Présentation
Pourquoi ai-je choisi les Ekoï C12 Light Matryx ? Tout d'abord, car elles sont quasi 100% française et à l'heure où beaucoup réclament des produits au moins européens, je tenais à saluer l'effort de la marque. En effet, ces chaussures sont fabriquées avec du tissu Matryx en provenance de l'entreprise ardéchoise Chamatex, et l'assemblage complet est réalisé dans la Drôme, à Claveyson, à quelques pas de Romans-Sur-Isère, cité de la chaussure.
Seuls les disques BOA Li2, les semelles internes Ortholite et la semelle externe en carbone forgé (fabriquée en Asie) ne sont pas issus de France. Voilà qui explique en grande partie de prix public de base de 399.99 €. Mais à l'heure où j'écris cet article, ces Ekoï C12 Light Matryx sont vendues à 279.99 €
Un seul coloris pour ces C12 Light Matryx, du blanc. Avec un assez large marquage Ekoï sur le côté. Certains détesteront, d'autres passeront outre. Mais le design de la chaussure est plutôt réussi, avec une silhouette élancée. Elles sont disponibles du 39 au 47, avec demi-pointures du 41.5 au 44.5.
La fiche technique de ces chaussures n'a pas grand chose à envier aux modèles les plus enviés dans le peloton. Mais commençons pas sa tige, réalisée en textile Matryx. Une fibre utilisée déjà par Mavic ou Suplest.
Composée de fils synthétiques haute ténacité (Polyamide ou Polyester) enduits de Polyuréthane et de fils techniques (Fibre aramide, carbone, Mono filament…) répartis dans une seule pièce par zone, MATRYX offre une cartographie adaptée aux besoins et exigences de chaque sport.
Cette technologie brevetée permet de réduire d’environ 50% le nombre de composant et d’éviter au maximum les assemblages de pièce et de patronage. Extrême légèreté, respirabilité, maintien optimal, résistance à l’abrasion et grand confort, MATRYX offre une performance sans compromis.
Un textile qui se veut ultra-respirant en raison de sa fabrication. Contrairement aux textiles entièrement enduits, ici, chaque fil est enduit individuellement. Lors des efforts intenses ou au quotidien, vos pieds respirent et restent secs : la transpiration s’évacue.
Un textile qui se veut aussi durable. La conception en France et la composition de certains textiles en fils de polyester recyclés s'ajoutent à l'implication de l'entreprise Chamatex dans le développement de produits durables. La construction textile ouverte garantit un flux d'air permanent et une chaussure hautement ventilée ultra efficace lors d'efforts intenses.
Cette tige est conçue avec 12 fils en kevlar que l'on voit en noir sur les côtés pour répondre à la priorité absolue des professionnels : un maintien irréprochable. Grâce à l'inextensibilité du kevlar intégré dans les douze fils stratégiquement placés sur les zones latérales (zones de tirage), le pied devrait rester parfaitement stable et maintenu.
Associé à cette tige, le système de serrage repose sur deux disques Boa Li2. Des disques spécifiques, en plastique mais avec uns structure très prononcée permettant une très bonne accroche des doigts. Pour rappel, les disques et lacets sont couverts pour toute la durée de vie du produit.
La structure textile monobloc réduit le nombre de pièces et de coutures, ce qui a pour effet un gain significatif de poids. La marque parle de 20 grammes de moins par rapport à la C12 classique. J'ai pesé mes exemplaires à 248 grammes pièces en taille 42.
Une mousse de col au niveau du talon est composée de memory foam Ortholite pour assurer un maintien talon optimal. La tige enveloppe parfaitement le pied autour de la languette qui est elle même accrochée dans la semelle via une bande élastique.
Un traitement déperlant est appliqué sur la tige et Ekoï préconise de renouveler l'opération à intervalles réguliers (tous les mois en moyenne) afin d'optimiser l'aspect et la durée de vie des chaussures.
La semelle interne provient de chez Ortholite. Une semelle bi-densité pour apporter du support à l’arche et au talon avec un support métatarsien pour favoriser le retour veineux au pédalage et éviter gênes à l’avant du pied en écartant légèrement les orteils.
Du côté de la semelle externe, Ekoï a développé une nouvelle semelle 100 % carbone tressé offrant une rigidité extrême et une légèreté inégalée (concept Full Real Carbon Ekoï) avec une cambrure intérieure spécifique.
Deux entrées d'air se trouvent sur l'avant du pied et une sortie sous la voûte plantaire. Une semelle protégée par des tampons Michelin à l'avant et à l'arrière antidérapants et durables.
On notera la présence de très nombreuses graduations au niveau de l'emplacement des cales pour faciliter le réglage de ces dernières.
La finition est exemplaire et digne des meilleures productions. Pas une trace de colle qui dépasse, pas un ajustement aléatoire, non rien à redire. Est-ce que ça vaut les 399.99 € ? A chacun de le dire. Mais à ce prix, vous avez un produit quasi 100% français, hormis la semelle externe et les disques BOA Li2.
