Présentation
Les PIrelli Cinturato EVO TLR sont tubeless ready, compatibles avec les jantes hookless et intègrent une carcasse TechWALL+ à 60 TPI renforcée par une ceinture en nylon pour une protection contre les perforations sur l'ensemble de la bande de roulement. Le profil de la bande de roulement affiche une partie centrale lisse pour optimiser le rendement sur asphalte, tandis que les épaules sculptées promettent une meilleure accroche sur surfaces dégradées ou chemins de gravel légers.
Le composé SmartEVO AS constitue l'autre innovation majeure, avec plus de 50 % de matériaux biosourcés et recyclés, dont du caoutchouc naturel certifié FSC. Pirelli affiche clairement ses ambitions environnementales avec un logo spécifique sur le flanc.
Disponibles en coloris noir pour tous les modèles, avec des options classic en flancs marrons ou rétro en teinte crème claire pour les sections inférieures à 32 mm.
Les poids annoncés par Pirelli sont de 350 grammes pour le 28 mm, 380 grammes pour le 30 mm, 410 grammes pour le 32 mm, 450 grammes pour le 35 mm et 490 grammes pour le 40 mm. Des masses qui ne semblent pas sous-estimées puisque j'ai pour ma part pesé mes exemplaires en 32 mm à 410 grammes pièce.
Ces chiffres ne font pas de ce pneu un poids plume, mais demeurent raisonnables compte tenu des protections intégrées. Nous ne sommes pas en présence d'un pneu hyper light mais bel et bien d'un pneu endurance. Lors du lancement de ce modèle, Pirelli avait parlé de l'arrivée de sections de 45, 50 et 55 mm, mais à ce jour, ces dimensions ne sont toujours pas proposées et ont carrément disparu du site Pirelli.
Le montage sur jante s'avère relativement ardu, nécessitant parfois l'usage de démonte-pneus, mais une fois en place, le gonflage au compresseur ou à la pompe à pied ne pose aucun problème particulier. Ardu, mais tout de même nettement plus aisé que les Hutchinson Challenger qui m'avaient valu quelques démonte-pneus cassés.
Sur la route
Montés sur des jantes Zipp 353 NSW de 25 mm de largeur interne, les Pirelli Cinturato EVO TLR en section 32 mm ont été testés à des pressions de 3.5 à 4 bars et mesurent 31.8 mm en réel dans ce cas.
Dans les virages, l'accroche se montre rassurante tant sur route sèche que mouillée, avec une gomme qui inspire confiance lors des prises d'angle prononcées et sur revêtements dégradés, sans décrochage intempestif même sur des bandes blanches humides ou des portions gravillonneuses légères.
Les progrès réalisés par rapport au Cinturato Velo sont bel et bien présents, avec un grip qui reste très prévisible même lorsque l'on augmente progressivement l'angle d'inclinaison.
Les sensations de roulement restent neutres. On n'a pas le côté dynamique et léger des meilleurs pneus, forcément, 410 grammes sur chaque roue, ça commence à faire, mais on n'a pas pour autant le sentiment d'avoir un pneu collé sur le bitume comme certains modèles hiver.
Sur chemins compacts, ils maintiennent une trajectoire stable, permettant d'aborder des secteurs non bitumés sans changer de monture. Avec une section de 32 mm, il ne faudra pas non plus tenter le diable côté "sorties de route", mais la solidité du Cinturato EVO TLR permet d'aisément emprunter des chemins secs et compacts.
Il trouve logiquement ses limites dès que le terrain devient vraiment meuble ou boueux.
Le filtrage des vibrations se montre remarquable, particulièrement appréciable sur les routes secondaires ou les revêtements dégradés qui constituent le terrain de jeu naturel de ces pneumatiques. Si certains pneus endurance se montrent très raides, ce n'est pas le cas ici, Pirelli a su conserver un ensemble plutôt souple.
Côté résistance à la crevaison, la carcasse renforcée a tenu bon face aux débris routiers et aux silex rencontrés durant l'hiver, sans aucune perforation ni même de coupures malgré des sorties pluvieuses et des passages sur pistes caillouteuses.
Après plus de 2000 kilomètres, principalement sur routes mixtes avec 10 % de gravel light, l'usure de la bande de roulement reste minime, avec un profil qui conserve sa rondeur et une perte de pression négligeable sur plusieurs semaines. Inutile de regonfler entre plusieurs sorties.
Sa capacité à s'aventurer occasionnellement hors des routes goudronnées élargit sensiblement son champ d'utilisation, sans pour autant le transformer en pneu gravel pur et dur.
Bilan
Le Pirelli Cinturato EVO TLR remplit parfaitement sa mission de pneu endurance polyvalent. Il se distingue par une excellente protection contre les crevaisons, un confort de roulage appréciable sur longue distance et une adhérence rassurante dans toutes les conditions.
L'engagement environnemental de Pirelli avec sa production italienne et ses matériaux biosourcés constitue également un argument non négligeable.
À 79,90 euros l'unité ( mais que l'on trouve à un peu moins de 55 €), le positionnement tarifaire se situe légèrement au-dessus de modèles comme le Hutchinson Challenger à 65 euros mais reste inférieur aux Continental GP5000 AS TR vendus autour de 85 euros. Ce prix s'explique par la robustesse de la construction et la promesse de durabilité accrue.
Pour les cyclistes qui recherchent avant tout la fiabilité sur de longues distances, avec la possibilité de s'écarter ponctuellement du bitume sans craindre la crevaison, ce Cinturato EVO représente un choix cohérent. Ceux qui privilégient la performance pure et la légèreté se tourneront vers d'autres références de la gamme Pirelli, mais perdront en tranquillité d'esprit.

























grichka mardi 20 janvier 2026, 08:49
Bonjour, le rendement est imperceptible pour la majorité des cyclistes et n'a vraiment d'intérêt que pour les coursiers. Et en dehors des courses je pense qu'il faut privilégier la fiabilité et l'adhérence.
Par contre il semble que l'offre en 25mm est en train de se réduire, et pour le 23mm c'est encore pire :-(
pascalpi45 mardi 20 janvier 2026, 13:43
Brr le teste à 29 watts en roulement (par pneu, en 40mm). A ce niveau, cela se ressent à 30km/h. L'objectif du pneu est d'être serein sur la route
Chris mardi 20 janvier 2026, 14:47
Bonjour,
Merci pour l'article intéressant, j'ai une question, qu'elle est la marque des garde-boue? Je fais pas mal de mes trajets pour aller travailler en Gravel et ils ont l'air de bien couvrir les roues.
Merci d'avance pour la réponse.
Cordialement,
Chris
Poupou81 mardi 20 janvier 2026, 19:58
J’avais roulé en 2020/2021 sur les Cinturato vélo qui étaient top mais pour l’hiver je suis passé au Hutchinson challenger tube type à 30€ qui sont top avec aucune crevaison et ils tiennent 8000km sans problème (seul bémol la version tubetype est made in China alors que les tubeless sont fait en France, je me rattrape en ayant des blackbird tubeless sur d’autre vélos qui sont aussi pas mal. Mais clairement, je trouve que Pirelli est sous cote, il y a une énorme proportion de cyclistes qui roulent en GP 5000 (qui sont aussi bien mais pas hyper résistants aux crevaisons à mes yeux, surtout l’hiver)
Soulier mercredi 21 janvier 2026, 09:34
@chris les garde-boue sont des Zefal, il y a un modèle route et un modèle gravel. Ils sont très bien, faciles à installer/desinstaller, permettent des grosses sections sur un gravel, quand même tendance à bouger quand ça secoue un peu trop