Des roues plus lourdes
A l'heure où tous les constructeurs de roues tentent d'alléger toujours plus leurs modèles, l'adoption des freins à disques impose un surpoids de 100g au moins...sans les disques.
Le seul exemple que nous ayons vraiment pour comparer est là Zipp 303 qui est disponible à pneus et boyaux, pour freins à patins ou à disques. Les versions à disques pèsent 100g de plus puisque le rayonnage doit encaisser les nouvelles contraintes. Ainsi, alors que les versions standards sont équipées de 18 rayons à l'avant et 24 à l'arrière, les versions à disques sont munies de 24 rayons avant et arrière.
Rayonnage croisé avant et arrière alors que sur des roues pour étriers traditionnels, le rayonnage est droit à l'avant. Un rayonnage croisé qui impose l'utilisation de rayons un peu plus longs. Et à cela, il faut ajouter les 100g minimum de chaque disque. Nous voilà donc avec des roues plus lourdes d'au moins 300g la paire.
Des cadres plus lourds
Les contraintes des freins à disques imposent de renforcer de façon notable les cadres et fourches. Des renforts préjudiciables au gain de poids comme toujours à l'heure où les coureurs et équipes sportives militent pour un abaissement du poids limite UCI sous les 6.8kg actuels.
Ces contraintes demandent aussi des cadres plus rigides. Plus rigides et donc moins confortables et moins de filtration des vibrations.
Un produit poussé par les constructeurs, pas par les coureurs
Habituellement, les coureurs sont plutôt favorables aux nouveautés si elles leur apportent un bénéfice. Que ce soit de meilleurs performances ou un meilleur confort.
Mais dans le cas des freins à disques, ce sont clairement les marques qui fabriquent ces composants ou qui ont développé des vélos équipés de ce système qui poussent auprès de l'UCI pour qu'elle modifie son règlement. Car ces marques savent que l'adoption des freins à disques par le grand public passera obligatoirement par une visibilité chez les pros.
Mais les coureurs pros n'y voient pas grand intérêt. Pour les raisons citées plus haut tout d'abord (augmentation de poids), puisque un coureur équipé de freins à disques se trouverait inévitablement pénalisé dans la montée d'un col par rapport à un concurrent resté avec de simples étriers.
Mais aussi parce-que les étriers de freins actuels procurent déjà un freinage très puissant, même sous la pluie. Les coureurs sont habitués et arrivent à obtenir des décélérations maxi proches des limites d'adhérence d'une pneumatique ou d'un boyau. Même si sous la pluie, cela demande plus de doigté et d'habitude.
Idem côté mécanos. Changer une roue munie de disques en course est plus long qu'une simple roue à étriers. Et quid des assistances neutres comme Mavic. Elles doivent déjà jongler entre les roues avant et arrière, les roues en Campa, Shimano et SRAM. Elles devraient donc en plus avoir des roues équipées de disques (et du bon standard utilisé par le coureur à dépanner).
Des questions de sécurité à régler
Mais la principale priorité de l'UCI semble être la sécurité. On ne compte plus les mécanos qui se sont légèrement blessés sur un disque en atelier.
Une roue tourne à peu près à 500tr/mn à 60km/h. Imaginez dans un emballage final tortueux avec les freins portés à plus de 100°C si une chute intervient !
Un disque 500tr/mn porté à 100°C sur lequel des coureurs tomberaient pourrait être dramatique. Boucherie garantie !
Je doute que les coureurs soient près à ajouter ce risque à la déjà longue liste des risques inhérents à leur métier.
Mais en plus du problème de blessures, il faut aussi évoquer les différences de freinage au sein d'un peloton au cas où certains coureurs seraient équipés de disques et d'autres d'étriers. Comme souligné un peu plus haut, sous la pluie, les freins à étriers sont puissants et freinent déjà forts mais demandent un léger temps de réponse le temps que la piste de freinage soit asséchée.
On imagine bien les problèmes dans un peloton si certains coureurs sont équipés de disques et d'autres non. Les freins à disques sont opérationnels immédiatement. Les coureurs arrivant derrière avec un freinage traditionnel et surpris par un freinage brusque s'empileront sans doute sur les premiers. D'où un risque accru de chutes.