Mais forcément, avec un tarif réduit à 279.99 € (mais jusqu'à quand ?), Les Ekoï C12 Light Matryx sont très intéressantes. Mais qu'est-ce que ça vaut une fois sur la route ?
Sur la route
En enfilant les chaussures, je constate un chaussant plutôt large sur l'avant du pied. En optant pour du 42, l'avant de mon pied est à l'aise, là où chez certaines marques, l'étroitesse du chaussant m'oblige à opter parfois pour du 43.
Le serrage avec les disques BOA Li2 permet d'avoir rapidement un bon maintien sans avoir à trop serrer. J'ai le pied comme dans un chausson. La fibre Matryx utilisée ici pour la tige se montre assez souple, de sorte qu'elle épouse facilement le pied. Cela en fait des chaussures très confortables à porter instantanément. Un confort qui ne se dément pas au fil des kilomètres. Même après plus de 4 heures à pédaler, j'ai toujours eu le sentiment d'avoir des chaussons aux pieds.
Attention, la fibre Matryx est très fine et ultra-ventilée. Un bonheur au printemps et en été, mais dès qu'il fait froid, les couvre-chaussures seront de mise nettement plus tôt qu'avec des chaussures avec tige traditionnelle. Idem en cas de pluie. Malgré le traitement déperlant, l'eau s'immisce plus rapidement. Par contre, une fois l'averse passée, le pied sèche très rapidement.
Mais qu'est-ce que ça donne du côté de la rigidité et des performances ? La semelle externe fait preuve d'une très grande rigidité et peu de monde devraient trouver à y redire. Pas une once de souplesse excessive ne sera à trouver de ce côté. Du côté de la tige aussi, c'est une belle réussite, avec un tissu souple mais qui tient bien le pied, notamment grâce au fils en kevlar sur les côtés du pied. Pour l'avant du pied, il conviendra de serrer un peu plus le BOA avant pour avoir l'avant du pied parfaitement maintenu, pour les sprints ou les parties "punchy".
Du côté du talon, la mousse composée de memory foam Ortholite assure un excellent maintien du talon tout en se montrant très doux au niveau du tendon d'Achille. Le pied ne décolle pas même quand on tire fortement sur les pédales.
Côté entretien, à noter que bien que les chaussures soient blanches, elles sont faciles d'entretien. Un coup d'éponge suffit à les nettoyer impeccablement. Au pire, un peu de savon noir ou vinaigre blanc. Une bonne nouvelle pour ces chaussures disponibles uniquement en blanc. Mais il faut dire que le blanc est tellement élégant....
Bilan
Ces C12 Light Matryx me font changer d'avis sur les produits - tout au moins une partie - de la marque Ekoï (mais pas sur la politique tarifaire "yoyo" qui fait qu'on ne sait jamais quel est le bon tarif). C'est une vraie réussite esthétique, technique et en termes de sensations.
Alors oui, certains trouveront les 399.99 € de prix de base trop élevés pour une marque comme Ekoï. Mais à ce prix, vous avez une chaussure majoritairement française, de sa conception à sa fabrication et cela se répercute forcément sur le tarif. Ajoutez-y les disques BOA Li2 (dont le surcoût est proche de 30 € pour la paire de chaussures) et le prix s'en trouve encore plus justifié.
Mais on peut clairement oublier le côté bas de gamme des débuts d'Ekoï. La marque française semble vouloir réhausser le niveau de ses produits et ses chaussures C12 Light Matryx montrent tout le sérieux dont elle est capable avec un produit de très haut niveau.
Photos : Sonam.cc et Matos Vélo






















































Jambon mardi 13 mai 2025, 09:39
Ben oui comme tu le dis justement, l'affichage ostentatoire de la marque m'est rébarbatif. C'est une inélégance pas possible ou comment une marque peut se détourner de potentiels clients par ses choix affirmés.
Christophe mardi 13 mai 2025, 10:13
Pas mieux.
et pourtant, il m'avait semblé qu'ils avaient progressé à ce niveau : j'ai une sous-couche de chez eux (qui fait parfaitement le job) où le Ekoi et très discret.
Bruno68 mardi 13 mai 2025, 12:44
Dispo en taille " wide " ?
