Après des mois de rumeurs, l'UCI vient enfin de publier un communiqué officiel concernant sa position sur l'utilisation des freins à disques au sein du peloton professionnel. On arrive donc quasiment au bout du tunnel.
L’Union Cycliste Internationale (UCI) et la Fédération Mondiale de l’Industrie du Sport (WFSGI) travaillent ensemble pour aboutir à une homologation de ce freinage en World Tour dès 2017.
S’exprimant à ce sujet, le Président de l’UCI Brian Cookson a déclaré : « Bien que les freins à disque soient utilisés depuis une dizaine d’années dans le mountain bike et deux ans dans le cyclo-cross, leur introduction dans le cyclisme sur route doit être soigneusement étudiée, en collaboration avec tous les acteurs directement concernés, notamment les coureurs, les équipes et les fabricants. Cette démarche s’inscrit dans la volonté de l’UCI de favoriser l’innovation, afin de rendre le cyclisme encore plus attractif, pour les spectateurs, les coureurs, les pratiquants et les diffuseurs. »
Un changement de cap pour l'UCI qui s'ouvre donc un peu plus à l'innovation que par le passé, ceci afin d'attirer les plus jeunes.

Dès le mois d'août de cette année, les équipes World Tour pourront procéder à deux essais sur deux courses de leur choix.
En 2016, les tests se poursuivront afin de valider l'utilisation ou non de ce système de freinage. Si les essais se révèlent bons, les freins à disques seront fonc définitivement homologués pour la saison 2017 sur toutes les courses World Tour, puis enfin de les autoriser à tous les autres échelons.
« Les industriels du secteur sont ravis de cette annonce et remercient l’UCI pour sa collaboration très positive, a pour sa part affirmé le Secrétaire Général de la WFSGI Robbert de Kock. Cette décision stimulera l’innovation et offrira de nouvelles opportunités à l’industrie du cycle ainsi qu’un gain de performance aux coureurs. Il faudra encore procéder à quelques ajustements au niveau de la procédure, mais nous sommes très heureux d’être finalement parvenus à cette décision. Les points en suspens comme l’assistance technique neutre en course ou le protocole entre l’UCI et les équipes seront abordés prochainement. »
Stéphane jeudi 16 avril 2015, 09:01
Je peux comprendre l'avantage de freiner sous la pluie avec des disques, surtout avec des jantes carbone.
Mais j'ai aussi (surtout!!) l'impression que l'industrie se frotte les mains, elle va pouvoir vendre des tonnes de plaquettes...
Je suis peut-être médisant.
mica jeudi 16 avril 2015, 10:52
je pense qu'on revient toujours au même point sous la pluie c'est clair que ca a l'air d'être un sacré avantage.
l'autre jour j'ai fait du vélo sous un déluge, les freins ne répondent pratiquement pas.
c'est la que le mot anticipation veut dire tout son sens.
Arnaud Duval jeudi 16 avril 2015, 11:18
Ce qui est marrant avec ce choix de faire ça dès août, c'est que ça conforte l'impression que j'ai que pour la plupart des acteurs du monde cycliste, la saison est finie après le tour de France.
En effet, la Vuelta fait généralement office de session de rattrapage pour ceux qui ont foiré leur saison, la plupart des transferts sont annoncés et beaucoup sont déjà tournés vers la saison suivante, le championnat du monde n'intéresse réellement que 4 ou 5 coureurs... Et maintenant, on se sert de cette dernière partie de saison pour faire des "essais", preuve s'il en est que beaucoup considèrent qu'il n'y a plus d'enjeu véritable.
Lolo vendredi 17 avril 2015, 18:08
Certes, mais ceci est un autre débat !
FBTR vendredi 15 mai 2015, 09:42
C'est encore L'UCI qui décide ... toutes innovations !