Pour rédiger cet article, j'ai interrogé plusieurs acteurs de l'industrie cycliste, ainsi qu'un économiste pour avoir au moins une idée de ce qui pourrait advenir même si, malheureusement, les choses restent très floues.
Un choc économique global, pas seulement énergétique
Le détroit d’Ormuz est l’une des artères les plus critiques du commerce international. Près de 20 % du pétrole mondial et une part significative du gaz naturel liquéfié transitent par ce point de passage. Sa perturbation ne fait pas que renchérir l’énergie, elle désorganise l’ensemble des flux commerciaux qui en dépendent, directement ou indirectement.
- Transport aérien et maritime : surcoûts directs, report sur les consommateurs
- Industrie mondiale : renchérissement des matières premières et de l’énergie de production
- Agriculture et agroalimentaire : engrais, coûts logistiques
- Électronique et semi-conducteurs : composants fabriqués en Asie, acheminement perturbé
- BTP et matériaux de construction : acier, aluminium, plastiques, tous dépendants du pétrole
- Pharmacie et chimie fine : matières premières pétrochimiques en tension
- Automobile : composants sourcés en Asie, chaînes d’assemblage désorganisées
Le marché du vélo : une crise dans la crise
Le secteur du cycle arrive dans cette tempête dans un état déjà fragilisé. Depuis 2022, le marché du vélo traverse une crise profonde, très différente de celle qui s’annonce.
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Crise 2022–2025 |
Crise Ormuz 2026+ |
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Cause principale |
Sur-stocks post-Covid, effondrement de la demande |
Choc d’offre : coûts de production et logistique en hausse |
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Direction des prix |
Baisse (déstockage massif) |
Hausse (renchérissement des intrants) |
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Impact sur la demande |
Demande effondrée après le boom Covid |
Demande potentiellement soutenue (report de l’auto) |
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Problème central |
Trop de vélos, pas assez d’acheteurs |
Vélos plus chers, acheteurs aux budgets contraints |
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Marges distributeurs |
Ecrasées par le déstockage |
Ecrasées par la hausse des couts fournisseurs |
La différence est fondamentale : la crise 2022–2025 était une crise de la demande. La crise d'Ormuz sera une crise de l’offre. Les deux peuvent se combiner, aggravant les tensions sur les marges et les prix.
Le vélo n’est pas une industrie à part. Il est intégré au système mondial de production et de transport, avec une dépendance forte à l’Asie.
Hypothèses de base
L’analyse repose sur trois variables clés, auxquelles la crise actuelle en impose deux supplémentaires.
Variables initiales
- Le prix du pétrole, déjà sous forte pression
- La fluidité du transport maritime mondial
- Le pouvoir d’achat des consommateurs européens
Variables ajoutées par la crise d’Ormuz
- Le prix du gaz naturel en Europe : directement bloqué derrière Ormuz sans alternative logistique rapide, il impacte les coûts de fabrication industrielle, y compris pour les composants vélo produits en Europe
- Les primes d’assurance maritime : depuis mi-février, les compagnies ont classé la zone en risque de guerre, renchérissant chaque expédition même en cas de réouverture partielle
Situation actuelle (mars 2026) : déjà dans le scénario rouge
En mars 2026, on ne se prépare plus au pire, on est dedans. Le scénario qu’on qualifiait de crise majeure il y a quelques semaines est désormais la situation de départ.
- Trafic maritime dans le Golfe : −95 % par rapport au rythme normal (1er–21 mars 2026) — baisse confirmée à −97 % entre le 27 février et le 8 mars ; avant le conflit, 110 navires transitaient par jour selon Lloyd’s List, contre moins de 10 par jour en mars
- Brent : autour de 100–120 $, après un pic à 120 $ le 9 mars. Selon Olivier Blanchard (FMI), le scénario central qui s’impose est celui de prix durablement élevés vers 150–200 $ à moyen terme. Le FMI estime que chaque hausse de 10 % du prix du pétrole entraîne une hausse de 40 points de base de l’inflation mondiale et une contraction de 0,1 à 0,2 % de la production mondiale
- L'agence de presse iranienne Fars a annoncé le 26 mars que le Parlement iranien travaillait à l'élaboration d'une loi pour imposer une taxe aux navires souhaitant transiter par le détroit d'Ormuz, pouvant être finalisée dès la semaine suivante. Autrement dit, l'Iran ne "rouvre" pas le détroit, il le monétise et le légalise comme levier de souveraineté. Plusieurs navires auraient déjà payé jusqu'à 2 millions de dollars pour un passage sécurisé.
