La théorie : ça semble tenir la route
Le discours est bien rodé : plus c'est bas, mieux c'est. Certaines marques vont même jusqu'à affirmer qu'1 mm de moins = 1% de puissance en plus. Impressionnant, non ?
Le principe du stack height
La hauteur d'axe, c'est la distance entre le centre de l'axe de pédale et la surface où ton pied repose (via la cale et la semelle). Plus cette distance est faible, plus ton pied est proche du point de rotation, et théoriquement, plus le transfert de puissance serait efficace.
La théorie biomécanique : quand votre pied est éloigné de l'axe, la force que vous appliquez n'est pas parfaitement alignée avec le centre de rotation. Cela créerait un "rocking torque" (couple de bascule) qui gaspillerait de l'énergie. Plus vous rapprochez votre pied de l'axe, plus vous limitez ce phénomène.
État des preuves scientifiques : Aucune étude accessible ne valide cette théorie de manière définitive pour le cyclisme.
L'histoire du "1 mm = 1% de puissance"
La marque italienne Q36.5 a récemment lancé un système pédale-chaussure avec un stack ultra-bas en affirmant s'appuyer sur des "études biomécaniques". Problème : impossible de mettre la main sur ces études. Un journaliste de Cycling Weekly a même explicitement déclaré ne pas avoir trouvé cette recherche après avoir fouillé bases de données et revues scientifiques.
État des preuves scientifiques : L'étude citée n'est pas accessible publiquement. Elle pourrait être propriétaire ou simplement inexistante.
L'étude Shimano-AIS : le fantôme
Sur les forums Weight Weenies, on trouve mention d'une étude menée par Shimano et l'Australian Institute of Sport (AIS) qui aurait démontré un gain de 5 watts avec une réduction de 3,5 mm de stack height. L'info circule, elle est répétée, citée...
Mais personne n'a jamais fourni le lien vers cette étude. Pas de publication, pas de données brutes, pas de méthodologie accessible.
État des preuves scientifiques : Étude mentionnée mais introuvable. Impossible de vérifier la méthodologie, les conditions de test, ou même si elle existe vraiment.
Ce que dit (vraiment) la recherche scientifique
Sur la rigidité des semelles
Une étude de 2020 publiée dans Footwear Science a examiné l'effet des chaussures de cyclisme rigides avec cales sur la puissance maximale lors de sprints.
Résultat : Pas d'effet significatif sur le coût métabolique lors d'efforts sous-maximaux constants (50-150W). Par contre, les chaussures rigides avec cales semblent apporter un avantage lors des sprints, comparées à des chaussures de running.
État des preuves : Étude disponible, mais elle porte sur la rigidité globale et les cales, pas spécifiquement sur le stack height.
La surface d'appui : plus large est-il toujours mieux ?
Un autre argument marketing fréquent concerne la taille de la plateforme de contact entre la pédale et la chaussure. L'idée : une surface d'appui plus large répartirait mieux les forces et améliorerait le transfert de puissance.
La théorie : Une plateforme plus grande (comme les systèmes 3 trous Look Kéo ou SPD-SL) distribue la pression sur une zone plus étendue du pied, réduisant les points de pression localisés et augmentant le confort, particulièrement sur longues distances. La rigidité accrue du contact améliorerait aussi le transfert de puissance.
Ce qui est documenté : Une revue systématique publiée dans PMC (PubMed Central) a conclu que les orthèses et modifications de l'interface pied-chaussure-pédale produisent des changements significatifs de pression et de zone de contact dans le pied, sans compromettre la performance cycliste. Les pédales avec une plus grande surface de contact améliorent effectivement le confort en réduisant les points de pression.
Plusieurs études de biomécanique confirment que les systèmes avec cale rigide et large plateforme (comme Look Kéo Blade Carbon) facilitent une distribution plus uniforme de la pression sur le pied. Des mesures objectives montrent une amélioration de l'efficacité du pédalage comparé aux systèmes moins rigides.
Mais attention : Ces études comparent généralement des systèmes très différents (chaussures rigides avec cales vs chaussures de course classiques, ou pédales plates vs clipless). Elles ne comparent pas l'impact de variations de quelques millimètres carrés de surface entre systèmes modernes.
État des preuves scientifiques : Validé pour le confort et la répartition de pression. Impact confirmé quand on compare des systèmes radicalement différents. Non démontré pour les petites différences entre systèmes haut de gamme.
