Présentation
Je doute de toutes façons que le Maestro Ernesto, aussi doué soit-il, ait lui-même conçu les précédents C64 ou V3RS, des ingénieurs spécialisés dans les composites et une multitude d'ordinateurs ayant sans doute depuis longtemps pris le relais.
Un Colnago qui abandonne pour la première fois la construction à raccords..... enfin presque. Ce n'est pas du monocoque, mais on retrouve plusieurs parties qui s'emboîtent entre elles et qui sont ensuite "soudées" via le procédé de stratification. Mais la marque italienne a tout de même réussi à conserver un style qui fait penser à des raccords.
Le tube de selle ne fait qu’un avec le boîtier de pédalier, le tube supérieur est quant à lui relié à la douille de direction et au tube de selle par stratification. La douille de direction et le tube diagonal ne font qu'un, et enfin, haubans et bases sont construits d'un seul bloc pour ensuite être stratifiés avec le tube de selle.
Cette construction a permis à Colnago de conserver la fabrication à la main de ce cadre en Italie. De même, la peinture est toujours réalisée à Cambiago. D'ailleurs, ce C68 affiche fièrement cette fabrication à la main en Italie sur son tube de selle avec le drapeau italien parfaitement visible.
Le vélo est ici proposé dans un superbe mélange blanc / bleu / doré qui magnifie tous les détails de ce C68. 4 autres coloris sont proposés.
Mais parmi les 5 choix proposés, celui-ci est à mon avis celui qui sied le mieux au C68, mêlant originalité tout en rappelant la lignée Colnago de C. Vous pourrez aussi opter pour un coloris personnalisé moyennant 1200 € supplémentaires.
Le tube diagonal conserve une forme légèrement hexagonale. Si les Colnago ont abandonné depuis longtemps les tubes en forme d'étoile ou de trèfle, cette forme hexagonale, en plus d'avoir des avantages d'un point de vue rigidité, permet de rappeler l'histoire de Colnago. Comme une Porsche 911 qui a évolué au fil des années tout en conservant la forme des tous premiers modèles.
Le serrage de selle est disposé sur le tube horizontal, devant la tige de selle, avec un cache en plastique souple.Niveau finition, j'aurais préféré un cache un peu plus dur qui aurait permis de faire un peu plus qualitatif. C'est à mon avis le seul point "cheap" de ce C68. Mais au moins, ce cache a-t-il l'avantage de parfaitement tenir en place.
La fourche est entièrement nouvelle. La précédente avait un pivot en forme de 'D' avec une nervure interne complexe et un boulon fileté en métal collé sur toute la longueur. Colnago revient à un système plus simple avec un pivot rond 1 "1/8 beaucoup, élégant et plus léger.
Pour autoriser le routage des câbles, la marque a conçu un système de jeu de direction excentrique breveté spécial, sans avoir à utiliser un roulement plus encombrant et lourd de 1,5". Simplification aussi du côté du boîtier de pédalier. Colnago abandonne son propre TF82.5 pour un T47 plus "standard" et facile à trouver.
Côté finitions, il serait difficile de trouver à redire. La réputation de la marque italienne en la matière n'est plus à faire et ce Colnago C68 ne fait pas exception à la règle. Tout est parfait, avec des délimitations entre les couleurs parfaites, sans aucune imperfection.
Le poids du cadre pour une taille 485 est d'environ 925 grammes, non peint. On est donc loin d'un cadre hyper léger. La version complète avec groupe Shimano Dura-Ace Di2 et roues Dura-Ace C50 est annoncé à 7.3 kg sans pédales. J'ai pesé mon exemplaire, en Dura-Ace Di2 avec roues Dura-Ace C35, à 7.15kg en taille 51.
Concernant la géométrie, cette dernière a été revue. Terminé le sur-mesure de série (mais on pourra toujours y accéder en option), Colnago propose ce C68 en sept tailles. Les douilles de direction sont un peu plus hautes pour accroître le confort.
Pour vous offrir ce modèle, il faudra débourser quelque 15399 €. Oui, c'est un tarif élevé, mais sans doute à la hauteur de la légende de la marque et de la qualité du produit. Le kit cadre atteint quant à lui 5899 €.
Equipement
Crime de lèse-majesté pour certains, ce Colnago C68 m'a été livré avec une transmission Shimano Dura-Ace Di2. Mais n'étant pour ma part par du tout adepte du "vélo italien = Campagnolo", ça ne me pose aucun problème, chacun pourra choisir le groupe qui lui convient le mieux pour ce C68.
