Présentation

Je ne vais pas trop longtemps revenir sur les détails techniques du vélo que vous pouvez retrouver sur la présentation de ce vélo.
Avec cet Aethos, Specialized prend tout le monde à revers. Avec un discours longtemps axé sur la performance, les gains aéro et divers watts gagnés par ci ou par là, la marque joue la rupture pour ce modèle.
Un vélo simple, épuré, que l'on croirait tout droit sorti du début du 21ème siècle. Tubes ronds, collier de selle, cintre traditionnel, bref, du simple. Le but, faire un vélo très léger, mais surtout plus accessible physiquement à tous les cyclistes, contrairement aux vélos habituellement conçus en collaboration et pour les coureurs professionnels.
Un vélo léger, mais sans pour autant tomber dans l'excès en ayant recours à des composants exotiques et à la sortie, un vélo qui serait uniquement utilisable par des coureurs de moins de 65kg.
Non, Specialized précise que ce vélo est utilisable par des cyclistes allant jusqu'à 125kg. Le modèle le plus léger atteint 5.9kg, toujours en freinage à disques, puisque cet Aethos n'a été développé que pour ce système de freinage.
L'Aethos en version S-Works SRAM Red eTap AXS
J'ai pour cet essai eu droit à un Aethos équipé en SRAM Red e-Tap AXS avec le coloris Satin Flake Silver/Red Gold Chameleon Tint/Brushed Chrome. Un coloris qui tire un peu sur le rose. Cette version S-Works bénéficie de la fibre Fact12R, la plus aboutie utilisée par la marque.
Le groupe SRAM Red e-Tap est connu, il est ici avec un couple de plateaux 48/35 et une cassette 10x33, une combinaison qui devrait être parfaite vu le profil des routes Corse avec mes piètres qualités de grimpeur. A noter que le boîtier de pédalier Press Fit n'est plus de la partie, Specialized opte pour des roulements externes, plus fiables.
Les roues sont les Alpinist CLX, des roues basses (33mm de haut et 21 de large) légères que j'avais déjà pu apprécier sur l'essai du Tarmac SL7 de la même marque. Elles sont montées avec des pneus Turbo Cotton de 26mm. La potence est un modèle S-Works SL en alu et le cintre est un S-Works Short & Shallow avec une forme légèrement ergonomique sur sa partie haute.
La tige de selle, enfin, est la toute nouvelle Roval Alpinist qui ne pèse que 136g et elle est associée à une selle S-Works Power. Certains regretteront le collier de selle traditionnel et le fait que la câblerie ne soit pas totalement intégrée. Mais de mon côté, je n’ai pas trouvé cela choquant. Un collier de selle simple a fait ses preuves depuis des décennies et la câblerie non intégrée ne vous fera pas perdre 2km/h de vitesse moyenne et permet d’utiliser n’importe quel cintre ou potence tout en facilitant la maintenance. Un choix qui me paraît parfaitement cohérent sur un vélo « plaisir », qui ne demandera aucune prise de tête pour son entretien.
Pesé à 6.7kg en taille 54 avec les pédales Assioma (qui pèsent 300g), on arrive donc pour ce modèle à 6.4kg dont 50g pour les porte-bidons S-Works Carbon Rib Cage III.
Alors bien sûr, le prix est très élevé, 11799€ pour cette version. Beaucoup trouvent cela exagéré, à vrai dire, moi aussi. Un côté déraisonnable, mais les vélos se vendent... et quoi qu'on en pense, les groupes montés sur ces vélos ainsi que les autres composants ont un coût certain. Et comme certaines voitures, on peut aussi proposer des vélos haut de gamme pour une clientèle aisée.
Sur la route

En soulevant le vélo, le poids surprend. Vraiment. Pourtant, je suis habitué aux vélos légers proches de la limite UCI, mais là, avec 500g de moins au bas mot, on peut soulever le vélo facilement.
Qui plus est, la répartition des masses est vraiment très bien centrée au niveau de la boîte de pédalier. En prenant le vélo et en le soulevant d'une main à l'aplomb de cette boîte, on trouve un bon équilibre.
Les premiers tours de roues donnent le ton sur cette première sortie du côté du Cap Corse, avec 121km pour 1800m de dénivelé.