J'avais pu en discuter avec un ingénieur spécialisé dans le monde du vélo, qui avait notamment conçu des pédales, lui-même m'avait indiqué n'avoir jamais pu mesurer le moindre gain de transfert de puissance avec une surface d'appui plus grande. A partir du moment où les deux surfaces de contact (pédale et semelle) sont rigides, la puissance d'un cycliste est bien trop faible pour arriver aux limites et faire fléchir une pédale !
Les témoignages anecdotiques : feeling vs. science
Sur les forums, mais aussi sur certains médias, certains cyclistes jurent avoir ressenti une différence notable en passant sur des pédales avec hauteur d'axe plus faible. Un utilisateur affirme avoir gagné presque une minute sur un contre-la-montre de 24 km en passant des Look aux Speedplay. D'autres ne remarquent aucune différence.
Certaines marques font même appel à un coureur professionnel oi ancien coureur, qui est soit sponsorisé par la marque via son équipé, soit ambassadeur, et qui péremptoirement, va apporter sa "caution" sans n'avoir aucun bagage scientifique ni même de mesure "sous la main", juste un "ça se voit à l'oeil nu que c'est plus efficace !".
Le problème avec ces témoignages ? Ils ne contrôlent aucune variable : effet placebo, amélioration de la forme, changement de position sur le vélo, différence de poids des pédales, etc.
Pour ma part, je n'ai jamais trouvé de réelles différences, tout au moins réellement mesurables, entre des pédales avec différentes hauteur d'axe, différentes surfaces d'appui ou même des gains probants avec des semelles très rigides !
Les vraies questions (sans réponses)
Si réduire le stack height était aussi efficace qu'annoncé, pourquoi :
- Les équipes World Tour ne roulent-elles pas toutes avec le système le plus bas possible ?
- Les fabricants de capteurs de puissance ne communiquent-ils pas massivement sur ce gain facile ?
- Aucune étude indépendante n'a-t-elle été publiée sur le sujet ?
Et concernant la surface d'appui :
- Si une plateforme plus large améliore vraiment le transfert de puissance, pourquoi les tests comparatifs indépendants entre Look Keo, Shimano SPD-SL et Time ne révèlent-ils jamais de différences mesurables au wattmètre ?
- Comment expliquer que des systèmes minimalistes comme les Speedplay (surface réduite) soient utilisés par des équipes pro recherchant la performance maximale ?
Alors, faut-il chasser les millimètres ?
- Ce qu'on sait sur la hauteur d'axe : La théorie biomécanique de base tient debout. Plus vous êtes proche de l'axe de rotation, moins vous créez de contraintes parasites. C'est de la physique.
- Ce qu'on sait sur la surface d'appui : Une plateforme plus large améliore définitivement le confort en répartissant mieux les pressions. C'est prouvé et documenté. Les études montrent que ça compte vraiment sur longues distances et pour éviter les points chauds ou engourdissements.
Ce qu'on ne sait pas :
- Si les différences de quelques millimètres de stack height entre systèmes actuels (8,5 mm pour Speedplay 4-bolt vs 15,7 mm pour Look Keo) ont un impact mesurable et significatif sur la performance réelle.
- Si les variations de surface d'appui entre systèmes à cales haut de gamme (par exemple entre une Look Keo et une Shimano Dura-Ace) produisent un gain de puissance détectable, au-delà de l'amélioration du confort.
Ce qui est certain :
- Changer de pédales modifie ta hauteur de selle (et donc potentiellement ton efficacité)
- La surface d'appui a un impact réel sur le confort, mais son effet sur la puissance pure reste non démontré pour les petites différences entre systèmes modernes
- Le confort, l'engagement/désengagement, la fiabilité et le poids sont des facteurs documentés et importants
- Les différences de sensation existent, mais leur origine reste floue
Le paradoxe du marketing : quand confort et performance se confondent
Ici, on touche à un point crucial : l'industrie mélange volontairement confort et performance.
Une surface d'appui plus large impliquera probablement plus de confort sur 200 km. Et oui, être plus confortable permet de mieux performer. Mais ce n'est pas la même chose qu'un gain de puissance direct et mesurable à effort égal.
Le marketing joue sur cette confusion : "meilleure répartition des forces" sonne comme "plus de watts", alors qu'en réalité, ça signifie surtout "moins mal aux pieds". Ce qui est précieux, certes, mais pas la même promesse.