Je ne vais pas m'étendre trop sur ce groupe que j'ai déjà longuement testé avant la sortie de cette nouvelle transmission et que vous pouvez retrouver dans mon article "Essai du groupe Shimano Dura-Ace Di2 R9200 12 vitesses".
Le groupe le plus récent sorti sur le marché, qui combine 12 pignons avec un poids minime et une réactivité sans failles. Il est ici fourni avec une cassette 11-30 associée à des plateaux 50/34.
Les roues Shimano Dura-Ace C36, avec un profil de 36 mm de haut et un poids de 1338 grammes, sont sans doute les plus adaptées à ce vélo, les C50 étant pour leur part un peu plus lourdes, avec 1465 grammes. Le C68 ayant, dans la gamme Colnago, celui qui le plus de velléités pour grimper, ce choix me semble logique. Il est ici équipé de pneus Pirelli P Zero Race en 28 mm de section.
La selle Prologo Scratch M5 CPC est montée sur la tige de selle dédiée à ce C68.
La grosse nouveauté venue avec ce C68, c'est son cockpit carbone CC.01 qui permet de faire router toute la câblerie en interne et ne pèse que 310 grammes.
Il est disponible en 16 combinaisons, avec des longueurs de potences de 80 à 140 mm et des largeurs de cintres de 370 à 430 mm.
Dommage, pour mon essai, le support de compteur n'était pas fourni. Mais ce cintre est une belle réussite esthétique, avec un profil agréable et une forme pas trop prononcée sur la partie haute qui devrait convenir même aux petites mains. J'aurai par contre apprécié un léger relief sur cette partie haute dépourvue de ruban de cintre pour éviter que les mains ne glissent trop avec la transpiration ou la pluie.
Petite attention particulière, Colnago a pris soin d'intégrer un multi-outils dans le tube de direction, au niveau du cockpit. Il suffit de tirer fermement dessus et vous avez ainsi tous les outils nécessaires pour une réparation rapide.
Sur la route
Le Colnago C68 est toujours un vélo de compétiteur dans l'âme, cela ne fait aucun doute. Après plus de 400 kilomètres à son guidon, aucun doute, le C68 est un vélo de très haut niveau.
Un vélo agile et rigide mais qui conserve un bon confort, sans doute bien aidé par la monte pneumatique de 28 mm. Au premier abord, cette rigidité pourrait faire craindre un vélo très bridé, mais Colnago a su trouver le juste milieu, un vélo rigide, qui peut sans problème encaisser plus de 1100 watts sur des sprints ou des attaques, sans pour autant se montrer inerte quand on déroule tranquillement où que l'on affronte de forts pourcentages à moins de 15 km/h.
Bien sûr, certains vont tiquer sur une masse de 7.15 kg sans pédales pour un tarif de plus de 15000 €. Mais le poids ne fait pas tout, et on reste sur un vélo relativement léger qui, avec ses roues de 36 mm de haut, se montre confortable et aime grimper, que ce soit tranquillement quand les forces vous manquent, ou de manière musclée.
Si vous décidiez de lui adjoindre des roues de 50 mm de haut, en revanche, ce C68 demande nettement plus de watts. La rigidité conférée en plus par les roues à profil haut rendent le vélo plus difficile à faire vivre, l'ensemble étant très rigide, il faudra au moins approcher les 300 watts sur une montée pour conserver du dynamisme. Dans le cas contraire, le vélo est bien moins agréable qu'avec des roues de 36 mm.
Sans être le vélo le plus confortable que j'ai pu essayer, tels les vélos typés endurance, il filtre plutôt bien les aspérités de la route pour un vélo de cette trempe, à savoir un vélo destiné avant tout à la compétition et à la performance. Une filtration bien équilibrée entre l'avant et l'arrière, malgré la présence d'un cockpit très rigide sur l'avant.
Un cockpit bien étudié, avec une forme pas trop prononcée qui le rend confortable même pour les petites mains. En revanche, une petite amélioration pourrait être amenée pour le rendre quasi parfait à l'avenir, lui rajouter des éléments en relief sur la partie haute, car quand on transpire beaucoup ou que l'on roule sous la pluie, cette partie est assez glissante, comme tous les cockpits en carbone.
Sur le plat, ce C68 arrive à maintenir un bon rythme et les roues Shimano Dura-Ace C36 se montrent suffisamment aérodynamique pour ne pas donner l'impression d'être pénalisées par rapport à des roues de 50 mm. J'ai d'ailleurs pu tester ce Colnago C68 avec une paire de roues de 50 mm, la différence de vitesse et d'inertie n'est pas réellement flagrante, en revanche, le vélo se montre plus confortable et plus stable en cas de vent avec ces roues à profil de 36 mm. A n'en pas douter, des roues de moins de 40 mm sont les plus pertinentes avec ce C68.
