Présentation
Avec des dimensions de 99x60x21 mm, il se montre un peu plus grand qu'un Edge 840 et ses 85x57.8x19.6mm. C'est l'écran qui en profite directement avec une diagonale de 3.5 pouces et une résolution de 320x480 pixels.
Un écran tactile couleur qui couvre 72% de la surface. Cela en fait un compteur GPS avec un écran plutôt grand, sans que l'ensemble ne soit trop massif.
La présentation est soignée. Même la boîte est loin de faire bas de gamme, avec un ensemble très travaillé et une belle présentation mais aussi une ergonomie recherchée pour le rangement des différents accessoires.
Dans sa version la plus basique, le compteur iGS800 est livré quasiment nu... si ce n'est une coque en silicone souple qui viendra encore améliorer la protection.
On retrouve aussi les traditionnels supports qui se fixent avec des élastiques et une dragonne de sécurité. Une fois équipé de sa coque et de la dragonne, j'ai pesé ce compteur à 124g.
Sur la partie arrière du compteur, on trouve une finition faux carbone du plus bel effet ainsi qu'une fixation en aluminium.
iGPSPORT ne lésine pas sur les boutons malgré la présence d'un écran tactile. Pas moins de 6 boutons sont placés tout autour du compteur. Un en haut à gauche, deux à droite et deux sur la partie basse, avec au centre, le port de charge USB-C.
La marque annonce une charge en 1h30 pour une autonomie allant jusqu'à 50 heures. Un chiffre surprenant même avec une batterie de 2050 mAh.
L'iGS800 embarque 32Go de mémoire, un altimètre barométrique, un système "FULL GNSS+Dual-band(L1+L5)" pour le GPS mais sans plus de précision sur les constellations de satellites supportées au niveau du site. Ce n'est qu'en se rendant dans les menus du GPS que l'on confirme qu'il est compatible GPS, GALILEO, GLONASS et QZSS.
On retrouve les supports des traditionnelles fréquences ANT+ et Bluetooth, ce qui permettra de connecter tous les types de périphériques.
La connexion avec l'application est rapide et permet d'accéder à tous les réglages du compteur. Il est ainsi possible de paramétrer 14 pages avec, pour certaines, jusqu'à 12 champs de données possibles. Les traductions en français sont en revanches approximatives, avec des "Mode de conduite" ou "Capacité de conduite".
L'écran est plutôt clair et bien contrasté. Voici un exemple d'une page avec 12 champs de données. Ca reste plutôt très lisible.
Côté navigation, il promet une navigation en temps réel et des alertes de déviation même hors ligne. En cas de déviation de l'itinéraire prévu, un simple clic pour retourner au point de départ et effectuer une planification intelligente de l'itinéraire.
On note aussi la présence de plans d'entraînement, y compris des sessions d'entraînement par intervalles, via l'application. Vous pourrez suivre vos séances d'entraînement quotidiennes.
La fonction iClimb permet d'avoir un aperçu en temps réel de l'itinéraire et le profil de chaque montée. Bien sûr, les Live Segments sont aussi au programme.
Une fonction de rappel intelligent de ravitaillement, vous suggère intelligemment de boire de l'eau et de manger en fonction de votre consommation de calories, de la durée et de la distance de votre sortie.
Sur le papier donc, son tarif de 359.90 € est à la hauteur des prestations.
Sur la route
Une fois n'est pas coutume, ce test va être un peu moins étoffé que d'habitude, la faute à un "bug" plutôt gênant qui, pour moi, gâche toute l'expérience de ce iGS800. Mais ça, je vous en reparle plus bas.
Pour faire rapide, l'ergonomie ainsi que la lisibilité de l'écran, sans être à la hauteur des meilleurs compteurs, sont plus qu'honorables. Tout est plutôt bien pensé et intuitif. Le suivi des traces GPS est très bonne, avec des recalculs rapides en cas d'erreur ou de déviation par exemple.
La fonction iClimb, équivalente du Climb Pro de Garmin, fonctionne aussi bien et avec un profil lisible et réaliste au niveau des différentes pentes qui apparaissent avec des couleurs bien définies.
Côté autonomie, j'ai constaté une perte en moyenne de 6/7% par heure avec radars connectés, fréquence cardiaque et capteur de puissance. On est donc assez loin des 50 heures d'autonomies promises, qui sont sans aucun doute dans des conditions optimales. Il faudra plutôt compter sur 15/20 heures dans des conditions réalistes, à savoir avec un éclairage décent, des périphériques ANT+ connectés, ...
Les 50 heures sont à mon avis atteignables avec un minimum de périphériques, la luminosité au minimum et une précision satellite minimale, à savoir GPS uniquement avec fréquence unique.
A ce sujet, on peut paramétrer un mode de GPS personnalisé, mais par exemple, pas de possibilité de paramétrer GPS + GALILEO uniquement.... la constellation chinoise BEIDOU est obligatoirement au programme, bien qu'inutile sous nos latitudes.