- Réouverture partielle annoncée le 24 mars : Téhéran a notifié l'Organisation maritime internationale qu'il autorisait les “navires non hostiles” à transiter — en pratique, des bâtiments commerciaux de pays tiers (Chine, Inde, Pakistan, Turquie…), via un couloir étroit près de l'île de Larak sous contrôle des Gardiens de la Révolution. Les navires liés aux États-Unis et à Israël restent exclus. Cosco a repris les réservations de conteneurs vers le Golfe dès le 25 mars
- Primes d'assurance maritimes : avant le conflit, les tarifs s'établissaient entre 0,15 % et 0,25 % de la valeur de la coque par semaine. Depuis le 28 février, certains devis atteignent 5 % à 10 % — soit plusieurs millions d'euros par transit de supertanker. Les primes pour les navires coréens ont été multipliées par 40. Environ 2 000 navires restent bloqués dans le Golfe persique, représentant quelque 20 000 marins
- Bilan humanitaire et réponse occidentale : au moins 20 navires civils attaqués entre le 1er et le 22 mars (UKMTO), 7 marins tués et 5 disparus (OMI). La France et ses partenaires du G7 préparent une mission d'escorte défensive pour après la fin de la phase chaude du conflit. Plus de 20 pays ont signé une déclaration appelant à la liberté de navigation
- Risque combiné Ormuz + mer Rouge (Houthis, alliés de l’Iran) : si les deux axes sont perturbés simultanément, les navires sont détournés par le cap de Bonne-Espérance, allongeant les délais de 15 à 20 jours et induisant des surcoûts de plusieurs centaines de milliers d’euros par voyage
C’est dans ce contexte qu’il faut lire les trois scénarios suivants.
Les trois scénarios
Scénario 1 — Désescalade rapide (optimiste)
Probabilité estimée : 20–25 %
Un assouplissement se confirme. Le trafic reprend progressivement d’ici deux à trois mois. Ce scénario correspond à une sortie de crise, pas à la situation de départ de l’analyse initiale.
Effets macroéconomiques
- Pétrole redescend vers 80–95 $ à l’horizon 6 mois
- Transport maritime encore coûteux mais fonctionnel
- Inflation contenue, pouvoir d’achat préservé
Impact sur les prix vélo
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Segment |
Fourchette de hausse |
Commentaire |
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Vélos classiques |
+5 à +10 % |
Proche du contexte post-Covid |
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VAE |
+5 à +12 % |
Pression résiduelle sur batteries et électronique |
Même dans ce scénario favorable, les hausses de prix apparaîtront chez les revendeurs au plus tôt à l’été 2026 : il faut compter 3 à 6 mois de décalage entre les chocs logistiques actuels et leur répercussion sur les prix distributeurs.
Scénario 2 — Tensions durables (réaliste)
Probabilité estimée : 45–50 %
La réouverture partielle du 24 mars reste fragile et sélective. Le détroit fonctionne au ralenti avec des interruptions régulières. La situation se stabilise sans vraiment se résoudre sur l’horizon de 12 mois.