Le vélo est très énergique. Dès les plus basses vitesses, il a un comportement très nerveux avec un arrière offrant un côté élastique surprenant, loin des vélos très rigides conçus pour les coureurs professionnels et qui demandent bien souvent de dépasser 300W pour offrir des sensations et avoir l'impression de faire vivre le vélo. Là, le vélo est accessible et même sans forcer, on a l'impression d'avoir un vélo très facile, très énergique. D'ailleurs, il faut le prendre un peu en main, car les premières fois où l'on se met en danseuse, on est déstabilisé par cette légèreté de l'ensemble du vélo mais surtout de l'avant et ce côté "coup de raquette" du triangle arrière. L'avant est très léger, mais pas mou pour autant. Il est possible de sprinter et même à plus de 1000 watts, le vélo reste parfaitement en ligne.
J'avais apprécié le côté assez facile du Tarmac SL7, mais à dire vrai, en essayant cet Aethos, il est nettement plus compatible avec mon niveau physique, cela se ressent dès les premiers kilomètres. Sur cette première sortie, les courtes bosses s'enchainent, ne présentant pas de difficultés particulières. Elles ne sont pas très pentues et assez courtes. Une fois que l'on a compris un peu le comportement du vélo, chaque passage en danseuse est un réel plaisir.
Le confort général du vélo est bon, plus élevé que celui d'un Tarmac SL7, mais n'oublions pas que ce dernier priorise la performance avant toute chose. Le vélo est ici équipé de pneus Turbo Cotton de 26mm gonflés à près de 7 bars.
Aucun bruit parasite n'accompagne le vélo même sur les mauvaises routes et seul le bruit de la chaîne s'enroulant sur les pignons et des pneus sur le bitume se laissent entendre.
La première bonne descente sera celle du moulin Mattei-Morsiglia avec une belle pente, un beau revêtement et des virages serrés, parfois rapides, parfois lents. Le vélo se montre légèrement moins précis que le Tarmac SL7, qui lui a un côté vraiment incisif. Par contre, il ne bouge pas d'un poil malgré le vent grâce aux roues plutôt basses. Mais pas de raccourci hâtif, ce n'est pas un vélo dangereux, on prend tout de même énormément de plaisir. Il n'y a vraiment que sur les courbes serrées et rapides que le vélo se montre légèrement moins précis, peut-être en raison d'une partie avant moins bridée.
A contrario, il se montre peut-être un peu plus tolérant, pardonnant quelques fautes de trajectoires ou des virages attaqués un peu trop rapidement.
La seule difficulté de la journée interviendra en fin de sortie, après plus de 90km au compteur, le Teghime par Patrimonio, 8.2km à 6% de moyenne. Si ce vélo ne m'a pas transformé en grimpeur, j'ai eu le sentiment de mieux pouvoir me caler à mon rythme, sans avoir l'impression d'avoir un vélo trop exigeant pour moi. J'ai pu grimper bon train à 210W de moyenne pendant 38mn en prenant du plaisir à grimper. Le développement de 35x33 permet de grimper avec une bonne cadence de pédalage et le vélo reste suffisamment facile pour ne pas trop ralentir malgré ce faible développement.
Les roues Roval Alpinist y sont sans doute pour quelque-chose, puisque ces dernières sont légères et moins bridées que des Roval Rapid CLX.
Après la descente de ce col, même constat que plus haut, le vélo tient parfaitement le pavé avec un bon confort mais se montre légèrement plus flou dans les virages abordés très rapidement qu'un vélo axé compétition. Sans doute parce-que la douille de direction est moins rigide bridée que sur le Tarmac SL7. Mais comme indiqué plus haut, si on est bon descendeur, cela ne vous privera pas de descendre rapidement en prenant du plaisir. Si vous êtes moins bon descendeur, l'Aethos vous pardonnera quelques erreurs de trajectoires et se montrera plus facile sur les mauvais revêtements.

Lendemain, même programme avec 115km et 1800m de D+, mais cette fois-ci au coeur de la Corse sauvage et de ses montagnes. Des paysages et des routes totalement différents avec des bosses plus longues que sur la première journée et des pourcentages relativement accessibles. Je décide donc de grimper toutes les bosses sur le grand plateau et un utilisant les deux plus grands pignons pour avoir plus de couple.
