Présentation

Comme toujours, plutôt que de revenir en détails sur la présentation technique, je vous laisse relire la présentation du Tarmac SL 9 ici.

Le modèle que j'avais à l'essai était donc celui qui chapeaute la gamme, le S-Works Tarmac SL9 AXS équipé de la transmission SRAM Red AXS sur laquelle je ne reviens pas tant elle est connue. Cassette 10-36 et plateaux 50/37, des développements tout à fait cohérents avec le positionnement du vélo.

Côté périphériques, on a droit au cockpit Roval Rapide et pour les roues, les Roval Rapide CLX III, le vélo affichant ainsi 6.6 kg sur la balance sans les pédales. Cadre et fourches utilisent le carbone FACT 12r, la fibre la plus aboutie de la marque.

Côté pneus, des Turbo Cotton TLR, les tous derniers modèles inaugurés par la marque, en 30mm de section.

Sur la route

Dès les premiers coups de pédale, je retrouve des sensations très proches de celles du SL8. Bien sûr, impossible de vérifier le fait que ce modèle soit 4 watts plus efficient.... tous ceux qui ont un capteur de puissance savent qu'il est impossible d'avoir une telle précision en roulant.

La géométrie identique se traduit par un comportement similaire au poste de pilotage, que ce soit pour engager le vélo dans un virage ou pour se dresser en danseuse. Il faut monter en rythme pour percevoir une réelle différence, moins en termes de rendement pur qu'en matière de stabilité. Côté comportement, c'est du même acabit. La rigidité au niveau de la douille de direction a été légèrement revue à la hausse. Pas de quoi le rendre intolérant, mais en revanche, cela lui permet d'être encore plus vif et précis dans les trajectoires en descente, plus stable à hautes vitesses. Le Tarmac SL 8 était déjà une réussite sur ce plan, la version SL 9 améliore encore un peu cette précision et la facilité à le placer.

Cette rigidité accrue de l'avant demande une coordination un peu plus fine en danseuse dans les forts pourcentages, d'autant que Specialized a fait évoluer la longueur des manivelles sur les trois premières tailles de cadre, désormais livrées en 165 mm.

C'est un point à vérifier avec son revendeur avant l'achat. Sur le plat comme en montée, le rendement du vélo m'a paru excellent, sans jamais donner l'impression d'être freiné ou contraint, que ce soit face au vent ou dans les roues d'un groupe. Le confort reste satisfaisant pour un vélo de ce calibre, sans vibration parasite ni dureté excessive, le cadre transmettant les informations nécessaires sur le revêtement sans secouer inutilement son utilisateur.

Sur ce point, avoir monté des pneus Turbo Cotton de 30 mm est sans aucun doute une excellente idée.

Bilan

Au terme de cet essai, le Tarmac SL9 ne bouleverse pas les repères posés par son prédécesseur, et cela semble volontaire de la part de Specialized, qui a préféré affiner chaque détail plutôt que de réinventer une plateforme déjà largement plébiscitée. Les évolutions les plus perceptibles concernent la stabilité à haute vitesse et la sérénité procurée dans les phases rapides, tandis que l'équilibre entre rendement, légèreté, rigidité et confort qui a fait le succès du SL8 reste intact.

Côté tarif, le montage S-Works testé s'affiche à 13 999 euros, un prix identique à celui du SL8 malgré les évolutions apportées, le cadre seul étant proposé à 5 799 euros. Face à la concurrence directe, ce positionnement reste cohérent.

Le Tarmac SL9 se positionne donc parmi les vélos haut de gamme les plus accessibles de sa catégorie, sans hausse de tarif par rapport au SL8, ce qui en fait une option cohérente pour qui recherche un vélo de route polyvalent taillé pour la compétition, sans pour autant représenter une rupture technologique majeure par rapport à son prédécesseur.

Crédit photos : Etienne Shoeman.