Effets macroéconomiques
- Pétrole entre 100 et 130 $, avec des pics à 140–150 $ lors des tensions ponctuelles
- Transport maritime chaotique et très cher, aggravé par les primes d’assurance risque de guerre
- Inflation persistante en Europe, consommation sous pression
- Hausse du prix du gaz européen, impactant les coûts de production industrielle
Impact sur les prix vélo
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Segment |
Fourchette de hausse |
Commentaire |
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Vélos classiques |
+10 à +20 % |
Matières premières + logistique + énergie |
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VAE |
+15 à +25 % |
Double exposition : batteries + électronique |
Pourquoi les VAE prennent plus cher
- Les batteries lithium-ion sont très énergivores à produire : la hausse du prix de l’énergie frappe directement leur coût de fabrication
- Les composants électroniques dépendent massivement du transport maritime asiatique, perturbé à la fois par Ormuz et par la mer Rouge
Effets sur la structure du marché
- Marché de l’occasion en forte hausse
- Entrée de gamme tirée vers le haut
- Haut de gamme en recul relatif : report d’achat, arbitrages budgétaires
Scénario 3 — Blocage prolongé (crise majeure)
Probabilité estimée : 25–30 % — scénario le plus proche de la situation actuelle
L’assouplissement du 24 mars échoue ou se renverse. Le détroit reste fermé ou impraticable durablement. La combinaison Ormuz + mer Rouge oblige les armateurs à contourner l’Afrique, rendant structurelle la désorganisation des supply chains mondiales.
Effets macroéconomiques
- Pétrole durablement entre 150 et 200 $ le baril, ce qui constitue désormais le plancher du scénario pessimiste, pas le plafond
- Transport maritime désorganisé à l’échelle mondiale
- Récession globale possible, choc sur le pouvoir d’achat
- Pénurie de gaz en Europe avec effets de cascade industrielle
Impact sur les prix vélo
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Segment |
Fourchette de hausse |
Commentaire |
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Vélos classiques |
+20 à +35 % |
Rupture de supply chain, délais de plusieurs mois |
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VAE |
+30 à +55 % |
Pénurie possible sur certains composants clés |
Conséquences concrètes pour le marché
- Pénuries effectives sur certains modèles
- Délais de livraison de plusieurs mois
- Certains modèles de VAE temporairement indisponibles
- Repositionnement forcé de l’industrie : sourcing alternatif (Asie du Sud, Europe de l’Est)
L’angle mort de la crise : les pièces détachées
La discussion sur les prix du vélo porte généralement sur les vélos complets. Mais la crise d’Ormuz pourrait frapper encore plus durement le marché des pièces détachées et des composants, un segment qui touche directement tous les cyclistes, y compris ceux qui n’ont pas prévu d’acheter un vélo neuf.
Une dépendance quasi-totale à l’Asie
La grande majorité des composants vendus en Europe sont fabriqués en Asie, principalement à Taïwan, en Chine continentale et au Japon. Cette géographie de production vaut pour quasiment toute la chaîne :
- Cadres et fourches : Taïwan et Chine concentrent plus de 80 % de la production mondiale de cadres carbone et aluminium
- Transmissions (dérailleurs, pédaliers, cassettes, chaînes) : Shimano (Japon/Singapour), SRAM (Chine/Taïwan), Campagnolo (Italie, mais composants sourcés en Asie)
- Roues et jantes : principalement Taïwan et Chine pour les jantes carbone haut de gamme comme pour les roues aluminium d’entrée de gamme
- Freins hydrauliques : composants principalement taïwanais et japonais
- Guidons, tiges de selle, potences : Taïwan en très large majorité
- Pneumatiques : Continental (Allemagne) et Michelin (France) fabriquent en partie en Europe, mais de nombreuses marques sous-traitent en Asie (dont Michelin, Continental).
- Batteries et moteurs VAE : Bosch produit en Europe, mais Shimano Steps et Brose sont fortement dépendants de composants asiatiques, et les marques chinoises (Bafang, etc.) sont intégralement exposées
Des flux entièrement dépendants des routes maritimes perturbées
Toute cette production transite par les grandes routes maritimes du Pacifique et de l’océan Indien, précisément les routes qui croisent ou sont affectées par la crise d’Ormuz et les tensions en mer Rouge. Un blocage prolongé ne signifie pas seulement qu’on ne peut pas acheter un vélo neuf : il signifie que les ateliers et les distributeurs ne peuvent plus se réapprovisionner en pièces courantes.