Sur des pourcentages allant jusqu’à 7/8%, c’est impeccable et le vélo est nettement plus facile qu’un modèle vraiment orienté compétition J’arrive à garder une bonne vitesse sur toute l’ascension du col de Bigorno.
La première descente en direction de Lento est magnifique, avec de nombreux virages serrés et des épingles sur une route étroite. L’occasion de voir que le vélo se montre très agréable à faire virer avec des changements d’angles faciles. Un comportement sans doute dû aux roues basses qui offrent peu d’inertie et au vélo très léger dans son ensemble. Il se montre plus à son aise que sur des virages passés à très haute vitesse. Le vélo se montre très joueur et précis sur chaque virage.
On peut prendre beaucoup d'angle et les pneus Turbo Cotton font des merveilles. Malgré une pression de 7 bars, ils offrent un superbe grip et permettent de prendre beaucoup d'assurance, même sur des descentes que l'on ne connaît pas du tout.
Le freinage à disques est dans ce cas très agréable, à la fois puissant et facile à doser et sur ces deux journées, je n’ai eu aucun bruit parasite en provenance des disques.
Au bas de la descente, on reprend un bout de nationale et en raison du vent de face, nous décidons de prendre des relais. Sur cette portion de route légèrement montante, le vélo semble moins facile qu’un Tarmac SL7 équipé de roue Roval Rapide CLX. C'est sur les faux plats descendants que c'est le plus visible. Même en mettant du braquet, au-delà de 40km/h, on sent que le vélo manque d'allonge par rapport à un vélo aéro. Sans forcément butter totalement, il lui manque un petit quelque-chose.
Et ce ne sont pas les deux gaines qui dépassent au niveau de la douille de direction qui freinent l'Aethos. Non, ce vélo est moins aéro qu'un Tarmac et associé à des roues basses, arrivé à plus de 40km/h, la différence de pénétration dans l'air se ressent.
Sur un long faux plat présentant des pourcentages maxi de 3%, le vélo permet de facilement garder un bon rythme. La descente qui suit est une succession de virages serrés à travers les oliviers. Tel un skieur de descente, on joue avec le vélo pour se jeter sur le prochain virage qui demande des trajectoires précises. Le grip des Turbo Cotton met en confiance et je prends de plus en plus l’habitude du vélo, me permettant de passer de plus en plus vite dans chaque enchaînement de virages.
L’Aethos est ici plus facile sans doute pour un non descendeur qu’un Tarmac SL7 qui est ultra précis mais demande un pilotage tout aussi précis. Il permettra au cycliste qui n’est pas très à l’aise dans les descentes de se sentir sans doute plus en confiance.
La dernière montée vers le désert des Agriates est longue de 6km avec 4% de moyenne sur un excellent revêtement. Que l’on grimpe assis ou en danseuse, je prends du plaisir. Chaque passage en danseuse permet de ressentir la légèreté du vélo et ce côté coup de raquette du triangle arrière.
L'idéal est, si possible, de conserver du couple avec un bon braquet pour conserver une bonne vitesse. Mais si les forces viennent à vous manquer, vous pourrez utiliser un petit développement et tourner les jambes sans ressentir vraiment que le vélo vous plante littérallement sur le bitume. Le cadre conserve toujours ce petit côté élastique fort agréable mais aussi un confort appréciable au bout de plus de 200 kilomètres de route.
Si l'on conjugue fatigue du cycliste et mauvais revêtement, un vélo très rigide peut vite devenir un instrument de torture.
Pour le retour à l’hôtel, reste 20km où l’on traverse le désert des Agriates, succession de petites montées et légères descentes, mais vent de face. Il faut s’employer pour maintenir une bonne vitesse. Sur la toute dernière partie, la descente est plus pentue avec de bons bouts droits. A l’approche des 60km/h, contrairement à un vélo aéro, on sent le vélo « buter » là où un modèle aéro continue à prendre de la vitesse. Si la pente est inférieure à 8%, il faut pédaler. A ces vitesses où la pénétration dans l'air est primordiale, le cadre moins aéro et les roues basses sont sans doute pénalisantes pour accroître sa vitesse. En contrepartie, même avec du vent, le vélo reste parfaitement stable et on est jamais surpris par une rafale.
Etant plutôt bon descendeur, j’ai vraiment pris du plaisir avec cet Aethos à enchaîner les virages. Mais il faut, en raison de sa légèreté et de son comportement légèrement moins précis à très haute vitesse, appréhender ce vélo. Une fois le mode d'emploi assimilé, l'Aethos est très facile à emmener et à balancer de virages en virages.