Le verdict pragmatique
Si vous envisagez de dépenser 500 à 800€ dans un système pédale-chaussure ultra-bas pour gagner hypothétiquement 1% de puissance, demandez-vous d'abord :
- Avez-vous optimisé votre position sur le vélo ? (impact prouvé)
- Votre hauteur de selle est-elle correcte ? (impact prouvé)
- Vos semelles sont-elles adaptées ? (impact prouvé sur le confort, voir article ici)
- Votre entraînement est-il optimal ? (impact massif et prouvé)
- Souffez-vous actuellement d'inconfort au niveau des pieds ? Si oui, une surface d'appui plus large pourrait aider (impact prouvé sur le confort)
Le hauteur d'axe tout comme la surface de pédalage pourraient avoir un effet. Ou pas. Ou un effet tellement minime qu'il serait noyé dans la variabilité naturelle de la performance. En l'absence d'études accessibles et reproductibles, difficile de trancher.
La surface d'appui a clairement un effet sur le confort. Son effet sur la puissance pure ? Probablement négligeable entre systèmes modernes, mais potentiellement significatif si on compare des extrêmes (pédales plates vs cales, par exemple).
En l'absence d'études accessibles et reproductibles, difficile de trancher définitivement. Ce qui est sûr, c'est que l'industrie du vélo adore les arguments marketing basés sur des "études" que personne ne peut consulter. Et ça, c'est un fait scientifiquement prouvé.
Choisissez vos pédales pour de bonnes raisons : le confort (prouvé), la fiabilité, le poids, la facilité d'utilisation, la compatibilité avec vos chaussures. Si en plus elles ont un stack bas ou une large surface d'appui et que ça vous fait plaisir, tant mieux. Mais ne comptez pas dessus pour transformer votre chrono sur votre col préféré.
Les watts, vous les gagnerez surtout en pédalant plus et mieux. Pas en changeant de quincaillerie.












Emmanuel jeudi 5 février 2026, 09:37
Merci de remettre un peu de rationalité et d'objectivité dans ce monde perverti par les discours marketing.
Une autre théorie fumeuse que j'avais lu : les pédales basses permettent d'améliorer l'aero du cycliste car il est plus bas sur sa machine...
Manquerait plus qu'elles le fasse rétrécir !
Jambon jeudi 5 février 2026, 09:47
La puissance P exercée sur la pédale est la puissance du cycliste, l'ensemble chaussure pédale n'apportera aucun gain supplémentaire. Une semelle un peu molle dissipera de la puissance, une surface étroite non, mais sera moins stable et moins confortable. le seul intérêt de l'augmentation de la surface de la pédale outre le confort est de mieux répartir la puissance a passer sur une plus grande surface de la semelle donc de compenser en parti sa déformation. Conclusion, avec des pédales modernes, le plus important est bien la rigidité de la semelle.
Quand à diminuer la hauteur par rapport à l'axe de la pédale, cela revient à baisser le cycliste d'autant donc un pouxième gain aérodynamique et baisse du centre de gravité mais qui doit être marginal quand même.......
GuyP jeudi 5 février 2026, 10:04
Bonjour,
J'ai passé l'âge de chercher d'hypothétiques améliorations d'efficacité, mais j'ai constaté que le bon état des cales (c'est évident mais cela va mieux en le disant) était un facteur très important.
Je prends soin de mes cales (Look Kéo) et évite de marcher avec mes chaussures de vélo, mais il n'empêche que le frottement cale/pédale finit par user la cale et modifie la position du pied. Je m'en suis aperçu avec l'apparition de douleurs au genou qu' après des investigations médicales sans effet j'ai fini par solutionner avec des cales neuves...
Guy jeudi 5 février 2026, 10:12
Quid du Q’factor ?
Vincent jeudi 5 février 2026, 11:13
Merci pour cet article très fouillé !
smog jeudi 5 février 2026, 11:17
Comme d'habitude dans le vélo (et ailleurs), du beau discours marketing basé sur du vent.
On devrait les lister ici, mais on n'aurait pas fini.
En tous les cas c'est cool à toi, Guillaume, de faire le point !
Vivi jeudi 5 février 2026, 13:08
Article très détaillé. Merci Guillaume.