Etant meilleur descendeur que grimpeur, j'ai particulièrement apprécié ce C68 dans l'exercice. Hyper stable à haute vitesse dans les descentes rectilignes, il se montre aussi hyper précis dans les sections plus techniques où il faut enchaîner les virages rapides ou se placer au millimètre dans des épingles serrées à basse vitesse. Un véritable régal pour un bon descendeur.
Le freinage du groupe Shimano Dura-Ce se montre dans cet exercice au-dessus de tout soupçon, puissant et silencieux.
Mais la rigidité du C68, notamment au niveau de sa fourche, permet aussi de se faire plaisir avec des changements d'angles qui se font avec légèreté tout en restant parfaitement rivé au sol même sur les revêtements dégradés. En cela, les pneumatiques de 28 mm de section permettent, si on ne dépasse pas 5 bars, de garder la roue en permanence en contact avec le sol tout en offrant beaucoup de grip sur l'angle.
Par contre, méfiance pour les cyclistes moins à l'aise dans les descentes, le C68 est un instrument de précision qui, à hautes vitesses, ne pardonne pas les erreurs ou hésitations sur un placement. Heureusement, les freins puissants sont là pour rattraper un éventuel excès de confiance, de même que les pneus Pirelli avec leur excellent grip.
Mais avant de vous aventurer tombeau ouvert dans une descente, gardez à l'esprit que sa précision demande aussi au cycliste d'être très rigoureux dans ses trajectoires et les changements d'angle.
Ce Colnago C68 est l'archétype du vélo polyvalent. Ce n'est peut-être pas le plus rapide à très haute vitesse sur les longues lignes droites avec vent de dos, mais en échange, il se montrera dynamique aussi bien quand la route s'élève qu'une fois arrivé au sommet et qu'il faut descendre vite.
Mais pour cela, ne voyez pas "trop haut" du côté des roues. Les Shimano Dura-Ace C36 (ou toutes autres roues à profil moyen) sont sans doute les roues les plus adaptées à ce vélo. Sauf à pouvoir développer 350 watts sur plus d'une heure, il faudra éviter un profil de 50 mm de haut si vous avez des bosses à passer.
Bilan
Avec ce C68, Colnago a su conserver un esthétique qui sera familière aux amoureux de la marque au trèfle (depuis les C40 jusqu'au C64) tout en proposant un vélo résolument technique et moderne dans sa conception.
Bien sûr, le tarif est délirant, mais dans les mêmes sphères que ce que propose la concurrence à ce niveau de gamme. Mais rappelons que le C68 est toujours fabriqué en Italie, avec une finition soignée.
Beaucoup de cyclistes ne seront sans doute jamais en mesure de mettre autant d'argent dans un vélo, mais la marque de Cambiago propose là un vélo au niveau des meilleurs, sans compter sur sa seule histoire. Et c'est à mes yeux, ce qui compte le plus, plus que l'absence de signature d'Ernesto sur ce vélo.
PS : un grand merci à APESUD, distributeur France de la marque, qui a rendu cet essai possible.
Photos : Céline & Guillaume pour Matos Vélo - Sonam.cc














































































































Marc mardi 21 juin 2022, 09:21
Splendide vélo, rien à dire. Je suppose qu'à ce prix, les jambes de Nibali sont livrées avec?
Je constate qu'il a été monté avec un 50/34, et c'est un choix judicieux pour 90% d'entre nous. Je peste contre Canyon qui veut à tout prix nous imposer le 52/36!
Tu ne le précises pas Guillaume, mais à moins de 5 bars c'est forcément un montage tubeless?
Tony mardi 21 juin 2022, 10:04
Test très détaillé et belle machine, ce qui n'est pas surprenant venant de Colnago. Quel est votre ressenti sur les Pirelli en 28? Evidemment plus de confort mais au niveau du rendement?
cc mardi 21 juin 2022, 11:13
@Marc
moi j'ai du pester pour avoir du 53*39 d'origine sur mon dernier bike.