Bilan

Oui, le bilan est flatteur, très flatteur même et ce n'est pas faute de lui avoir cherché des défauts, hormis son tarif. Specialized, une fois de plus, ne s'est pas loupé, pour autant que l'on considère ce vélo pour ce qu'il a été conçu. Ce n'est pas un vélo aéro, ce n'est pas non plus "l'arme absolue" pour les coursiers.
A sa présentation l’Aethos m’est apparu comme un ovni que je ne savais pas vraiment où placer. Mais avec le Tarmac SL7 qui est venu prendre la place du Venge tout en restant léger mais clairement orienté compétition et coureurs puissants, l’Aethos vient, finalement, remplacer un ancien Tarmac tout en se montrant encore meilleur.
Un vélo parfait pour rouler entre copains, faire des cyclosportives et même aller faire les pancartes à l'entrée de chaque village. Il s'adresse à ceux qui, comme moi, sont à des années lumières des qualités physiques d'un professionnel, mais qui aiment grimper des cols pour le plaisir... même si ce plaisir est souvent long et douloureux... mais toujours avec la satisfaction d'avoir réussi à se hisser au sommet.
Pour un cycliste aux performances moyennes comme moi, l’Aethos est sans aucun doute le vélo le plus adapté. Même si mon cœur et mon amour des beaux vélos me ferait plus nettement pencher pour la ligne d’un Tarmac SL7, la raison me fera plutôt acheter un Aethos, avec lequel je ne roulerai sans doute pas beaucoup moins vite sur le plat -quitte à l’équiper de roues de 50mm par exemple pour les sorties tout juste vallonnées – mais qui permet de rouler tout le temps, sur tous les parcours, sans se poser la question de savoir si le vélo sera ou pas adapté à tel col ou à un fort vent.
L’Aethos est véritablement un vélo à tout faire, agréable en toutes circonstances qui ne demande pas de capacités physiques hors normes pour en tirer parti. Alors oui, cette version S-Works est chère, mais les versions Pro et Expert permettent de leur côté d’avoir un vélo qui reste léger avec des prix plus accessibles.
Bien sûr, le choix parfait, si vous en avez les moyens, restera un Tarmac SL7 + un Aethos. Mais si votre bourse est limitée (comme 95% des cyclistes) et que votre potentiel physique n’est pas celui d’un coureur Elite, l’Aethos remplit parfaitement son rôle. Certes, le design est moins flatteur qu’un vélo aéro, mais il vous emmènera partout, sur tous les types de route, en restant facile et confortable.
Crédit photos : Pauline Ballet pour Specialized






































































































































Marc mardi 27 octobre 2020, 09:53
Haha Guillaume, tu as compris pourquoi en Corse on met des braquets adaptés, il n'y a pour ainsi dire jamais de plat, ça monte ou ça descend et ça tourne tout le temps.
Certes, le col de Teghime est assez difficile mais il y a encore plus dur. De mon côté, j'ai 50x34 et 11/30 et je suis grimpeur.
Pour revenir à ce vélo, j'aime bien sa philosophie, mais comme tu l'as précisé, le prix est stratosphérique! Tant mieux pour ceux qui peuvent se le payer.
Et l'autre gros défaut selon moi, surtout sur ce type de vélo, est la cassette qui démarre à 10 dents, pourquoi Sram s'entête à ne pas sortir une 11 dents avec ce groupe?
Par curiosité, est-ce que tu as souvent mis le 48x10?
Bonnal mardi 27 octobre 2020, 10:13
Bref un vélo destiné a un cyclo et non pour un vrai coursier..avec des watts !...
le Sboob mardi 27 octobre 2020, 10:36
Quand on fait simple et beau....