Tu ne vas pas te faire des amis chez les fabricants de pédales ,'-)
Otium jeudi 5 février 2026, 13:35
Ces discours marketing ont l’avantage de détourner l’attention de l’essentiel. Ils promettent des solutions élégantes, des gains invisibles, des miracles techniques… alors que la réalité reste obstinément simple : il faut appuyer sur les pédales. Le progrès ne vient ni d’un slogan ni d’un composant de plus, mais du temps passé à rouler, à répéter l’effort, à construire patiemment la condition. Le reste peut être agréable, parfois motivant, mais il ne remplace jamais le travail
Pierre jeudi 5 février 2026, 14:04
Pourquoi utiliser des cales routes alors que les cales VTT permettent de marcher tellement plus facilement
le sboob jeudi 5 février 2026, 15:42
@Otium : 100 fois raison
@Pierre : je ne suis pas le seul !! Avec mes Time Atac XC j'ai en plus la liberté angulaire que mes genoux apprécient bien ;)
JEANRO jeudi 5 février 2026, 16:00
Bravo et merci Guillaume pour cet article qui remet bien l'église au centre du village, pour ma part pédale Shim Ultégra sans doute pas les plus glamours mais elles sont très solides ainsi que les cales. Bonne route à tous.
grichka jeudi 5 février 2026, 16:15
@Pierre : tout le monde ne marche pas beaucoup, et que dans ce cas les pédales route restent quand même plus agréable au pédalage.
pauk jeudi 5 février 2026, 16:33
Bonjour
Depuis 20 ans j'utilise des pédales vtt shimano+chaussures permettant de marcher TOP
Pour moi les look sont trop fragiles. J'en ai fait la douloureuse expérience.
Ma réflexion est valable pour un cyclo +ou -sportif mais sans doute pas pour un coureur.
A vélo l'important c'est de savoir BIEN pédaler
Merci pour l'article TOP
Bikedoctor jeudi 5 février 2026, 18:46
Excellent article qui remet l'église au milieu du village.
En tant que bikefitter, je vois passer souvent des cyclistes convaincus par les arguments commerciaux de l’industrie du cycle allant du choix de pédales au type de vélo. Le modèle unique est bien révolu, je m’explique :
Le stack height : Une variable de réglage, pas un moteur
Le marketing oublie souvent de préciser que le stack height n'est pas une valeur absolue de performance, mais une variable d'ajustement. Si vous passez d'un stack de 15 mm à 8 mm, vous devez baisser votre selle de 7 mm. Le pattern de votre pédalage reste le même. Le seul gain potentiel est une légère réduction du centre de gravité avec parfois, une stabilité accrue. Mais parler de gain de watts pur est une aberration physique.
Surface d'appui : Le confort est le pilier fondamental
C'est un point crucial pour les sorties cyclo tout comme pour la performance. Je rejoins l'article sur la confusion entre confort et puissance. Une grande surface d'appui (type Shimano SPD-SL) ne transmet pas mieux les watts qu'une petite (type Speedplay) si la semelle de la chaussure est ultra-rigide. En revanche, elle réduit drastiquement les pressions plantaires. Un cycliste qui n'a pas de feu aux pieds après 4 heures de selle est un cycliste qui peut encore produire sa puissance cible. C'est là que réside le gain, pas dans la mécanique de la pédale. Et surtout elles sont plus stables, particulièrement lors de l'usage de cales avec une grande liberté angulaire, et préserveront un minimum de stabilité pour ceux qui ne changent pas leurs cales régulièrement.
Le cas Speedplay : La fausse bonne idée de la stabilité ?
On nous vend souvent Speedplay pour son stack bas. Pourtant, en analyse vidéo dynamique, on constate souvent une instabilité latérale accrue. L'usure prématurée des cales et la sensibilité extrême au serrage créent souvent des micro-jeux qui parasitent le mouvement. Pour beaucoup, revenir à une plateforme stable est plus bénéfique que de gagner 5 mm de proximité avec l'axe.
En toute transparence, la cale Speedplay est une pièce d'ingénierie complexe avec des ressorts métalliques. Dès que tu marches un peu avec (même avec les protections walkable), tu ramasses de la poussière ou du sable qui vient gripper le mécanisme. Concernant la sensibilité au serrage : si tu serres les quatre petites vis un millipoil trop fort, tu écrases le ressort et l'enclenchement devient une horreur. Enfin, le prix : remplacer des cales Speedplay coûte deux à trois fois plus cher que des cales Look ou Shimano. Pour un consommable, ça pique.