Les conséquences concrètes pour les cyclistes et les ateliers
- Ruptures de stock sur les groupes Shimano et SRAM : les modèles les plus vendus (105, GRX, Rival, Apex) sont les premiers concernés
- Hausse des prix des composants avant même celle des vélos complets : le renchérissement logistique frappe d’abord les imports de pièces détachées, moins protégés par des contrats long terme que les vélos complets
- Ateliers en tension : un dérailleur arrière cassé, une cassette usée ou une chambre à air spécifique peuvent devenir des problèmes d’approvisionnement réels
- Allongement des délais de SAV : les garanties et réparations sous garantie dépendent elles aussi des stocks de pièces
- Revalorisation du parc existant : les vélos d’occasion bien entretenus et les composants d’occasion de qualité (Ultegra, XTR, Force, Red) vont voir leur côte grimper fortement
Un marché du reconditionnement en plein essor
Ce contexte accentue une tendance déjà à l’œuvre avant la crise : la revalorisation de l’entretien et du reconditionnement. Un vélo révisé, avec des composants en bon état, devient un actif rare. Les ateliers spécialisés dans la remise en état et les vendeurs de pièces d’occasion de qualité sont les premiers bénéficiaires de cette dynamique.
À retenir : la prochaine pénurie dans le vélo ne sera peut-être pas d’abord sur les vélos neufs en vitrine — elle sera sur les pièces permettant de faire rouler les vélos déjà en circulation. C’est là que la crise d’Ormuz va se faire sentir le plus concrètement pour le plus grand nombre
Le paradoxe de la demande
Quel que soit le scénario, la demande de vélos peut augmenter, y compris dans le pire des cas. Ce paradoxe apparent s’explique par un mécanisme simple :
- L’essence trop chère pousse les ménages vers des modes de transport alternatifs
- La mobilité contrainte renforce le besoin de solutions de déplacement autonomes
- La mobilité douce devient stratégique, pas seulement désirable
Mais cette demande en hausse ne se traduit pas par une montée en gamme. Au contraire, on observe un report vers :
- L’occasion
- La réparation et l’entretien
- Le vélo musculaire face aux VAE devenus trop chers
Le vélo ne disparaît pas. Il se démocratise par le bas et devient simultanément plus cher à produire et plus demandé par des acheteurs au budget contraint. C’est une pression sur les marges des acteurs du secteur, pas une opportunité de croissance.
Lecture stratégique sur 12 mois
Court terme : 0 à 6 mois
- Hausses de prix rapides sur le neuf, répercutant les chocs logistiques de février-mars 2026
- Premières ruptures de stock sur les composants et pièces détachées
- Premières hausses visibles chez les distributeurs à partir de l’été 2026
- Écoulement accéléré des stocks existants aux tarifs encore pré-crise
Moyen terme : 6 à 12 mois
- Adaptation progressive des industriels : sourcing alternatif, renégociation de contrats
- Repositionnement des gammes, notamment sur les VAE d’entrée et milieu de gamme
- Consolidation du marché de l’occasion et du reconditionnement comme alternatives durables
- Pression sur les marges des distributeurs, pris en étau entre coûts fournisseurs et résistance des consommateurs
- Essor des ateliers de réparation et des fournisseurs de pièces d’occasion
Conclusion
Le vélo ne disparaît pas avec la crise, mais la crise d’Ormuz le rend plus cher, plus rare, et plus stratégique simultanément. Et cette hausse ne concerne pas que les vélos neufs en vitrine : elle touche aussi les pièces détachées, les composants de remplacement, et la capacité même des ateliers à maintenir les vélos en circulation.
La fenêtre de décision pour les acheteurs et les distributeurs est aujourd’hui. Les prix actuels reflètent encore partiellement la réalité pré-crise : les stocks constitués avant mars 2026 seront écoulés aux tarifs 2025 pendant quelques semaines encore. La répercussion sur les prix distributeurs, vélos complets comme pièces détachées, interviendra majoritairement à partir de l’été 2026.