Bilan
Les freins à disques ne sont pas en soi une mauvaise solution, mais sans doute pas encore adaptée aux contraintes de la compétition, notamment du côté sécurité et de leur réel apport par rapport aux solutions de freinage actuelles.
Je pense qu'en course, de trop nombreux problèmes existent pour qu'ils s'imposent rapidement. Dangerosité en cas de chute, multiplication des standards rendant les roues non interchangeables...
En revanche, du côté de certains usagers comme les cyclotouristes ou des cyclosportifs n'étant pas amenés à changer de roues, le gain de confort d'un freinage à disque peut être intéressant. Mais c'est à mon sens une technologie qui restera de niche sur la route.

aymeric samedi 12 juillet 2014, 09:35
"assistances neutres comme Mavic. Elles doivent déjà jongler entre les roues avant et arrière, les roues en Campa, Shimano et SRAM" Je ne comprends pas... Maintenant qu'ils sont tous en 11V, les 3 marques sont compatibles, enfin il me semble.
yannick samedi 12 juillet 2014, 09:37
Un parti pris bien rétrograde.
Guillaume [Matos Vélo] samedi 12 juillet 2014, 09:55
Non. Campa et Shimano pas compatibles.
Ugaki samedi 12 juillet 2014, 11:07
Facile de faire un article à charge sans prendre en compte les côtés positifs !
J'adore le passage sur les disques tueurs : c'est "Massacre à la tronçonneuse dans le peloton !!!
cela discrédite tout l'article qui ne vaut pas un coup de cidre ...
Quand à la prise de poids des roues et du cadre, c'est carrément risible !!!
Un peu plus et je m'attendais à la fin de l'article à trouver un plaidoyer pour revenir au pignon fixe lors de l'ascension des Alpes ... LoL
Guillaume [Matos Vélo] samedi 12 juillet 2014, 11:23
Ce n'est pas un article à charge mais la réalité pour un usage chez les professionnels.
Tous les pros et l'UCI craignent les dégâts en cas de chutes.
La prise de poids sur les roues et cadres est bien une réalité par rapport aux modèles actuels. Il suffit de comparer les roues et cadres qui existent pour les deux types de freinage.
Serge samedi 12 juillet 2014, 11:37
@Ugaki
"cela discrédite tout l'article qui ne vaut pas un coup de cidre ..." Pourquoi?
"Quand à la prise de poids des roues et du cadre, c'est carrément risible !!!" Idem..
Difficile d'engager un débat sans aucun argument..
Cet article n'est qu'un exposé de faits objectifs. Encore hier, j'ai vu un coureur du Tour tomber et se cogner l'épaule sur la fourche de celui qui le suivait. Ajoutez un disque en plein freinage et ça donne une belle tranche de gigot. Ça me rappelle les roues Spinergy à 4 branches, que les coureurs avaient surnommées "les coupe-doigts".
Phil samedi 12 juillet 2014, 13:38
@Ugaki
Cet article montre objectivement les plus et moins d'un nouveau système. Et je trouve que l'analyse est pondérée et argumentée. Si le frein à disque est un "gadget" marketing dont l'utilité n'est pas évidente, il faut le dire. Sur un vélo de route, le gain avec un tel système est marginal pour une utilisation courante voire intensive. Avec les étriers classiques actuels, des jantes propres et de bons réglages, on freine bien.
Bravo à Guillaume pour le travail fourni. Ce n'est pas un gourou et il laisse le lecteur à son libre arbitre.
Did samedi 12 juillet 2014, 13:45
Je suis 100% d'accord avec cet article qui tombe sous l'évidence au sujet du poids, des dangers des disques, et du changement des roues. Aucune utilité d'avoir des freins à disques quand aujourd'hui nous avons des roues et des patins très performants.
sarto samedi 12 juillet 2014, 16:21
Comme dit dans l'article, les disques pourront satisfaire les cyclotouristes et autres qui freinent beaucoup dans les descentes de cols de manière à ne pas prendre de risques. Cela évitera l'échauffement des jantes et donc des pneus ou boyaux, d'où parfois des éclatements.
Ugaki samedi 12 juillet 2014, 16:44
Comme vous voulez, je prends les paris ...
