Présentation
Hormis les roulements céramiques, les spécifications étant identiques aux roues testées en mai 2025, la présentation ci-dessous est identique à celle que vous pouvez trouver dans l'essai des "Mavic Cosmic SLR 45 Disc 23 mm de large".
Les Cosmic SLR existent aussi en profil 32 et 65 mm avec roulements en céramique. En revanche, si la 65 mm bénéficie bien d'une largeur interne de 23 mm, la 32 est passée de 19 à 21 mm.
Ici, la largeur est donc de 23 mm en interne pour une largeur externe allant jusqu'à 32 mm. Un profil large qui répond à une demande du marché face à l'élargissement des montes pneumatiques. Mavic conseille une section minimale de 28 mm. Et officiellement, vous pourrez aller jusqu'à 64 mm.
Annoncées à 1480 g la paire, j'ai pesé mon exemplaire à respectivement 670 g pour l'avant et 810 g pour l'arrière, avec les valves tubeless. Pas de fond de jante nécessaire, puisque la jante MAVIC FORE n'est pas perforée du côté interne.
Une jante 100% fibre de carbone avec couche externe UD. Une finition qui, outre son aspect esthétique indéniable, apporte aussi un surplus de rigidité à la jante, sans augmenter trop sa masse.
La jante adopte sans surprise une forme quasi en U, un profil réputé pour son aérodynamisme et sa stabilité en cas de vent latéral. Comme on peut le constater sur ces clichés, point d'écrous dissimulés dans la jante, Mavic a préféré opter pour une solution facilitant la maintenance.
Les rayons en acier sont aérodynamiques eux-aussi, grâce à leur forme elliptique. Ils sont bien sûr conçus pour être antirotation de sorte qu'ils soient toujours parfaitement dans le bon sens.
Des rayons qui ne se touchent jamais entre eux, ce qui évitera les bruits parasites.
Pour compléter le tout, on retrouve les moyeux INFINITY avec le système de roue libre Instant Drive 360 est ultra-léger et efficace
Grâce à ces moyeux, Mavic promet un transfert de puissance efficace grâce à l'optimisation du laçage des rayons sans contact (pas de bruit sous charge) et de la répartition de la tension. La longueur des rayons à l'avant et à l'arrière est identique. L'entretien est facile grâce à une solution sans outil.
Le gros changement est à l'intérieur donc, avec les roulements en céramique. Mavic n'a pas opté, comme pour certains, à un partenariat avec CeramicSpeed par exemple, mais a opté pour des roulements céramique qui sont, dixit les ingénieurs, de meilleure qualité. Le système s’ajuste automatiquement pour assurer, à long terme, une rotation parfaite sans aucun jeu.
La compatibilité avec toutes les transmissions est assurée, que ce soit Shimano (HG ou MS), SRAM (XD) ou Campagnolo (ED ou NSW).
Grâce au système FORE, la jante est parfaitement étanche, un atout pour le montage de pneus tubeless.
La pression maximale recommandée reste de 5.5 bars en 28 mm, ce qui sera amplement suffisant. Les roues supportent une masse maximale de 120 kg, vélo compris.
Le montage des Hutchinson Blackbird en 28 mm de section s'est fait sans difficultés. Aussi bien pour le mettre en place que pour le faire claquer. A 5 bars, la section réelle est de 30 mm pile.
A noter que ces roues sont garanties à vie. Cette garantie est applicable uniquement au propriétaire d’origine lorsque les roues ont été enregistrées sur le site dans les 2 mois suivant leur achat.
En passant de 2249 à 1999 €, Mavic fait franchir un cap à ces roues, avec un prix psychologique sans doute un peu plus acceptable pour les potentiels acheteurs, surtout avec l'arrivée de roulements en céramique.
Sur la route
Sans surprise, je retrouve exactement le même comportement que lors de mon essai avec ces roues démunies de roulements céramique.
Mavic a réussi à bien doser la rigidité, sans être dans l'excès. On est forcément en deçà des Cosmic Ultimate et ses rayons carbone et cela n'est pas un défaut pour un cycliste lambda, bien au contraire. En effet, on arrive à faire vivre les roues même dans une bosse abordée à moins de 250 watts.
Les relances restent vives même à basse vitesse et jamais je n'ai eu l'impression d'être planté par ces roues, bien au contraire. Que ce soit en danseuse ou assis au train, je les ai toujours trouvées agréables.
L'autre point fort des Cosmic SLR 45 Disc, c'est le confort. En effet, la rigidité verticale n'étant pas trop élevée et avec une monte pneumatique de 28 mm mesurant au réel 30 mm grâce à cette largeur interne de 23 mm, la filtration est excellente.
Que ce soit sur mauvais revêtements très granuleux ou même sur des sections avec des pavés, c'est peut-être là le principal atout de ces roues.
Leur stabilité en cas de fort vent latéral est plutôt très bonne et offrent tout de même un comportement sain et assez prédictif.
Vous ne serez pas surpris par un mouvement soudain qui engendrerait une instabilité. Même en descente avalée à grande vitesse, où chaque virage offre une prise au vent différente, la stabilité est remarquable et rassurante pour se concentrer uniquement sur sa trajectoire.