Chambon samedi 28 mars 2026, 17:49
Désolé j’aime bien votre site vous faites un travail utile et admirable mais je suis obligé d’écrire que là on encule les mouches ( expression de notre directeur général du CHRU de Saint Etienne dans les années quatre-vingt) le secteur vélo est en crise mais bande de singe performant c’est notre civilisation spéciste qui est en crise le vélo se porte à merveille je viens de m’en acheter deux en remplacement, c’est le système économique qui ne sert qu’à transformer de la nature en déchets qui est en crise, j’ai jamais vu autant de pratiquants sur un vélo de ma vie…
Régis samedi 28 mars 2026, 20:36
Ça sent l'article à la sauce IA malheureusement
Fabher dimanche 29 mars 2026, 07:59
Bonjour,
Toute crise est prétexte, et quelque soit le domaine, à augmenter les prix! Le vélo ne va pas y échapper!
Sauf qu’en ce moment, un grand nombre de magasins de vélos ferment, où sont en train de fermer. Lepage, En selle Marcel à Lyon ont fermés leurs commerces. Blain a également fermé un de ses magasins!
Il suffit de voir les promotions accordées en ce moment, du fait de la nouvelle collection qui arrive.
Il y a un phénomène inquiétant pour les grandes marques, c’est l’arrivée des marques chinoises avec des prix imbattables! Comme l’arrivée des voitures électriques!
Qu’ils augmentent, c’est parfait!
Cdt
FH
pat60 dimanche 29 mars 2026, 09:18
bonjour
je ne comprend plus rien,on nous parle de super stocks et de super remise, ou sont elles?
et maintenant une augmentation des prix, comme ca ils vont pouvoir augmenter les prix de leur stocks
Garib dimanche 29 mars 2026, 09:19
Bonne exemple de 'reflexion' par I.A. C'est dense , apparemment cohérent mais au final la réalité sera plus simple et différente. Déjà pour qu'il y ait pénurie des matériels il faudrait une demande soutenue, ce qui est loin d'être le cas. Par ailleurs les producteurs asiatiques savent adapter leur mode de transport et de stockage y compris en.multipliant leurs entrepôts en Europe. Pour mémoire il y a 6 mois on avait les mêmes hypothèses catastrophiques avec les droits de douane de Trump...à l'arrivée ce sont les consommateurs US qui ont vu les prix flamber...en Europe pas d'impact perceptible. Peut être que les utilisateurs de VAE post covid vont les ressortir du garage, ? Peut être nécessiteront ils une "révision " ? Peut être un petit coup de boost côté atelier ?
Eric dimanche 29 mars 2026, 10:31
Matosvélo à fond dans l'analyse et la génération d'articles par IA.
Tdf26 dimanche 29 mars 2026, 11:03
Ca sent liA mais...globalement on est a 14 fois plus econoque le diesel....donc en 12 mois a reflechir pour aller o boulot , ta perdu 15piges de neutralité carbone...
mica dimanche 29 mars 2026, 11:10
dans 5 ans à ce rythme un velo de moyenne gamme coutera 12000€
Dogma forever dimanche 29 mars 2026, 15:06
Stagflation ... ce mélange toxique de croissance atone, de chômage en hausse et d'inflation persistante !
bonzi dimanche 29 mars 2026, 17:24
Comment vendre encore moins de vélos : augmenter les prix ! la bonne blague
Soulier lundi 30 mars 2026, 08:35
Je lis Matos Vélo pour ne pas penser à l’actualité, mais elle nous rattrape, c’est triste en un certain sens, car je m’en fiche bien de mon nouveau vélo quand je pense à ceux qui sont sous les bombes.
Sinon, l’article est intéressant, néanmoins je rejoins les commentaires sur l’IA, point trop n’en faut, sinon on risque de se détourner de la newsletter.
smog lundi 30 mars 2026, 09:22
@Garib : qui a dit que ce seraient les consommateurs européens, ici français, qui subiraient le plus les droits de douane ?
Ce sont les producteurs, pas les consommateurs : depuis le début il est évident que le citoyen américain serait le plus impacté.
smog lundi 30 mars 2026, 09:31
Comme toujours, c'est un mal pour un bien, surtout un mal parce que les acteurs ne chercheront qu'à limiter les pertes sans revoir leur "logiciel". L'ultra-capitalisme, les profits à outrance pour les investisseur, qui font que seul le court terme est envisageable, voilà l'éternel problème.
Au consommateur de ne pas oublier que ce marché, comme beaucoup d'autres, est basé sur l'offre et la demande.