C'est un débat complètement rétrograde qui nous ramène plus de 20 ans en arrière avec l'apparition des disques sur les VTT de cross-country et regardez maintenant, plus de freins à patins même sur les vélo de compétition UCI ...
Pour le poids, on fait en VTT des roues artisanales sur-mesures pourtant bien plus costaudes et au même poids que des roues de route (en alu ou en carbone, à boyau ou à pneu) ; renseignez vous précisément et regardez les poids des freins hydrauliques montés sur les vélo de XC de compétition avec des étriers et des leviers en composite (il existe même des disques en carbone au poids négligeable).
Bref, vous verrez que dans 5 ans, on ne verra plus de freins à patins (qui ne freinent pas sous la pluie avec des jantes en carbone) que sur les vélo de route bas de gamme.
Sans compter l'usure des freins à patin qui bouffent les jantes ! Et des jantes en carbone, cela coute un bras !
Que vaut-il mieux, changer une jante en carbone ou des garnitures pour disque ?
Et il ne faut pas oublier que les pro sous contrat roulent avec ce qu'on leur donne ! Si les marques veulent lancer du disque pour renouveler leurs gammes, tous les pro rouleront avec des vélo à disque qui feront le poids UCI sans peiner.
Quand au danger, c'est vrai qu'il y a des accidents graves avec des disques tous les WE sur les pistes de VTT ... C'est plus risible qu'autre chose ...
dudu99 samedi 12 juillet 2014, 16:45
trop complique a freiner avec des freins a disque surtout avec des cadres rigides, bon pour le vtt et le cyclo cross mais sur la route je pense danger combien pourra t'on voir des velos se coucher de l'avant car pas de suspension a+
Kipukipet samedi 12 juillet 2014, 18:26
@ ugaki : la comparaison avec le vtt n'a pas vraiment de sens... Sinon on peut faire le même raisonnement avec les fourches suspendu, bientôt dans sur route ? Pas crédible.....
Les freins à patins sont largement suffisant, même en carbone sous la pluie. Comme dit dans l'article, les pneus ou les boyaux perdront toujours leur adhérence avant d'arriver à la limite des freins.
sylvinho samedi 12 juillet 2014, 21:51
Cet article semble animer les discussions ;)
)
Il nous faut cependant un minimum d'arguments pour y répondre ou intervenir.
Tout d'abord, la question du poids me semble obsolète tant il est désormais courant de voir des cadres sous les 1000g (Colnago avec le V1-R, Cervelo R3, Kuota Kom, Canyon Aerod...) C'est juste ajouter du poids d'un coté pour en retirer de l'autre.
On sait que la norme UCI est à 6,8km et que celle-ci est largement au dessus de ce que l'on peut produire en terme de vélo et désormais une grande partie des professionnels roulent avec leur SRM. On peut même se demander si les mécanos n'ajoutent pas du poids tant il est étonnant de constater que certains montages ne sont pas sous la barre des 6,8kg. (mon ancien cadre Kuota Kom+sram red+roue artisanales+cintre/potence3T+pédale Kéo blade et le tout était sous les 6,5kg)
Ensuite cet ajout de poids est plus bas qu'un étrier de frein classic, et je pense que l'on gagne en ayant un centre de gravité un peu plus bas.
Quant à grimper plus vite en retirant 300g à son vélo me semble quelque peu erroné. Le vélo, on ne le porte pas sur son dos; bien heureusement. (Je ne dis pas que 1 ou 2kg supplémentaires ne joueraient pas) Les coureurs perdent beaucoup plus de temps en roulant maillot grand ouvert quand on sait les efforts fournis par les constructeurs pour gagner des 1/10ème de watt en gains marginaux.
Le poids a aussi été un contre argument lors du passage du dura ace au D.A Di2 (70g de différence constaté sur ce même site) et pourtant, que d'avantages semble-t-il à avoir un groupe électrique. (bien que je n'en ai pas
Et un kit oreillettes, combien cela pèse-t-il ? ;)
On peut aussi ajouter concernant le poids que les coureurs actuels n'ont plus ni à porter leurs boyaux de rechanges, pompes et tout le "toutim"; Et j'ai cru comprendre qu'à une époque il n'avait pas non plus d'assistance autorisée.
