets, quand est il de ce capteur? mon retour d'expérience sur an me laisse dire qu'il s'agit d'un capteur "stable" dans le sens où la répétabilité niveau puissance pour un même effort semble au RDV,
- ma seconde question porte sur la différence de niveau jambe droite et gauche.
En effet ce capteur affiche une différence de 45%/35% en moyenne depuis un an; j'ai essayé de corriger avec du travail spécifique jambe gauche en force mais peu de résultats, quelqu'un aurait-il des conseils svp afin de palier à ce problème qui j'en suis sûr ne me permet pas d'atteindre mes limites..
Sportivement.
David.
Arnaud Duval mercredi 28 octobre 2015, 08:25
@David ACB
D'après ce que j'ai lu ça et là, le Power2max est un capteur fiable, à condition de posséder les derniers modèles qui ajoutent une correction en fonction de la variation de température. Si tu as acheté le tien neuf il y a un an, il a logiquement cette correction.
Son seul défaut est d'écrêter la mesure de puissance : les pics sur 5~10 secondes ont tendance à être lissés. Ça peut être problématique pour le sprinter qui souhaite s’entrainer dans cette filière spécifique.
Pour la répartition 45%/35%, c'est une faute de frappe ? Je suppose que c’est 45%/55% ?
alban mercredi 28 octobre 2015, 09:32
Le SRM est bien certifié < 1% et c'est largement justifié...moi je dirais plutôt 0.5 % voir moins de par la quantité de test que j'ai fait..D’ailleurs le logiciel SRMwin permet d'analyser des tests à 0.1 watt prêt, qui d'autre peut le faire? même si ça ne prouve rien....Quand je fais mes tests en bosses à conditions égales de poids, températures, météo, matériel...etc...si je monte avec 2 watts de plus et bien je gagne 2 secondes sur ma montée de 10 min, c'est net...mais bref pour 98 % de sportifs on demande pas une telle précision mais si j''utilise des SRM dans les comparatifs c'est parce que j'ai complètement confiance dans les mesures .Depuis 2005 que j'en possède, je n'ai jamais trouvé d'incohérence dans mes entraînements ou tests en comparant les mesures avec des calculs théoriques de puissance mécanique...
Quand je parle de 15w de trop, en effet je parle en clm stabilisé et vers chez moi ça se traduit par des efforts en cote où la gestion est plus facile que du plat. Le débat est sans fin de toute façon...en fonction du budget et des attente de chacun et ça peut se comprendre que le SRM restent trop chère pour beaucoup... A l'époque des cardio on avait le même débat entre mettre 300 euros dans un polar et 50 euros dans la décathlon qui se lançait., Perso je prenais le Polar les yeux fermés parce que c'etait le seul qui était certifié à haut niveau mais aussi faisait la variabilité cardiaque RR..bref chacun à ses exigences en fonction de son budget... . Mais une chose est sur..pour moi les solutions capteur de puissance sur une jambe ne tiendront jamais la route même si c'est précis à 1%. La répartition G/D peut changer chaque jours en fonction de sa forme, de la position assis danseuse, de la position entre différent vélos et aussi de l'intensité de l'effort! En effet d'un point de vue rendement musculaire, il évolue avec l'intensité et la répartition G/D aussi. Pour avoir testé sur bike fitting assis, entre endurance et PMA il y a des fluctuation de 3 à 4 % sur la répartition.G/D..dans mon cas et chacun est différent.
Pour le P2max S je confirme qu'il est maintenant très fiable et vu la différence de prix de l'étoile par rapport à un Stages, il y a vraiment pas photo.
Bernard mercredi 28 octobre 2015, 13:10
Bonjour Guillaume,
Pour ce test, les plateaux utilisés sont des Dual-Oval, dans les tests sur les plateaux ovales que tu as réalisé, je ne trouve aucune référance à cette marque, peux-tu me dire si il y a des différences techniques par apport aux plateaux "Rotors" ou " O'symetric "
merci d'avance
Bernard
Gabriel R. mercredi 28 octobre 2015, 16:38
@alban : toujours des soucis avec le p2m sur les pics de puissance de courte durée, comme un sprint?
Alban mercredi 28 octobre 2015, 20:16
@ garbriel: oui les purs sprinteurs ou ceux à la recherche de précisions sur les pics de puissances passeront leur chemin, pas assez rapide.
Guillaume [Matos Vélo] mercredi 28 octobre 2015, 22:23
Bernard, je suis bien embêté pour vous répondre, ne connaissant pas ces plateaux.
Dual-Oval jeudi 29 octobre 2015, 07:34
Bonjour
Je ne veux pas polluer l'article , donc je vais faire vite (pour plus vous pouvez me contacter par mail )
Les plateaux sont en double ovales un peu comme osym en moins prononcé , les prix sont très bas , je n'ai pas les mêmes frais de fonctionnement que les autres marques , rotor par exemple fait vivre le sport en sponsorisant et développe beaucoup de produit se qui a un coût ( se qui est très bien pour notre sport , sans des marques comme ça notre sport ne serait pas pareil !) , si Guillaume veut essayé pour avoir un avis je peux lui en fournir avec plaisir !
Sportivement
Nicolas
eleomne jeudi 29 octobre 2015, 10:13
Bonjour,
C'est quoi le test qui permet de dire que le SRM est juste à 1%?
Quel est le protocole, les conditions de mesures, les valeurs et le moyen étalon de mesure du couple de référence? .... aucune info sur le net.
Après y a qu'à passer les capteurs sur ce protocole d'étalonnage et fini les discutions.
Fredo971 mardi 20 juin 2017, 16:01
Bonjour à tous,
Je trouve très intéressant que la passion du vélo poussent vers des analyses scientifiques de données comme la puissance. Toutefois, cela ne s'improvise pas toujours. Un étudiant de 2 ème année d'étude scientifique vous dirait de suite que l'on observe dans le 1er tableau un offset moyen de -17 W sur la plage de mesure. Dès lors que cette correction est effectuée, les 2 capteurs présentent des résultats très proches avec un écart maximal de 3,2% (singularité car sur un seul point= point rejeté en général car considéré comme lié à la mesure et pas au capteur) et un écart moyen de 1,4% sans ce point et 1,7% avec. Je tiens à préciser que le nombre de points de mesure (6) est très insuffisant pour effectuer ce type d'étude comparative.
Le 2 ème tableau qui présente 9 points à été effectué sur une plage de puissance plus large avec 2 points supérieurs à 400w présentant les offset les plus importants ce qui entraîne une offset moyen de 22W sans conséquence pour les valeurs inférieures à 450w. Le peu de points rend toute conclusion hasardeuse pour les valeurs supérieures à 400W.