GilZu mardi 21 juin 2022, 11:23
L article est magnifique, tres belles photos et descriptions.
Qui va acheter un tel vélo ?
Un jeune sportif n aura pas ce budget.
Un vieux cyclo fortuné va s y faire mal au dos.
Qqun a la recherche d une pièce unique qui roulerait en Shimano ? sans cadre sur mesure ou peinture custom ??
Quelle est la + value de cet objet ? le petit truc en + ??
Ca fait bien 20ans maintenant que le Carbone est industrialisé, maitrisé dans le domaine du vélo, pourquoi les prix partent a la hausse ???
Nonaud mardi 21 juin 2022, 11:25
@Marc : il vaut mieux que ce soit les jambes de Pogacar qui soient livrées avec. Elles sont plus jeunes et plus performantes. Je ne suis pas sûr que Nibali ait couru sur un Colnago.
Pascool mardi 21 juin 2022, 11:36
Perso j'ai depuis déjà un bon moment un V3RS monté en Dura Ace avec des roues DT Swiss ( soyons un peu "patriot"; ) ), et j'avoue que je lorgne sur celui-ci depuis sa sortie.... Je crois quand même que je vais attendre le V4RS pour voir ce que cela donne.... Très bel essais comme d'hab,merci et bravo.
Marc mardi 21 juin 2022, 13:05
@Nonaud/ Pogacar? Sacrilège, c'est un slovène... seul un italien pur jus comme Nibali peut représenter la marque Colnago!
Ceci dit, je veux bien me contenter des jambes de Nibali pour grimper tous les cols de ma région, hé hé.
poupou81 mardi 21 juin 2022, 14:48
J'avoue me tâter pour changer mon vélo et le test du Pinarello Dogma m'avait fait envie, j'avais trouvé l'essai plus élogieux...Je sais bien qu'ils ne boxent pas trop dans la même catégorie mais quand même.
15k€ quand même, ça veut dire qu'on va taper les 17/18k€ si on part sur du Campagnolo...
Guillaume [Matos Vélo] mardi 21 juin 2022, 14:49
Marc, non, montage avec chambre. Mais en 28mm, 5 bars sont largement suffisants.
Tony, le ressenti concernant le roulement des Pirelli n'est, à vrai dire, pas exceptionnel.
ThierryVélo mardi 21 juin 2022, 18:03
Bonjour Guillaume,
Merci pour le test. As-tu préféré le Pinarello Dogma F aux Colnago C68 ? A la lecture du test de ce dernier, on dirait que tu n'as pas été très enthousiaste. Merci.
Guillaume [Matos Vélo] mardi 21 juin 2022, 18:25
Oui, j'ai préféré le Dogma F, plus racing et plus polyvalent, mais qui se destine plus à des compétiteurs. Le C68, çà mon avis, a plus une cible cyclosportifs et reste un excellent vélo.
Bob palindrome mardi 21 juin 2022, 20:25
…beau reportage avec de belles photos ; j’attends de le voir en vrai car je ne le trouve pas très sexy et d’une certaine banalité avec un look à la papa dont le tube de selle est encore celui du XXème siècle avec des haubans hauts perchés et une fourche extrêmement droite, l’ensemble ne m’emballe pas…
Le Pina F est nettement plus moderne, mais alors nettement !!!
ShuttleX34 mardi 21 juin 2022, 20:41
"Mais est-ce qu'un simple autocollant change réellement l'âme mais surtout les qualités d'un vélo ?"
Désolé de te contredire Guillaume, mais ; ayant un C60 ; la signature d'Ernesto COLNAGO n'est pas comme tu le dis "...un simple autocollant...", mais une signature peinte dans la masse. Cette façon de procéder donne quand même bien plus de travail...
Je t'invite à visualiser la vidéo sur l'atelier d'émaillage COLNAGO (https://www.youtube.com/watch?v=j8U...) pour te rendre compte du travail. Le seul autocollant que j'ai sur mon vélo est celui de l'UCI qui indique que le vélo est homologé pour leurs courses.
J'espère que tu as quant même remarqué sur le C68 que tu as essayé qu'il n'y avait aucun autocollant... lol ...
lp4645 mardi 21 juin 2022, 21:07
Bravo et merci pour cet article avec de jolies et nombreuses photos comme d'habitude.
Merci également de continuer à donner ton et son ressenti.
Je trouve particulièrement intéressant lorsque tu parle du nombre de watt pour faire vivre ou pas le vélo.