J'en viens donc à la question de l'assistance Mavic. Effectivement le casse tête de la compatibilité des composants se pose. Et pas que pour eux d'ailleurs, "les rouleurs du dimanche" en seront aussi pour leurs frais. Cependant la multiplicité des "standards" est aussi une démarche commerciale.
Certes il y a des différences quant aux choix technologiques, cependant l'UCI pourrait toujours imposer un diamètre et une épaisseur normée pour les disques.
Il reste que Mavic offre un service assistance car je pense que cela rapporte aussi de l'argent à l'organisateur des courses...enfin bon.
Ce qui est du cadre plus rigide car plus lourd, rien ne le prouve en ce qui me concerne. Un cadre très léger peu s'avérer être "une barre à mine". Les constructeurs sauront faire grâce de ces évolutions. Et de toutes manières, un bon vélo est avant tout un bon accord cadre + roues. Et les roues ainsi que le choix des pneus joueront sur le confort global. (question soulevée lors du test des pneus continental GP GT 25mm)
Coté qualité de freinage, je n'ai pas eu l'occasion de rouler avec des freins à disques route, mais l'on rapporte que la précision serait plus grande, la qualité du freinage sur route humide et donc aussi sur "jantes" humides est plus performante.
Et pour ce qui est des différences de freinage au sein du peloton... Lorsque l'on voit un Thor Hushovd descendre en comparaison d'un Andy Schlek, la question devrait déjà être posée, non ? ;))
Par rapport à la sécurité et les mécanos qui se blessent... passons. Disons qu'avec l'habitude et une paire de gants, tout sera réglé. Pour ce qui concerne les chutes collectives il semble effectivement qu'il puisse y avoir des risques mais j'avoue ne pas être très éclairé sur la question.
Mais se prendre les doigts dans des rayons en carbone ou acier n'est -il pas aussi dangereux?
L'avènement des cadres en carbone a aussi soulevé la question de la résistance de ce matériau, la manière dont il se brisait et des morceaux, échardes qui pouvaient en découler...
Le bilan que j'en fais est qu'il me semble que nous en somme encore aux freins à tambour version vélo et que l'on se bride à passer aux freins à disques. C'est une évolution qui a déjà eu lieu dans le VTT.
Et que coté réglage il n'y a pas à retendre/ resserrer ses freins plusieurs fois dans la saison.
Je suis pour cette avancée technique et cela doit se voir dans ce commentaire. Ensuite j'essaie d'être pragmatique. Peut-être que cette évolution ne sera effective que pour les cyclos...
Nous verrons bien; en tous les cas j'attend avec impatience plus de choix et "bave" déjà devant la version à disques du V1-R de Colnago
lifelion samedi 12 juillet 2014, 22:59
Ce qui devrait prévaloir, c'est la sécurité des coureurs et indirectement celle des coureurs du dimanche qui achètent le même matériel.
Je trouve les arguments de sécurité discutables. Dans l'ensemble les revues sont assez positives sur la qualité du freinage, plus rapide, plus facile à doser etc.
Si un coureur est isolé et qu'un chien traverse subitement, un freinage à disque est un avantage. Dire qu'en peloton, le freinage est trop efficace et que cela constitue un inconvénient par rapport aux autres systèmes de freinage est une étrange façon de voir le problème. Avec ce même raisonnement, on pourrait justifier qu'il faut imposer le freinage avec le pied au sol pour que tout le monde soit sur un même pied d'égalité. Chacun prend ses responsabilités.
L'argument du danger de coupure est plus valable. Peut-être que les disques peuvent être entourés d'un écran de protection? Ça ne me paraît pas insurmontable.
L'argument de l'augmentation de poids ne vaut rien si le gain en sécurité est démontré et ne vaut rien également si l'on maintient la limite de 6,8 kg.
Un argument oublié dans l'article mais relevé plusieurs fois dans les commentaires est que le freinage sur jante use celle-ci. La jante doit déjà supporter l'échauffement du pneu. Il n'est peut-être pas judicieux d'y ajouter l'échauffement du freinage surtout pour une jante carbone. A force d'être usée une jante peut finir par lacher.
Je suis cependant d'accord sur le fait que cela ne va percer tout de suite. Il faudrait pour cela que les promoteurs s'accordent sur un standard et un système qui permette une réparation rapide en course.