Ce reportage donne envie. Merci
arnaud mardi 27 octobre 2020, 11:15
Merci guillaume pour ce chouette reportage, ça donne envie d'aller parcourir les routes de corse, tu nous gâtes après le reportage sur Origine
Petite question pour toi, tu aurais le budget tu partirais sur ça ou un titane / acier sur mesure ? Vu le billet d'entrée, on a un haut de gamme sur mesure fait par un artisan renommé qui peut avoir un usage hybride.
Car j'ai beau trouver cette machine belle et racée je me dis qu'on reste quand même sur un carbone de grande série qui n'a pas le prestige et la qualité d'un acier d'excellente facture ou d'un titane.
grichka mardi 27 octobre 2020, 14:21
Sinon, disponible dans combien de trimestres?
the_laurentz mardi 27 octobre 2020, 19:12
Bonsoir
Merci Guillaume pour ce reportage. Il confirme ce que j'avais perçu lors de la présentation du vélo et lors des discussions avec mon velociste. A savoir un velo moderne, adapté à ma pratique et à ma condition, moi qui ne fait pas de compet, quelques cyclos et beaucoup de D+ à faible allure !
Du coup mon Aethos Expert est en commande !
@grichka : prévu pour février mais mon velociste est confiant pour l'avancer
Robert Stéphane mardi 27 octobre 2020, 19:38
Bonjour,
Les prix s'envolent. Ils espèrent en vendre à un tel prix.
Cdt
Gabo mardi 27 octobre 2020, 19:55
Guillaume les version expert et pro plus "accessibles" avec des prix respect ement à près de 6000 et 8000€ vous appelez ça accessible !? Mais on marche sur la tête avec leur tarifs.
Vouic mardi 27 octobre 2020, 20:03
C est qd même un gros retour en arrière. Un vélo à 6,7kg à 11000€ . Je suis euroscepdisque. Il y a 2 ans personne n aurait mis autant d argent sur un vélo si lourd av ce profile cyclo argenté.
tguillaume mardi 27 octobre 2020, 20:27
Les versions Pro et Expert sont un rien moins cher mais aussi légèrement plus lourde ! Je suis content d'avoir mes 2 Tarmac SL6 en patins, ils sont légers et joueurs comme tu le décrits avec un poids très contenu (6,8kg et 7,3kg) accessoires inclus !
Guillaume [Matos Vélo] mardi 27 octobre 2020, 20:37
Gabo, j'ai noté "plus accessibles", pas seulement "accessibles", ce qui fait toute la différence.
Djack mardi 27 octobre 2020, 20:59
Si il été avec un cadre droit ou un mini slooping a voir car c est tout a fait le velo que j aime car je suis un cycliste moyen Guillaume merci pour ce reportage et les photo Félicitations Long living rock n roll
lululenantais mercredi 28 octobre 2020, 01:17
Belle pub pour ce spécialized Aethos destinés donc aux cyclos cherchant du confort pour le prix et le poids d'un vélo de course haut de gamme , genre PINARELLO F12.
Il est quand même surprenant d'être revenu à des pneus de 26 alors que "ingénieurs" et "specialistes" nous vantent depuis plus d'un an le meilleur rendement ( tenue de route et confort) des gros pneus de 28 à 32..en nous expliquant aussi que par sécurité, ils sont plus adaptés aux freins à disques.
Les arguments des services communication des gros fabricants sont décidément difficiles à suivre.
Pour les fans de SPE,pour beaucoup moins cher on peut racheter un tarmac sl6 d'occasion et le monter light. Cela reviendrait un peu au même.
michel mercredi 28 octobre 2020, 06:53
Le vélo c'est un peu comme le vin. Les connaisseurs savent trouver du très bon à un prix raisonnable, les autres achètent l'étiquette qui est sur la bouteille d'un vin qui sera très bon, moyen ou pas terrible. Dans le cas où le choix est la marque il sera important qu'elle soit bien visible sur le produit. Non?
Hervé42 mercredi 28 octobre 2020, 11:35
Bonjour Guillaume et merci pour cet essai détaillé.
Mais je m'interroge... Peut-être sauras-tu répondre à mes questions ?
En effet, si le public visé est le cycliste "non compétiteur" qui recherche du confort et un vélo "vivant", pourquoi - si on reste chez Spécialized - le Roubaix ne conviendrait pas ?
Le Roubaix est très confortable, relativement dynamique lorsque l'on relance en danseuse et même s'il est plus lourd que l'Aéthos ce n'est pas une "enclume" pour autant.