Le "bien" (terme mal choisi vu que certains paient de leur vie ou de leur situation déjà précaire le prix de ces guerres), c'est que petit à petit un ordre plus cohérent DEVRA s'établir sans quoi d'autres pans entiers se casseront la figure.
Une remarque par rapport à la production chinoise : c'est sans doute le danger majeur pour beaucoup de fabricants historiques, mais ceux-ci produisent majoritairement dans les mêmes conditions que les marques chinoises. Les vélos à 12000 euros ne sont pas forcément faits sur le vieux continent ou aux États-Unis, loin de là. Leur survie sera liée à leur choix d'accepter des marges moins élevées. J'ose espérer qu'il y aura réaction, mais j'en doute comme je le dis plus haut.
Nonaud lundi 30 mars 2026, 09:49
Il y a une coquille concernant les lieux de fabrication de pneus : sauf erreur de ma part Michelin ne produit plus en France depuis une bonne dizaine d'année et a délocalisé sa production en Asie du Sud-Est. A l'inverse, Pirelli produit certaines références en Europe (en Italie) toute comme Hutchinson (en France).
jacfon lundi 30 mars 2026, 10:47
je ne vois pas l'intérêt ici d'un si long article sur le problème. un paragraphe aurait suffit. les chaines d'infos s'en chargent à longueur de journée.
par ailleurs, Matos Vélo fait, je trouve, la part trop belle aux communiqués (très/trop long) des marques avec une tendance à ne parler que du haut de gamme et cède à la facilité.
j'ai l'impression qu'il y a de moins de test et d'essai, notamment de matos abordable au plus grand nombre. le salaire moyen n'est pas à 5k€/mois :-)
pour ma part, acheter des vélos au prix d'une moto, et des accessoires vendu à 10 fois leur prix de production final me parait lunaire (pour rester poli). j'ai suivi ce site depuis qu'il existe et je m'en éloigne petit à petit...
grichka lundi 30 mars 2026, 11:27
@Jacfon : Guillaume n'a pas les moyens d'acheter les produits pour les essayer. Il reste "tributaire" de ce que lui mettent à disposition les fabricants. Et naturellement, ils mettent à disposition le haut de gamme pour l'image et le savoir faire.
Et contrairement à ce que tu pense, même si le consommateur déplore des tarifs élevés, ils achètent souvent ce qui qui est cher et haut de gamme.
Il y a quelques années le commercial d'une grande marque italienne disait que 80% des ventes se font sur le haut de gamme.
Plus récemment, un vélociste exprimait son étonnement sur la fait qu'il y ai autant de vente sur des vélos à plus de 10000€, même une quasi majorité.
Et puis le consommateur peut décider aussi. Au lieu de céder à la transmission électronique, qu'il monte un mécanique. Cea fonctionne parfaitement, et c'est beaucoup moins cher
Guillaume [Matos Vélo] lundi 30 mars 2026, 11:48
jacfon, comme l'indique grichka, je vais fait au mieux pour tester aussi des vélos plus abordables. Mais quand les marques n'en ont pas de dispo en parc presse, je ne peux pas l'inventer.
Il y a moins d'un mois, j'ai testé le groupe SRAM Rival. Côté communiqués, j'essaie de tous les traiter. Récemment, le casque BBB Karma MIPS à 179 €, le CAAD 14 qui débute à 2499 €, le Shimano Tiagra, ...
Et malheureusement, pour le moment, ce sont les vélos haut de gamme qui font vivre les marques. Les vélos à plus de 8000 € se vendent bien, ceux entre 3000 et 5000 beaucoup moins. Mais de mon côté, je fais le job du mieux que je peux mais oui, les parcs presse sont souvent fais de vélos haut de gamme, surtout lors des lancements. Arriver ensuite à tester du milieu de gamme, c'est plus compliqué.
Marc lundi 30 mars 2026, 12:14
jacfon/ c'est pas faux. Peut-être que les jeunes (moins de 30 ans) ou les gens fortunés ne se rendent pas compte des prix exorbitants du cyclisme aujourd'hui. On trouve normal, par exemple, d'acheter un compteur à 600€ alors qu'un compteur à 30€ nous suffisait. Un pneu à 100€ et alors? Une selle 400€, oui mais en 3D! Des feux arrières à 300€, le mien vaut 20€, ah oui je n'ai pas de radars… à l'époque on n'avait même pas de feu, à quand le rétroviseur comme certains cyclotouristes?