Jean Marc dimanche 13 juillet 2014, 02:09
Les freins à disques vont fatalement se généraliser commercialement, la sécurité passe au second plan. Les cyclotouristes n'auront pas d'autres choix que de changer, une fois de plus, de vélo pour avoir du matériel de qualité. Efficace ou pas, il me faudra quelques milliers de km pour me rassurer sur leur efficacité, car, après plus de 35 ans avec des étriers, peut on passer sur des disques facilement ?
Phil dimanche 13 juillet 2014, 15:30
@Jean Marc
Je fais le pari inverse. Ils pourraient se développer mais pas se généraliser. Pour toutes les raisons vues dans les interventions. Les marchands de vélo répondent à des demandes. Et tout le monde ne demande pas un truc qui confine à un effet de mode et un quasi gadget.
Et faut parler de l'entretien et de l'hydraulique ... rien à voir avec un cable que tout le monde peut inspecter et changer.
Des fois le plus simple reste le plus efficace et le meilleur !
DJ dimanche 13 juillet 2014, 18:48
Pour le poids des roues, un disque c'est 60gr (hope) (et c'est du poids ajouté au centre donc pas grave, par contre on pourra en gagner sur la jante)
Pour le disque a 100° en sprint, comment veux tu? dans une descente de col peut être, mais ils ne s’amusent pas a faire chauffer les freins durant un sprint...
Depuis le nombre d'année que c'est dispo en vtt, qui a déjà vu un blessé par un disque ?(autre qu'un mec qui met pied a terre après une descente et qui appuie son molet sur son disque chaud)
Pour l'avis des mécano des équipes pro, on s'en fou et les fabriquant s'en foutent aussi. Ils sont tjr réticent a quelque chose qui va changer leur métier (et c'est normal). Puis ils ne font qu'utiliser ce qu'on leur donne
Rogn. lundi 14 juillet 2014, 07:19
Guillaume : "Non. Campa et Shimano pas compatibles."
Si, depuis la généralisation des cassettes 11v on peut utiliser une cassette Campa avec une transmission Shimano ou sram. Ca fonctionne parfaitement chez moi avec du Di2.
L'inverse fonctionne aussi bien sûr...
Guillaume [Matos Vélo] lundi 14 juillet 2014, 10:58
Ce qui est valable pour le VTT ne l'est pas pour le vélo de route, notamment en compétition. Les pneus sont plus larges en VTT et peuvent donc supporter les contraintes supplémentaires, ce que ne peut pas un pneu de mm de large.
Et rares sont les courses VTT où les coureurs se retrouvent à 200 collés les uns aux autres avec de petits freinages incessants pour adapter la vitesse et faire face aux nombreux coups de freins d'un peloton.
Reste que les coureurs ne sont pas foncièrement demandeurs. C'est l'industrie qui veut pousser les freins à disques et non l'inverse. Les coureurs ne voient pas un réel intérêt puisque même avec des roues carbone et sous la pluie, les freins à étriers sont déjà très puissants. C'est la largeur de boyaux qui limite l'adhérence sous la pluie et donc, un frein à disques ne freinerait pas mieux qu'un étrier à patins.
Ugaki lundi 14 juillet 2014, 14:33
Il faut arrêter de dire que l'entretien des systèmes hydrau est compliqué.
Si on prend des marques et des modèles reconnus pour leur fiabilité, il y a bien moins de problème de réglage avec du disque qu'avec de l'étrier à patins qu'il faut re-régler après chaque sortie parce que cela frotte, sans parler des jantes salies par la gomme et les merdes de la route.
Franchement, j'ai trois vélo équipés de disques pour trois équipés de VB ou étriers de route ; les disques, je n'y touche sérieusement qu'une fois par an alors que les étriers route ou les VB, je suis tout le temps dessus pour les remettre en ligne (alors qu'il y a un rattrapage automatique de l'usure des plaquettes sur les freins hydrau).
Et les fameuses purges qui font peur au routiers, je n'en fait qu'une tous les deux ou trois ans et ce n'est pas plus pénible que de changer les câbles et gaines puis re-régler les étriers/ patins sur un vélo classique.
Et dernière chose, bien sûr qu'il ne faut pas comparer la route et le VTT mais il ne faut pas fantasmer et/ ou s'inventer des problèmes qui n'existent pas non plus !