La physique des masses tournantes : le poids utile
Dans nos études posturales, au-delà du poids global du vélo qui reste une donnée statique, nous nous concentrons sur les masses en rotation. C’est ici que le poids compte réellement : sur les pédales et les chaussures. Contrairement au cadre, ces éléments sont en mouvement perpétuel. Un écart de 50 à 100 grammes sur l'ensemble manivelle, pédale et chaussure représente une économie de plusieurs tonnes soulevées sur la durée d'une sortie. Ce poids "déplacé" est bien plus coûteux en énergie que le poids "porté" par le vélo. C'est sur ce levier que la performance peut se jouer, bien plus que sur le stack height.
La mort du modèle unique : imiter n'est pas gagner
Au-delà de la mécanique pure, il faut intégrer le fonctionnement du cerveau. Celui-ci cherche avant tout à nous stabiliser pour libérer le mouvement. Certains profils ont besoin de rebond, de cadences élevées et de matériaux légers pour s'exprimer. D'autres ne supporteront pas cette instabilité et se tourneront naturellement vers des bras de leviers plus longs, des cadences moins élevées et une position plus reculée. L'effet placebo ou nocebo n'est souvent que la réponse du cerveau à un matériel qui respecte, ou bouscule, nos préférences naturelles. Imiter le matériel des pros ou du voisin est une erreur, car leur motricité n'est pas la vôtre.
Conclusion :
Avant de chasser les millimètres de stack, occupez-vous d’avoir un écosystème correspondant à votre motricité et à votre pattern de pédalage. Assurez-vous d’avoir un pied stable, car le mouvement part du pied. On ne construit pas une maison sur des fondations mouvantes, peu importe la hauteur du plafond.
Optimiser votre position, c'est comprendre comment votre corps fonctionne avant d'y greffer des composants. Le professionnel est apte à conseiller le matériel adapté à votre profil propre en s'émancipant des modes. Ne laissez pas le marketing décider de votre confort : venez valider votre signature motrice en cabinet pour transformer votre matériel en véritable allié de votre performance.
Ben38 jeudi 5 février 2026, 19:09
Bravo pour cet article, mille mercis
Olivier.R jeudi 5 février 2026, 19:32
@Docteur Velo :
merci de nous faire mal a la tête avec ton charabia incompréhensible , ce mélange de mots étrangers si ridicule pour étaler ton "savoir" ou dans ton cas le "sachoir")... oueche aussi !
John-Bob jeudi 5 février 2026, 21:16
Merci pour cet article. Tu utilises l’aide de l’IA pour le rédiger ?
Guillaume [Matos Vélo] jeudi 5 février 2026, 21:23
Pour le rédiger, non, mais pour les recherches sur les études scientifiques existantes, oui.
EricJ94 jeudi 5 février 2026, 22:41
Très bel article, détaillé et instructif !
Joli complément de Bikedoctor
Speed jeudi 5 février 2026, 23:16
Concernant, le poids des pédales et chaussures, qui constituent des masses en rotation : sur un précédent vélo, j'ai roulé avec des pédales VTT à enclenchement des 2 cotés + chaussures VTT basiques, le tout était vraiment lourd : oui, je sais c'est très paradoxal sur un vélo de course, bref, le tout sur un pédalier léger + reste du groupe full Dura Ace 9100, j'ai pas senti d'impact significatif sur les performances, car les jambes et les pieds constituent aussi des masses importantes en rotation, je préfère un pédalier et une cassette qui sont légers, un peu comme les roues : des roues légères (en disques), ok et encore dans une certaine mesure : 1300, voir 1200 grammes maxi, ou je ne vois pas trop l'intérêt de gratter du poids avec des disques light qui se voilent assez rapidement, par exemple, je préfère la fiabilité et la longévité, même si çà rajoute du poids.
Je m'intéresse à différents sports, et notamment à des sportifs de haut niveau qui sont des cracks dans leurs domaines, ils ont tous un point commun, c'est la discipline qu'ils s'imposent : des mois, voir des années d'efforts, beaucoup de sacrifices que peu de personnes sont capables de s'imposer, c'est çà le secret de la réussite.
ericdlg vendredi 6 février 2026, 08:03
Merci Guillaume pour cet article super intéressant. C'est pour des choses comme ça, en plus de tes essais fouillés, qu'on revient chaque matin pour la lecture du jour devant le café du matin.