Je ne suis pas contre le progrès, mais il y a des limites, d'accord pour les freins à disques, surtout si on est un peu lourd et qu'on roule sous la pluie, mais les vitesses électriques, aucun intérêt, plus cher, plus lourd, plus d'entretien, plus de problèmes, c'est quand même pas compliqué de donner un petit coup de doigt pour changer de vitesses, non? Et que dire des pneus route qui monte à 32mm et de la mode des "sans gants", une aberration! Ce serait bien d'ailleurs d'avoir une enquête sur les cyclistes qui sont tombés sans porter de gants, juste pour avoir une idée.
Et effectivement, moi qui suis ancien motard, j'hésite à acheter une moto KTM 390 bien moins chère qu'un vélo (6400€).
Et je ne parle même pas de la mode du gravel, on n'entend plus que ça maintenant et à des prix stratosphériques, alors qu'un VTT est bien moins cher, oui je sais, l'usage est un peu différent.
Et moi aussi, je ne lis plus certains articles de MatosVélo ou alors vite fait en diagonale, c'est un signe, moi qui dévorait chaque ligne de ce site.
Bref, bien qu'ayant été champion régional, je ne me reconnais plus dans le cyclisme d'aujourd'hui.
Certains diront que j'ai vieilli, sans doute oui, mais je continue à rouler et à me faire plaisir, environ 8000km par an, c'est l'essentiel.
PS: peut-être que mes propos vont choquer certains d'entre vous, mais j'espère qu'ils feront aussi réfléchir, et petite note d'optimisme, il vaut mieux rouler même sur un vélo à 15.000€ plutôt que de se vautrer sur son canapé devant la TV ou de fréquenter les bars avec les petits joints.
grichka lundi 30 mars 2026, 13:30
Pour ma part, je n'achète pas des pneus à 100€. Et pourtant je n'ai pas des entrées de gamme. J'attends les promos régulières sur les pneus et j'en profite. Et j'ai remarqué un autre avantage. Le fait d'anticiper l'achat de pneus, de les stocker parfois 2 ans fait que la gomme vieilli un peu et que je crève moins.
Car oui, la gomme ne doit pas être trop fraiche, et aujourd'hui avec le flux tendu, à peine fabriqué, aussitôt vendu
Le anciens, oui, je sais, cela fait un peu vieux combattant, se souviendront qu'à l'époque où le boyau représentait 95% des montes, qu'on les stockait pour les faire sécher et qu'ils soient plus performant et endurant.
czk lundi 30 mars 2026, 13:30
Sérieusement un article full IA ? J'avoue être très déçu, au delà de la qualité plus que douteuse de ce type d'article, je ne suis pas sûr que pomper de l'eau à foison apporte une réelle plus value...
Soulier lundi 30 mars 2026, 13:58
Moi je trouve ça très bien que matosvelo reprendre des communiqués. D’une part, c’est intéressant/amusant de lire la prose des marques, parfois très révélateur; d’autre part, matosvelo ne se cache pas et ne fait pas semblant d’écrire un article en reprenant servilement un communiqué comme d’autres. Enfin, il y a suffisamment d’articles éditoriaux et de tests sur le site pour faire du bon contenu. Donc j’apprécie le mix qui fait en fait un site intéressant et différent.
Marc lundi 30 mars 2026, 14:17
grichka/ c'est vrai ce que tu dis. J'ai acheté il y a moins d'un an un Aethos Pro avec une très grosse baisse de prix, vitesses électriques pas le choix, à 5500€ au lieu de 7500€. Quand j'ai demandé au détaillant si il en vendait beaucoup, il m'a répondu que non, il vendait surtout des S-Works à plus de 13.000€!!!
Moi aussi, je suis attentif aux grosses promotions. Récemment, j'ai acheté de très bons pneus Schwalbe Pro One Evolution à 36€.