Enfin, comme on dit : "quand on veut tuer son chien, on dit qu'il a la rage ..." mais dans tous les cas, le sens de l'histoire en CX et sur route est le disque hydrau ou à câbles ...
Ben mardi 15 juillet 2014, 00:58
Les pros ont-ils sérieusement besoin d'un bon freinage ? C'est la question que je me pose. En CX et en MTB, d'accord. Mais en cyclisme sur route. Encore aujourd'hui, Rodriguez part large dans un virage sous la pluie (à la bagarre avec Voeckler pour des points dans un col). Frein à patins ou frein à disque, il n'aurait pas freiné autrement car c'était la gamelle assurée. Il arrive vite, il pleut, il ne peut pas prendre plus d'angle sous peine de glisser, ni freiner plus pour la même raison.
En sprint, les freinages sont des à coups. Pas besoin de gros freinages puissants (hormis sur chute où il s'agit de ralentir au plus vite pour éviter le carambolage). En VTT et en CX, on a des épingles à cheveux très très courtes (rien à voir avec une descente de col). Le disque à son intérêt (en plus de l'aspect boue-flotte-terre). Mais en cyclisme sur route, même en col, les pros savent prendre de bonnes trajectoires permettant de très peu freiner. Est-ce que des disques vont leur permettre d'arriver plus vite et freiner plus tard dans une grosse épingle ? Oui, un peu. Mais un gain intéressant ? Un peu plus intéressant quant il flotte bcp et qu'ils dévalent des descentes avec bcp d'épingles. Mais avec des pneus de 25 lisses comme une peau de cul, on reste sur le même problème qu'avec des patins, c'est le pneu qui limite la capacité à réduire sa vitesse, non ?
Bref, qu'en pensez-vous ? En route, les pros ont-ils vraiment besoin de freiner ?
J'ajouterai qu'en 5 ans, on peut voir émerger des techniques d'applications de surface spéciales sur jantes, plus résistantes, voire pourquoi pas, permettant l'utilisation de plaquettes (! là je délire un peu!) sur étriers plutôt que de gommes.
Dans mon cas, je fais des cols une fois l'an. L'intérêt de freiner mieux est très très faible pour moi, rouleur par temps correct, rarement en gros peloton (et de toute façon, si quelqu'un se casse la gueule en peloton, freins à disque ou à patins, ça ne changera pas grand chose) et sur des terrains qui ne nécessitent pas de freinages de malade (contrairement à la moindre utilisation VTT) ou bien seulement pour une semaine par an.
Phil jeudi 17 juillet 2014, 20:33
Ben a bien résumé l'enjeu de ce produit qui tient plus du marketing que de l'utilité et de l'efficacité. Parce qu''avec un peu qui a une surface de contact équivalente à un bout de doigt, on peut toujours monter un frein en carbone, en paladium, en or plaqué ou en lard de cochon, on pourra pas dépasser la capacité du pneu. Et puis sur route, quand on se débrouille bien on freine peu. C'est bien l'objectif ! Pédaler pour avancer, pas freiner pour faire du sur place.
Enfin pour l'entretien, Ugaki, faut revoir ton discours capilotracté. Mes patins, j'y touche jamais. La tension du cable très rarement. Je dégraisse surtout ... Et je suis sûr de mon freinage à l'oeil et au toucher. Avec le dual pivot réel, tel que shimano l'a développé et le vend maintenant je serais curieux de connaître les différences réellement contastées en condition d'utilisation : distance, usure des pièces, coût d'utilisation sur une année. Le système classique l'emporte haut la main !
bob lundi 4 août 2014, 08:32
Personnellement, l'endroit où j'ai mis les patins en défaut c'est l'hiver durant mes randonnées dans les Alpes, au bout de 150km une paire de patin usée ! (neige, pluie et verglas en 25mm 4seasons)
Patin Couffin samedi 30 août 2014, 15:05
Pour ceux que ça intéresse, il me semble que le principal détracteur des arguments de l'article, j'ai nommé Ugaki, est un fabricant de roues artisanales. Il poste des milliers de messages (mais pour quoi faire ?) sur de nombreux forums de vélo, velovert, velotaf, veloderoute et certainement d'autres, généralement sous le pseudo de Karatékid2. Voir la discussion http://forum.veloderoute.com/topic/... .