Toi qui as essayé le dernier Roubaix, qu'en penses-tu ?
Par avance merci.
Guillaume [Matos Vélo] mercredi 28 octobre 2020, 12:05
Hervé42, certains cyclistes veulent absolument un vélo léger et sans prise de tête. A ce titre, le Roubaix, bien que très dynamique et confortable, peut être un frein, entre son poids (bien que contenu) et la nécessité de l'entretien du système d'amortissement.
Celui qui va affronter régulièrement la montagne trouvera sans doute plus son bonheur avec l'Aethos. En revanche, pour le cycliste belge ou du Nord qui veut de temps en temps aller sur les pavés, clairement, le Roubaix sera plus adapté. Tout est question de terrains mais aussi de préférences.
Jack57 mercredi 28 octobre 2020, 18:09
@Hervé42. La géométrie n'est pas la même (cf. ratio stack/reach). C'est qui m'a fait choisir le Roubaix en l'occurrence, bien que j'aime affronter régulièrement la montagne.
Rom73 mercredi 28 octobre 2020, 22:20
En lisant cet essai / reportage, finalement j'ai l'impression de retrouver sur cet aethos un peu la même philosophie et le même ressenti que chez origine (toutes proportions gardées vu la différence de taille du fabricant...) ;
un cadre sobre, épuré ;
pas d'intégration complète pour garder les avantages d'un cintre classique ;
un triangle arrière élastique (exactement ce que je ressens sur mon axxome 2 gtr) qui permet d'exploiter le vélo à 200W ;
la seule différence, le prix...et le petit drapeau bleu blanc rouge sur le wishbone !
grichka mercredi 28 octobre 2020, 22:48
Sinon, disponible dans combien de trimestres?
Parce que depuis quelques mois, les présentations de vélos non disponibles avant plusieurs mois sont légions.
@Hervé42 : une boutique Spé a voulu me faire la vente récemment sur un Roubaix. Pas de problème, selon le vendeur, en montagne avec une direction qui pompe. Permets moi d'en douter... J'ai trouvé cet effet particulièrement désagréable avec un VTT sur des secteur bitumés
Florent16 jeudi 29 octobre 2020, 08:25
Bonjour Guillaume. Sinon à quand un article pour parler des pratiques commerciales « foireuses »de Spe qui augmente tout ses prix de 300-500€ par velo ! Et ce même lorsque le vélo est commandé !!! Ou comment essayer de compenser les pertes du confinement sur le dos des clients ?! Ou peut-être ne trouvaient ils pas leurs vélos assez bon marché !! Pas assez cher on fils...
grichka jeudi 29 octobre 2020, 09:10
@ Florent16 : effet Sagan et Alaphilippe?
solochris74 jeudi 29 octobre 2020, 20:02
bonsoir a quand un essai d un giraglia fait a bastia
Tom jeudi 29 octobre 2020, 22:39
Des vélos a 12000€ et plus, on marche sur la tête. En attendant il y en a qui dorment sous les ponts, mangent aux restos du cœur. Il y a vraiment comme un manque de respect. Meme si chacun est libre de faire ce qu'il veut, ca sert a quoi de claquer autant de tunes dans un vélo.? Plus cher qu'une moto !!
grichka vendredi 30 octobre 2020, 08:33
@Tom : A quoi ça sert de claquer autant de tune dans une Audi, BMW, Mercédès? Une Dacia te rend le même service pour aller d'un point A à un point B.
Tom vendredi 30 octobre 2020, 09:00
@grichka, si t'as envie de parler voiture tu vas causer sur un forum voiture. Ta comparaison n'a aucun rapport si ce n'est de t'en prendre à moi..
Tom vendredi 30 octobre 2020, 09:05
@grichka
Au fait tu routes en Dacia toi pour faire une telle réponse qui n'a aucun rapport avec le prix d'un vélo ? J'espère que tu montres l'exemple et donc que tu roules en Dacia. Fini les Renault, Peugeot, Citroën et autres marques alors . Tout le monde en Dacia.
grichka vendredi 30 octobre 2020, 13:11
@ Tom : exemple qui te dérange, on se demande bien pourquoi. Trop de justesse?