Le souci avec les radars !
J'ai été confronté à un souci assez problématique avec cet iGS800... ou plutôt, ces iGS800.
En effet, mon premier exemplaire se déconnectait rapidement de mes radars (Varia RCT 715, RTL 515 ou Trek Carback). Du coup, plus d'alerte ni visuelle ni sonore quand un véhicule s'approche. Après de longues discussions avec le staff de iGSPORT, décision est prise de m'envoyer un second compteur.
Malheureusement, problème identique. Alors que ces radars ne posent aucun problème avec tous les autres compteurs, sur ce iGS800, le signal se perd 3 à 4 fois sur 5 kilomètres.... avant d'être totalement perdu. Seule solution, reconnecter manuellement le radar.... mais au bout de 10 km maxi, même sanction, perte totale du radar. Et après avoir cherché sur différents forums, je suis loin d'être le seul à connaitre ce problème.
Autant vous dire que j'ai vite arrêté les manipulations pour reconnecter le radar, j'ai autre chose à faire que de reconnecter un périphérique en roulant.
Un problème éliminatoire pour moi qui roule toujours avec un radar sous les fesses. Avec deux exemplaires qui posent problème, on peut clairement incriminer un bug du compteur.... qui n'est toujours pas résolu à ce jour par les derniers firmwares.
Bilan
Dommage, le iGS800 partait sur de bonnes bases avec une bonne ergonomie, une belle présentation et un écran à la hauteur, même si les 359.90 € demandés feront bien souvent pencher la balance vers des modèles plus connus.
Mais pour moi, le plus gros souci est ce problème de déconnexions des radars. Je n'ai pas connu une seule sortie où la déconnexion n'a pas été totalement perdue au bout de 15 km maximum. C'est pour moi clairement un carton rouge à ce niveau de prix qu'il ne soit pas capable de maintenir la connexion avec un accessoire de plus en plus utilisé par les cyclistes.


























Jeff34 lundi 16 juin 2025, 18:34
Bonjour, Pourquoi ne pas tester avec un radar IGPS ?
Guillaume [Matos Vélo] lundi 16 juin 2025, 18:38
Car la marque ne l'a pas proposé et qu'un compteur doit fonctionner avec tous les radars.
Grichka lundi 16 juin 2025, 20:26
Jeff34 : imposer le radar de la marque pour que cela fonctionne correctement serait une forme de vente forcée. Mes GPS Garmin reconnaissent les feux Cycliq et sans que je le force
aronnax175 lundi 16 juin 2025, 23:46
J'ai un radar Garmin que j'utilise avec le IGS800 depuis plusieurs mois sans aucun problème de connection. Et voilà que depuis deux semaines, je dois toujours me rebrancher au moins une fois. Curieusement cela correspond à la mise à jour du micro-logiciel de la version 1.55 à 1.57.Espérons que les techniciens trouveront le problème car c'est une question de sécurité.
Daniel mardi 17 juin 2025, 06:51
J'ai acquis un compteur d'IGS618 en 2019 ; j'ai été très déçu par le décalage entre les performances annoncées et réelles. J'ai l'impression que la tradition perdure…
alan830621 lundi 17 novembre 2025, 18:17
en fait, on s'en fout complètement du radar, va rouler sur un anneau cyclable ou à vincennes! ce compteur est largement au niveau du garmin haut de gamme........La précision satellite est remarquable....
grichka lundi 17 novembre 2025, 23:22
@alan830621, c'est sur que si comme toi on se contente de rouler sur un anneau cyclable, Vincennes ou swift, on peut s'en foutre du radar
Mais si on roule sur des routes ouverte telle que représente la philosophie du vélo c'est un vrai plus en sécurité et en partage avec les autres usagers de la route.
Mais ça tu ne peux pas le comprendre du haut de ton HT
Ricco mercredi 26 novembre 2025, 05:37
Oui, ça peut être contrariant de voir un radar faire planter un compteur.
Mais il est étrange de constater que si les fautes de précision viennent d'un Garmin, ces dernières passent crème comme une lettre à la poste. Car, fondamentalement, je cite, "c'est pas grave, c'est juste une question de mise à jour du logiciel".
Avec Bryton, Igpsport et les autres, le moindre bug devient la fin du monde vivant, alors que ces fabricants existent depuis 10 ou 15 ans, quand Garmin fabrique des gps depuis 30 !
Par ailleurs, je rappelle également que les radars sont loin d'être systématiques chez les cyclistes et qu'ils ne concernent qu'une minorité. De plus, avant 2020, donc hier, personne ne se plaignait de l'absence de radar : on se retournait, on regardait derrière. On vivait, on était incarné.