Il vit en vendant des roues, il est normal qu'il soit enthousiaste à l'idée que les roues deviennent plus complexes, plus technologiques, plus chères donc. Même intérêt que les fabricants de cadres ou autres, mêmes arguments, rien de très exceptionnel. Fait-il de la compet sur vélo de route ? Non. Son intérêt n'est donc pas celui des cyclistes sportifs et compétiteurs.
Pour avoir vu le joli soleil de je ne sais plus quel coureur sur l'étape des pavés du TdF 2014, et pour m'être fait 2 frayeurs en descente de col sur route humide, je dirais que le principal défaut des freins à patins est d'être trop puissants, et non l'inverse ! Mieux vaut dépenser son argent en boyaux ou pneus à gomme très tendre, ça tient la route, ça freine nickel, le rendement est top, et c'est un vrai plus pour la sécurité, contrairement à un système qui permet de bloquer une roue avec 1 doigt.
Chercher à vendre un système plus puissant aux cycliste urbains (gros pneus, environnement gras et entretien réduit) c'est ok. Équiper tous les VTT de freins à disque, c'est très utile, ça permet de bloquer une roue pour tourner en descente sur sol meuble. Mais ces usages n'ont rien à voir avec le vélo de route avec ses pneus fins, et son utilisation en peloton serré. Autant monter des garde-boue sur un cyclocross, une fourche suspendue sur un vélo de CLM ou un éclairage sur un BMX...
Et j'ai roulé des années en VTT équipés de freins à disques, évidemment.
Guillaume [Matos Vélo] samedi 30 août 2014, 22:15
J'aime le dénommé Krachy qui dit de moi :
"Il est bon pour trouver des news, par contre ses connaissances techniques sont médiocres et son ouverture d'esprit nul !!!"
Pour un mec qui m'a banni du forum notamment parce-que je n'allais pas dans son sens et que je mettais dans ma signature un lien vers Matos Vélo, parler d'ouverture d'esprit !!!
Bizarre, mais les coureurs pros que j'ai interrogé sur le sujet des freins à disques ont les mêmes conclusions que moi !
Nico mardi 9 septembre 2014, 22:13
Salut,
J'ai testé pour vous depuis plus d'un an les disques sur route (avec mon cyclocross monté avec un 52 et 2 pneus route en 25 mm tubeless: et oui quand on aime le progrès et que l'on est vttiste on passe facilement ce cap la aussi):
les -
-poids accrus (facilement améliorable: voir ce qui ce fait en vtt)
-dispo d'une gamme de roues pas assez large
-bruit de frottement en danseuse (bruit qui se mari très bien avec les bruts de craquement du cadre!)
les +
-meilleur dosage du freinage: on sent + facilement le rapport application de la force sur le levier et résultat en terme de freinage au sol
-freinage constant (qualité du freinage invariable)
- moins de force à appliquer sur les leviers (0 effort pour freiner pas négligeable en particulier lors de longue descente)
= résultat des distances de freinage sensiblement réduite (jusqu'à...non vous me croiriez pas mais il faut aimer tester les limites d’adhérences mais elle sont loin, il y a toujours de la marge).
-participe à retirer les câbles et gaine (- d’entretien)
-plus d'usure des jantes (j'ai pleuré quand j'ai du jeter ma paire de fuclcrum racing 1 tubleless)
Pour la course c'est quant même pas demain que se sera adapté mais ça ne dépends que des marques: quand elle voudront que tous les routiers changent leurs vélos elle le lanceront comme ce fut le cas avec les grandes innovations lancé à partir des technologie mises au point avec le vtt: vitesses indexées shimano avec plus de pignons (eh oui), potence head set, tube oversize, groupe indexé, pédale auto, JC Péraud surtout!!!...
Zéro problème de sécurité (par contre va pas falloir que frein à patins et freins à disques soient ensemble dans un même peloton: ça cohabite très mal)
meilleur aérodynamisme!!!