Sinon je reste chez Fizik
Olivier.R mardi 13 mai 2025, 13:14
Une politique de prix pour le moins "incomprehensible" ! Et un "design" tres tres tres affirmé...ne plaident pas en leur faveur, dommage car certains produits presentent un bon rapport qualité/prix (quand on tombe sur LA promo !)
gibus mardi 13 mai 2025, 13:25
Pour info, (sur le site allemand, je ne sais si ya une sorte de jeu sur les prix en fonction des pays) elle est au prix de 333€ et actuellement en "solde" a 233€
Très tres agréablement surpris de voir l effort d EKOI d aller chercher un fabricant français !
titou mardi 13 mai 2025, 14:41
Loin de moi l'idée de remettre les produits en question, mais comme beaucoup, je ne suis pas consommateur du "placard publicitaire" proposé sur l'ensemble de leurs gammes. Pourtant, mon fils arbore une tenue complète issue de la gamme premium et je lui reconnais un certain standard de qualité et de technicité.
Idem pour le concept de la pédale auto PW8, pourquoi ne pas avoir nommé la chaussure PW ? Je serai client potentiel si l'évolution va vers de la discrétion. Il semblerait que cela soit en marche sur la gamme Gravel, peut-être y viendrais-je ? Peut-être ?
Stef Toupenet mardi 13 mai 2025, 17:13
Client Ekoi, je suis déçu par la durée de vie des différentes choses que j'ai acheté chez eux
Les tarifs sont plus élevés qu'il y a qq années, finalement je reviens vers les marques que j'achetais avant.
smog mardi 13 mai 2025, 19:29
La provenance "France" de l'essentiel de la chaussure est pour moi un argument très important, voire capital. La marque écrite en gros, c'est pas terrible mais je pense pouvoir affirmer que quand c'est Giro, Sidi ou Spe, ça gêne beaucoup moins les commentateurs ;-)
J'hésite avec les Bontrager XXX mais ces dernières sont 100% made in China...
Gravelbeber mardi 13 mai 2025, 21:25
Tout à fait d’accord avec Smog, Giro ou Specialized ont des chaussures dans leur portfolio où le logo est tout aussi présent, et les gens ne s’en offusquent pas autant. Quand c’est de la grosse marque on s’affiche sans complexe avec, sinon on veut se la jouer discret.
Perso je suis pas fan des logos quelque soit la marque, et c’est valable aussi pour le sportswear, mais quand on voit les produits siglés en gros Adidas ou Nike qui se vendent comme des petits pains on n’a aucun doute la dessus, jamais vu un tee shirt Décathlon avec un gros logo.
Ékoï je suis pas fan, mais le sourcing français et le positionnement prix me semblent louable. Et les tarifs affichés quasiment jamais pratiqués sont monnaie courante dans d’autres domaines comme l’electromenager, le matériel électronique etc…les gens semblent s’en accommoder.
mica mardi 13 mai 2025, 22:06
Faut vraiment pas aimé le vélo pour mettre du ekoi.
Dogma forever mercredi 14 mai 2025, 07:45
Vague impression que nos équipementiers préférés nous livrent une guerre psychologique ...
Le nouveau modèle ORSO de suplest est proposé à près de 600 €.
Certes il s'agit de demi-mesure ! Mais...
Investir, épargner ou consommer ... faites votre choix.
Yanng08 mercredi 14 mai 2025, 08:33
Pourquoi avoir honte de porter la marque "Ekoi", n'importe quoi, une marque française qui fait de la recherche et du développement, ou les produits progressent d'année en année, moi je dis bravo et continué.
Sans oublier le sponsoring, ça fait plaisir de voir une marque française qui ose.
J'ai longtemps hésité à essayer leurs produits, j'ai sauté le pas depuis maintenant 3 ans, que du haut de gamme, acheté en promo ou solde, il est vrai que le politique tarifaire est pour le moins déconcertante.
Et bien, bonne surprise, pas grand chose à envier aux "grandes marques", casque, chaussures, textile, très peu de reproche a faire.
Alors cocorico, soyez chauvin et essayez avant de critiquer
DocPyrénées mercredi 14 mai 2025, 11:05
Le logo plus grand que la chaussure c'est non.
Une certaine marque française flandrienne fait infiniment mieux
On3X mercredi 14 mai 2025, 15:47
Aucune indication de largeur sur leur site, ça revient littéralement à acheter un nouveau vélo sans regarder la géométrie.
cc jeudi 15 mai 2025, 09:40
Quand je vois le prix des produits, je peux m’empêcher de dire que le vélo est un "sport" de pigeons.
smog lundi 30 juin 2025, 14:59
J'ai acheté ce modèle, parce que ses caractéristiques me plaisaient bien et pour l'argument du "made in France" partiel qui est important pour moi.
J'en suis très content. Elles sont très confortables et très légères. J'ai commencé par une sortie de 120 km (rapide !), ce qui n'était pas - apriori - très judicieux, et bien que du positif. Bien aérées, larges sur l'avant (première fois que j'ai du 42 pour du... 42 !)
Le seul bémol, c'est la semelle d'origine, qui est assez technique mais sans soutien de voute plantaire. Il faut dire que dans les précédentes j'avais des SuperFeet (jaunes). je vais essayer avec.
mais pour le reste, je ne regrette pas d'avoir choisi ce modèle, après avoir lu le compte-rendu de Guillaume.