Aujourd'hui un radar déconnecté devient un drame existentiel.
grichka mercredi 26 novembre 2025, 07:56
@Rico, déjà je ne sais pas à quoi tu fais allusion lorsque tu évoques "les fautes de précision" de Garmin. Si c'est pour la vitesse, ce n'est pas une faute de précision de Garmin, mais de la technologie GPS. Il se peut que les concurrents lissent les "imprécisions" pour qu'elles ne se voient pas. Avec le GPS le calcul de la vitesse se fait toutes les 5 à 10s. Ce qui explique les variations lues. Avec un aimant c'est beaucoup plus réduit donc cela ne se voit pas.
Ceux qui roulent avec un radar sont peut la minorité (je n'ai pas les chiffres), mais une minorité grandissante. Et je ne connais pas un cycliste qui a testé le radar qui soit revenu en arrière.
Tu écris "avant on se retournait". Oui, lorsque l'on devait couper la chaussée, mais pas en dehors de ce cas.
Avec le radar tu sais tout de suite s'il y a un véhicule qui arrive. Tu peux anticiper et serrer un peu plus à droite, prévenir les copains lorsque l'on est en groupe, et sur route sinueuse prévenir l'automobiliste qu'il peut dépasser car tu es en sortie de courbe avant qu'il ai la visibilité et généralement il t'en ai reconnaissant.
Une vitesse qui fluctue ou instable, je m'en moque. Je n'ai pas les yeux rivé sur l'écran et la vitesse moyenne reste juste. En plus il n'y a aucune incidence sur la sécurité.
Un radar défaillant cela me dérange plus car cela impacte la sécurité.
C'est en tout cas ma vision
Ricco mercredi 26 novembre 2025, 08:43
Beaucoup de blabla pour sauver le soldat Garmin.
Dans la pratique, on s’en fout des détails théoriques : soit ça marche, soit ça déconne.
Et là tu confirmes exactement ce que je disais :
un double standard permanent pour excuser Garmin, même quand les données sont instables.
Ou comment démonter en 2 phrases une thèse de doctorat hors sujet.
grichka mercredi 26 novembre 2025, 10:54
@Ricco en gros tu préfère un fabriquant qui lisse les écarts de mesure par un logiciel à celui qui affiche en temps réel sans lisser? C'est une façon de voir...
Alors je vais répéter. l'acquisition du signal GPS se fait toutes les 5 à 10s et ce pour tous les récepteurs car c'est le signal émis. Cela veut dit que si ta vitesse réelle varie sur cette intervalle, ce qui est fréquent, que ton affichage va "sauter". Si ce n'est pas le cas, c'est que le logiciel interne lisse les mesure pour afficher une stabilité de la vitesse lue.
Avec un aimant, la lecture est bien plus fréquente car il ne faut pas 5s à la roue pour faire un tour. Donc l'affichage est plus stable.
Maintenant je trouve que Garmin est le plus cohérent de tous.
Chez certains tu es obligé d'avoir une connection avec smartphone pour un suivi de parcours, pour un autre il n'y a que l'appli mobile pour gérer le compteur, pour un autre c'est une autonomie moindre, un autre un écran plus petit à encombrement similaire. Et pour beaucoup de concurrent il n'y a pas de SAV ou d'assistance réactive et disponible au téléphone
Maintenant la concurrence a aussi obligé Garmin à se bouger. Il n'y a pas si longtemps à tarifs équivalent voir un peu moins élevé la concurrence incluait la cartogrphie alors qu'il fallait passer au porte-monnaie chez Garmin et c'était 300€ une carto France. Aujourd'hui Garmin inclue la cartographie. J'ai eu un 510 qui avait une carto succinte. Et si voulais une carto précise gratuite il fallait charge OSM. Sauf que la mémoire interne te permettait au mieux de mettre 2 départements avec une procédure assez laborieuse. Et si tu changeais de coin il fallait recommencer. Je reconnais que c'était agaçant
Ricco mercredi 26 novembre 2025, 12:29
Tu t'enfonces
grichka mercredi 26 novembre 2025, 13:20
Ricco, tu n'apporte aucun contre argument sinon ton aversion de Garmin. Tu es creux
Ricco mercredi 26 novembre 2025, 13:23
Le mec, qui écrit des romans totalement hors sujet pour défendre Garmin en dépit du bon sens pratique, vient dire “tu es creux”.
Ironique, quand même.
grichka jeudi 27 novembre 2025, 08:00
Ricco, le mutirécidiviste du dopage exclu à vie. Et cerise sur le gâteau, le jour où il se gauler avec le coffre plein d'EPO il dit "ce n'est pas pour moi, c'est pour les soins de ma belle-mère" LOL
Certains portent bien leur pseudo
Franck samedi 27 décembre 2025, 14:00
Je pense que Ricco veut simplement dire: Est que la "presse spécialisée" est plus indulgente avec les défauts de Garmin qu’avec les autres marques émergentes.
je suis en train de tester le suivit d'itinéraire d’un garmin 1040 et d’un "vieux" wahoo et le garmin est largué.... ( ps: je ne suis pas anti-garmin ) .