Quid de l'apport des roulements céramique ? Très sincèrement, impossible pour moi de faire la différence en roulant avec la génération précédente qui en était dépourvue et qui était déjà très fluide. On parle là d'un gain de 1 à 2 watts maxi, donc, même un capteur de puissance ne permet pas de mesurer une quelconque différence. Celui qui vous dirait ressentir une différence serait un menteur.... ou alors serait capable de ressentir des différences de moins de 2 watts !
Bilan
Si vous avez l'ancienne génération des Mavic Cosmic SLR 45 Disc 23 mm sans roulements céramiques, inutiles de chercher à les revendre pour acheter cette nouvelle version, qui n'apporte sincèrement rien de mesurable au quotidien. C'est même le bon moment pour faire une bonne affaire puisqu'on les trouve à 1150 € !
Mais ces roues demeurent tout de même excellentes, polyvalentes et avec une parfaite finition avec en plus, un tarif qui se montre un peu plus attractif. Car même si certains les trouveront lourdes, elles bénéficient pourtant d'un beau dynamisme qui fait oublier totalement leur poids et le fait qu'elles soient garanties à vie justifie un peu plus les 1999 € demandés pour cette paire de roues.




















gibus mardi 7 octobre 2025, 09:39
Comme souvent, très souvent dans le monde du vélo, ya 0 étude scientifique pour soutenir ces affirmations techniques.
Ya Hambini et ZeroFrictionCycling qui font le taf mais ca reste 2 gugus dans un garage. Ils ont aujourd’hui des moyens conséquents pour des individus mais on est loin, très loin de recherches scientifiques complètes.
Ces saoulant je trouve car derrière il y a une industrie qui aurait parfaitement les moyens de coordonnées des études scientifiques transparentes et pertinentes !
a lire:
https://www.hambini.com/ceramic-bea...
https://zerofrictioncycling.com.au/...
Alors on va rester sur un: "on parle d un gain de 1 a 2W"
Rappelons juste 1 point: ces roulements nécessitent + d entretien (1 a 2x par an). Ils tolèrent très mal les impuretés.
grichka mardi 7 octobre 2025, 10:59
Lorsque j'alternais les shamal ultra (donc roulement céramiques) et Ksyrium SLR (roulement annulaires acier) lors des sorties club en descentes en roue libre le constat était toujours le même : rien ne changeait dans la hiérarchie avec les copains.
Le plus gros frein d'un roulement c'est l'étanchéité
Si l'on met un joint ou une bague d'étanchéité efficace, comme le fait Mavic, c'est sûr que sur un banc cela va être moins fluide.
S'il y a juste une coupelle d'étanchéité, comme c'était le cas sur les shamal à l'époque, c'était plus fluide sur banc ou support, mais moins efficace pour l'étanchéité et nécessite un entretien bien plus rigoureux et un remplacement régulier des roulements.
Un mécano m'avait donné le truc pour faire durer ces roulements : bourrer de graisse pour que cela déborde et évite la pénétration d'eau et d'impureté. Mais si tu bourre de graisse, et bien tu nuis à la fluidité.
Il vaut mieux un roulement acier haut de gamme, qu'un roulement céramique moyenne gamme qui sera moins performant et plus cher
Bilou(76) mercredi 8 octobre 2025, 09:21
@Grichka, je suis assez d'accord avec ce que tu dis, mais si je me rappelle bien ce que j'ai lu ici même, c'est que Mavic a dû franchir le cap du roulement céramique pour satisfaire la demande des gens qui achètent des roues à ce tarif. C'est malheureux, mais là, c'est une réponse à un besoin commercial et c'est aussi ça qui fait vendre (je dis que c'est malheureux, parce que dans mon métier, j'ai déjà eu à concevoir des aberrations pour plaire au client, alors que je lui avais explique que c'était inutile...)
loulipo mercredi 8 octobre 2025, 17:09
@Griska.
Toute à fait raison sur l’arnaque des roulements céramiques.
Dans mon boulot, je côtois des experts mécaniciens sur le sujet (et qui font/entretiennent) du vélo. Ils m’ont confirmé que les roulements à céramiques n’apportent aucun gain sur un vélo.
Il n’y a pas assez de charges, ni de vitesse, ni de cumul de rotations, pour que les roulements céramiques soient meilleurs que les roulements acier.
La structure du moyeu (ou du boitier de pédalier) et le type de graisse font beaucoup beaucoup plus de différences !
C’est pour cela que les fabricants sacrifient la fiabilité pour présenter un semblant d’amélioration de fluidité sur les premières heures, avant des dégradations très rapides (et un rendement pire que les roulements acier).
DT Swiss a suivi la tendance avec leur moyeu haut de gamme DT180 : roulements céramiques et structure allégée, sur la dernière génération
Résultat : un entretien impératif (revoir le graissage) tous les 1000 km pour rester au niveau des roulements de leur gamme inférieure (DT240) et préserver l’intégrité (sinon, on usine les pistes en aluminium trop léger).