Guillaume [Matos Vélo] mardi 21 juin 2022, 21:56
Shuttle X34, pourtant, sur ce C68, ce sont bien des décalques sous le vernis, on les sent en passant le doigt.
Julien mercredi 22 juin 2022, 08:52
Bel essai.
Etonné de son mauvais comportement avec des 50mm .... mais peut-être que le V3RS est plus adapté ?
Le comportement en descente et la nervosité/rigidité du train avant est typique des vélos italiens. Il faut aimer. Que ce soit chez Pina, Cippo, Sarto .... c'est vraiment une philosophie italienne. Mon Sarto Dinamica est très rigide est bien plus lourd à l'avant que mon Madone ... mais quelle bonheur de stabilité en descente et lors des relances en bas du guidon.
Ton article donne envie de rouler avec ce C68 ... en montagne !
lululenantais mercredi 22 juin 2022, 09:58
Superbe vélo ! sortira il avec un version freins à patins ? j'espère.
Parce que, en ce qui me concerne, ne faisant que des critériums ou des cyclos sur terrain vallonné, je ne suis pas très motivé pour acheter très cher des vélos plus lourds que mes vélos actuels d'environ 6,5kgs. (mon C59 par exemple).
En ce qui concerne les roues, il m'arrive souvent de mettre une Bora 35 à l'avant et une Bora 50 à l'arrière et je trouve que, même par petit vent, cela donne plus d'équilibre au vélo.
ShuttleX34 mercredi 22 juin 2022, 11:40
Désolé de te contredire Guillaume, mais il n'y a pas d'autocollant sous le vernis !...
Si tu consultes la vidéo indiquée, tu pourras constater que ce sont des pochoirs qui sont utilisés pour les différents motifs et logos et un vernis appliqué ensuite dessus. Il y a donc effectivement une épaisseur que l'on peut sentir.
Autre précision : Ayant discuté avec une personne ayant travaillé chez APESUD, de mémoire il me semble que les vélos sont assemblés à Cambiago mais peints à Pise !...
En tout cas ton essai est parfait car j'ai eu le même resenti avec mon C60 qui est dans la même ligné que le C68.
Pierr jeudi 23 juin 2022, 07:51
Magnifique machine.
Onéreux. Oui.
Mais, c'est tout simplement la FERRARI du vélo.
J'ai possédé un C 50 de 2005. C'est un ami qui le possède maintenant, il est toujours comme NEUF. Emaillage EXCEPTIONNEL.
Le COLNAGO C 68, c'est une merveille de technologie.
Et nos amis Italiens sont vraiment doués.
Bravo au passionné Ernesto.
sens06 jeudi 23 juin 2022, 16:10
Pour ma part je préfère le groupe Campagnolo INDISPENSABLE SUR UN CADRE Italien plus léger et surtout plus esthétique ..Rien à voir avec le Shimano
Guillaume [Matos Vélo] jeudi 23 juin 2022, 16:16
Plus léger ? Si on compare :
- Super Record EPS 12 : 2630g
- SRAM Red eTap AXS : 2510g
- Shimano Dura-Ace Di2 12 : 2240g
Bref, si on parle du poids, on prend tout sauf Campa. Après, l'esthétique, ça reste personnel, tout comme l'ergonomie.
pascalpi45 jeudi 23 juin 2022, 20:57
@Guillaume
Ok pour le poids du groupe Sram et du Campagnolo, par contre pour le Dura-ace tu as pris le poids de la version patin (la version disque est à 2440 gr).
Frederic Myn vendredi 24 juin 2022, 05:40
Bonjour Guillaume, un test objectif qui me donne envie de casser ma tirelire, irréductible Colnagophile que je suis… je suis d’accord avec le comportement extrêmement vif de l’avant des séries C, je roule aussi en Spe. SL7 qui est beaucoup plus placide à ce niveau. J’ai toujours mon C59, vendu puis racheté, et j’ai l’impression en te lisant que le C68 lui « ressemble » en terme de « compliance », je trouvais le C60 beaucoup trop exigeant et rigide et j’ai fini par le revendre. Reste le prix, il est vrai délirant, mais au niveau de la concurrence finalement, avec une aura que d’autres marques n’auront jamais !
Juli1 vendredi 24 juin 2022, 09:22
Superbe vélo vraiment !
Dommage néanmoins que chaque vélo italien se voit d'office affublé du drapeau transalpin...