Si quelqu'un veut se faire plaisir et peut s'acheter un vélo à 12000€ je ne vois pas où est le problème. Si un autre veut s'acheter un Van Rysel, je ne vois pas où est le problème. Avec mon Time je me suis déjà fait mettre minable par des b'twin, et même par un VTT.
La semaine je roule avec une C3 commerciale.
Satisfait?
Tom vendredi 30 octobre 2020, 19:08
Avec un C3 commercial en semaine donc pour le travail ? Et le véhicule perso c'est aussi C3 commercial ? Mais pour tout avouer tu pourrais rouler dans une brouette crevée que ça me serait égal. Sinon trop de justesse pour moi tu trouves ? Alors viens je t'emmène avec moi dans 2 semaines en Afrique où je repars faire de l'humanitaire. Ca t'aidera peut-être a comprendre qu'il y a mieux a faire qu'acheter un vélo avec 12 000€. Ma décence tu connais où trop de justesse ?
Tom vendredi 30 octobre 2020, 19:09
la décence je voulais écrire et non ma décence.
Manu dimanche 1 novembre 2020, 09:47
Tu as raison Tom, vas acheter un vélo à 1000€ et fais don du reste aux restos du coeur !
Tom dimanche 1 novembre 2020, 16:56
"Tu as raison Tom, vas acheter un vélo à 1000€ et fais don du reste aux restos du coeur !"
Oh manu, comment tu vas ?? Oh manu tu descends ?
Et toi manu, tu donnes?
Tom dimanche 1 novembre 2020, 16:57
"Tu as raison Tom, vas acheter un vélo à 1000€ et fais don du reste aux restos du coeur !"
Oh manu, comment tu vas ?? Oh manu tu descends ?
Et toi manu, tu donnes?
Alain Vignalet samedi 14 novembre 2020, 14:40
Bravo pour la qualité de cet article.
Merci pour ton travail qui donne des informations que l'on ne trouve que très rarement ailleurs.
Par exemple lorsque que tu évoque le niveau de puissance adaptée à l'utilisateur.
Allez mercredi 18 novembre 2020, 11:55
Bonjour.Ce vélo est splendide et est réservé à une clientèle élitiste mais passionnée..On peut voir le verre à moitié vide et se dire qu'un vélo comme cela n'est pas raisonnable du point de vue mercantile mais également d'une efficacité qui dépasse la majorité des pratiquants mais en voyant le verre à moitié plein je dirais que ces vélos permettent de faire évoluer toute la gamme.Les technologies employées sur les haut de gamme sont généralement transposées tôt ou tard sur des vélos plus accessibles..Pour le bonheur de pratiquants moins fortunés..Et puis il faut bien rêver un peu,désirer aussi...
JS Roy samedi 28 novembre 2020, 04:24
Bravo pour le compte rendu. Je songeais à remplacer mon tarmac SL5 monté Udi2. Comment le Aethos (Pro) se compare t’il au Tarmac SL5 selon vous?
Guillaume [Matos Vélo] mercredi 2 décembre 2020, 10:56
Je n'ai malheureusement jamais roulé sur un Tarmac SL5.
Pascal samedi 15 janvier 2022, 22:26
Bonjour,
Comment est il par rapport à un Tarmac sworks sl6 disc ?
Pascal
Dominique lundi 21 février 2022, 23:15
Bonjour Guillaume je suis sur le point d'acheter un Aethos s-works j'ai vus sur un site il n'est pas autorisé le vélo en compétition vue le poids pourrais tu me confirmer metci .
Guillaume [Matos Vélo] mardi 22 février 2022, 08:31
Dominique, en version la plus light, oui, mais il suffit que le vélo soit au-dessus des 6.8kg et il peut être utilisé en course sans aucun problème.
Reno B. mercredi 21 septembre 2022, 12:36
@JS ROY Ce sont des vélos assez différents, le poids sera similaires au final mais l'aethos aura l'avantage des freins a disques. En terme de comportement l'Aethos est plus facile et "souple", moins sec qu'un sl5 très typé course.
@Pascal Pour moi le sl6 était le meilleurs compromis offert par specialized, ce vélo était bon partout, sur du long, du court en montée et en descente. L'aethos est un peu plus confortable, mais au détriment de sa capacité à descendre. Sur le plat le sl6 maintenait plus économiquement la vitesse.
En espérant vous aidez un peu dans vos futurs choix.