Perso, je suis passé des cales SPD VTT aux Speedplay. Je n'aimais pas le manque de tenue des SPD, dans lesquelles le pied flotte pas mal latéralement et une impossibilité de réellement régler le truc. Avec les Speedplay, j'ai trouvé un vrai confort (avec des semelles correctement rigides) et une liberté angulaire précieuse. Bloqué à l'intérieur, vers le cadre, comme ça mon pied est toujours en ligne, libre à l'extérieur pour s'offrir un peu de relâchement de temps en temps… ou se permettre un écart pour mieux réagir à une situation particulière. On peut même différencier les réglages droite-gauche. Un vrai plus.
Je n'ai jamais essayé les Look, que je lisais fragiles. Les Speedplay sont assez bien pour cela.
JACK_81 vendredi 6 février 2026, 09:01
Bravo ça c'est culoté comme on dit.
Le même article sur les roues carbone et les cadres ,on est preneur.
Merci.
smog vendredi 6 février 2026, 10:03
@BikeDoctor : intéressant, merci pour ton point de vue.
Juste un truc : ayant changé de vélo, je suis allé faire une étude posturale. Pour moi ça a été catastrophique (douleurs aux genoux, selle trop basse malgré la "cohérence" des données, longueur selle-cintre trop petite). J'ai persisté quand-même parce que je sais qu'on ne change pas une position acquise et testée pendant des années sans adaptation. Après trois sorties (30 min, et deux fois 1h30 min) j'ai mis les réglages comme sur mon ancien vélo et là c'est chouette. Aucune douleur après plusieurs heures, et une confiance retrouvée.
Bref, je pensais comme toi que "Le professionnel est apte à conseiller le matériel adapté à votre profil propre en s'émancipant des modes", mais malheureusement des fois on a des expériences qui cassent un peu le mythe du "pro". Ce qui ne veut pas dire qu'il n'y a pas de vrais pros, hein, mais ça relativise quand on a cette expérience.
Je précise que c'était une étude basée sur "Shimano Dynamics" (je ne donne pas le nom de l'étude parce que mon cas est peut-être isolé et je ne veux pas discréditer une personne/une boutique en particulier) avec prise de l'EJ, de la longueur des membres supérieurs et que les cales ont été réglées "empiriquement" ("C'est le boulot des podologues" m'a-t-on dit). J'ai d'ailleurs été surpris que la longueur du fémur n'ait pas été prise en compte.
Henri vendredi 6 février 2026, 10:45
@Bikedoctor tu as même besoin de l'IA pour rédiger une réponse à un commentaire ? C'est pathétique...
Henri vendredi 6 février 2026, 10:48
@Guillaume (matos vélo) : quand tu utilises l'IA pour rédiger un article, corrige au moins les fautes et les incohérences entre ce qu'elle te sort et ce que tu rajoutes (tu/vous, capitale ou minuscule après les
ptikiwi vendredi 6 février 2026, 13:49
n'empêche moi je suis grand et j'ai du mal à trouver des cadres avec suffisamment de stack pour me sentir bien... d'autant que je roule en pédales vtt spd avec un stack height de 17mm (car je veux absolument pouvoir marcher correctement). Je lorgne sur le système Ekoï PW8, si ça tient toutes ses promesses ça me permettrait de marcher avec les chaussures, tout en descendant théoriquement la selle de 9mm, ce qui je l'espère pourrait me permettre de réenvisager certains vélos trop "bas"' pour moi... à voir
John-Bob samedi 7 février 2026, 05:21
Merci pour ta réponse Guillaume:)
lululenantais dimanche 8 février 2026, 17:07
Ce qui est certain c'est que, si, en raison de cales très épaisses ( exagérons beaucoup disons 10 cms) vous vous retrouviez 10 cms plus haut sur votre selle, vous auriez donc un vélo plus lourd de 50 ou 100 grammes ; masse correspondant à 10 cms de tube de selle supplémentaires...
Gilles 26 lundi 9 février 2026, 09:54
Je confirme tous les écrits, enfin, un article qui a le culot de dire les vérités sur cet argument de vente.
Merci pour toutes tes recherches et essais.
Ainsi que pour l'outil de gonflage de nos pneus avec des plusieurs sections. L'époque des 700x23 durant plusieurs décennies est révolue.
A plaisir de te lire.