Grepon mercredi 29 juin 2022, 00:21
Bon alors 1 la justification d’un cadre à 6000€ sans la plus value de ce qui fait encore la réputation des grands l’étagementb des tailles au cm sur plus de 12 références la on suppute un jeune DAF venu de la grande distribution et qui est un fan non pas de vélo mais de Microsoft ds sa dernière version d’excel. En fait après avoir eu un colnago master olympico un président un extrême c et un extrem power ce dernier tellement assassin qu’il a fait de moi un expert en flipper tant je cherchait un café tout les trente bornes je suis devenu et reste un pinarelliste convaincu merci à Lvmh et à catterton d’avoir su,eux, préserver la raison du sacrifice à concevoir mes f8 F10 F12 et f successifs gardent le haut du pavé . On vit une drôle d’époque où les petits Loulou sortis des grande école de gestion ou des classes de mathématique financière de grands lycées et qui intègrent les staffs de nos constructeurs emblématiques soignent bien évidement plus la forme de la ligne à venir de leur Cv, que nos vielle passions!!!! va t’il advenir des grandes écuries du cycle emblématiques ce qu’il est advenue de nos grandes chaînes de clubs de fitness des choses ruinées de sens car perçu comme des faites valoir poir jeune loups sous forme de pompes à fric ou actionnaires de fonds de pension assoiffés de cash flow ? 6000 euro pour un truc qui ne semble plus avoir comme attraits que sa peinture sans la griffe du maestro de surcroît 15000 boule le prix de ma Triumph Tiger neuve. On rêve Oh he on est ou la 4000 euro un groupe électronique made in China mais qui se gave ? Poggi a signe avec look et va rouler bientôt sur des velos made in Tunisie nous vivons une époque formidable je trouve, pas vous ? Ça va s’arrêter quand cette farce …
Grepon mercredi 29 juin 2022, 00:41
En fait oui beau travail bel essais mais bon ce colnag. C’est des bouts de Giant assemblés et peint à cambiago non … pour 6000 euros comme dirait Dany Boone je vais bien tout va bien
Crépon mercredi 29 juin 2022, 00:48
Ce qui justifierai le prix de ce cadre serait l’étalement des tailles cm par cm sur le triple que celle proposée comme on le faisait pour « les vrais » colnago d’il y a peu donc n’est on pas en droit de dire c’est quoi cette farce ? Il ont débauché un jeune Daf de la grande distribution chez colnago ?
sens06 vendredi 1 juillet 2022, 19:03
Non monsieur Guillaume le groupe campa eps fait 2505 grs
Christophedu88 samedi 10 décembre 2022, 00:43
Bonjour Guillaume, pouvez vous me dire quel est le modèle de support compteur qu'il faut pour ce cintre ? J'ai acquis ce cintre sur un V3RS et aucun velociste ne peux me répondre. D'avance merci
Guillaume [Matos Vélo] samedi 10 décembre 2022, 11:36
Christophedu88, comme vous pouvez le voir sur les photos, j'ai utilisé le support Garmin avec élastiques, Colnago ne m'ayant pas fourni le support qui va avec le cintre. A mon avis, seul Colnago peut répondre à la question.
Rey lundi 1 janvier 2024, 10:22
Bonjour
J arrive à la retraite et j ai envie de me faire plaisir avec un vélo d exception . Je fais 16000 kms dans l année et habite dans le 06 ou il y a que de la montagne, cette année j ai fais la route des Alpes et cette année ça sera le tour de Corse. Alors voilà mon hésitation est C68 ou Spe SL8 je voulais votre avis.
Merci et bonne année 2024
Eric31 samedi 6 juillet 2024, 14:10
Bonjour,
Un C68 ou un SPE SL8 ne sont ils pas trop exigeants pour un retraité même si encore jeune et entrainé ? Ayant un peu le même profil avec néanmoins moins de kms/an au compteur, j’opterais dans ces gammes de prix, pour un vélo plus facile comme le Spe Aethos …
Nikopons lundi 7 octobre 2024, 10:12
@eric 31
j'ai acheté C68 et je revends mon aethos car moins confortable que le C68...
je l'ai monté avec les ZIPP NSW 353: une merveille
ThierryVelo jeudi 31 octobre 2024, 12:45
J'ai aussi acheté un C68 en ultegra di2 et roues fulcrum 40 w. C'est vraiment un très bon vélo pour mon niveau. Confortable, dynamique, et en plus très joli. Ravi de mon achat.
Miki vendredi 1 novembre 2024, 18:21
Craqué cet été pour un C68 en dura ace groupe et roues 50 après un Rs 795 de look (2019) .
Rien à voir avant j avais un "tracteur" hyper rigide maintenant j ai un joujou confortable très réactif, parfait pour un jeune sexa.