Pour les cyclos, le poids n'est pas un soucis,la sécurité en plus, moins de réglage et d'entretien, un peu plus de puissance de freinage quand il y a les sacoches: une vrai bénédiction
allez rdv dans quelques années, roulez bien!
brigadier vendredi 12 septembre 2014, 15:10
la question de la sécurité en cas de chute collective est pertinente, mais les arguments exposés très exagérés. En cas de chute collective, disque ou pas disque, un simple rayon plat profilé peut servir de coupe-jambon. Un disque monte vite en température, mais redescend vite aussi. Et c'est surtout valable pour des disques en alu très tendre prévus pour des plaquettes organiques. Personnellement j'utilise des disques en alu plus dur et avec des plaquettes métalliques, je n'ai jamais ce souci de haute température. Personne n'est à l'abri de se faire entailler la peau avec une couronne de pédalier, pourtant la courroie n'est toujours pas utilisée dans le peloton pro.
Pour l'adhérence et le blocage des roues, si vous ne savez pas utiliser un levier de frein et doser, sachez que ça s'apprend très bien. Je me sens bien plus en sécurité par temps pluvieux avec mes freins à disque et mes pneus de 700X25 qu'avec des petits étriers de route qui ralentissent rien.
Les compétiteurs n'ont pas d'avis vraiment objectif, ils sont payés pour rouler avec ce qu'on leur donne. Pour un usage compétition ça a son utilité, notamment les descentes de col et les critériums avec des freinages forts et tardifs.
Le monde de la route est très rétrograde en France et en Europe contrairement au VTT.
horus26400 dimanche 14 septembre 2014, 13:20
1 Vous freinez sur les vos jantes, Est-ce bien intelligent ?
Etc2 Vos jantes sont plus lourdes du fait de leur profil et de la matière nécessaire au freinage. Est-ce bien intelligent ?
3 Vous "figez" le rayon de la roue lors des freinages et celle ci encaisse, donc, plus mal les chocs. Est-ce intelligent ?
4 Vous vous emmerdez à régler vos patins de frein. Est-ce bien intelligent ?
Donc effectivement vous allez vous bruler avec les disques.
Nous, en VTT, on ne se brule pas. Juste parce que nous savons, notre maman nous l'a dit, que c'est chaud !
NB : le freinage est la transformation de l'énergie cinétique en chaleur.
Quelque uns, parmi vous, méritent cette information.
Bonjour d'un VTTiste !
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Guillaume [Matos Vélo] dimanche 14 septembre 2014, 20:21
Pour le 1, ok.
Pour le 2, l'ajout de matière sert surtout à renforcer la jante au niveau des corchets pour résister aux fortes pressions (8 bars et plus) que vous ne connaissez pas en VTT.
Pour le 3, je n'ai pas compris à ce que vous voulez dire par "figer" le rayon !
4, le réglage des patins de freins n'intervient qu'une fois en général.
Les risques de brûlures sont surtout à considérer en cas de chutes en peloton, chose que vous connaissez peu en VTT.
horus26400 lundi 15 septembre 2014, 16:11
Guillaume,
Nous pouvons nous tutoyer si vous le voulez.
Pour le "1 et le 2", ça ne reste pas malin de venir altérer la jante, et son profil est imposé par le fait que vous ( les routeux ;-) ) freinez sur la jante.
Pour le "3", par figer j'entends que lorsque vous freinez, la distance entre la jante est l'axe de la roue est, ou a tendance, à être bloquée et du coup la jante ne peut pas amortir le moindre choc. Si vous n'êtes pas en roues à bâtons il y a bien une raison. Donc entre la masse, aussi minime soit-elle, gagnée sur la périphérie (où c'est le plus important) de la roue et le gain en confort, le disque n'est peut être pas un aussi mauvais choix, surtout que je pense que vous aurez des disques de 140 mm.
Après, n'étant pas un spécialiste de la route, ni même du VTT, il y a certainement des paramètres qui m'échappent.
En tout cas, en VTT, personne n'est revenu au freinage "à patins".
Les disques en 160 les plus légers font 70 g, gageons que pour la route, en 140, ils ne ferons pas plus de 60 g.
Bien sur il faudra rajouter la masse des étriers, de l'hydraulique et de la matière nécessaire au renfort des moyeux.
Wait and see.
A bientôt,
Georges.
Guillaume [Matos Vélo] lundi 15 septembre 2014, 17:39
Continuer à dire "Le monde de la route est très rétrograde en France et en Europe contrairement au VTT" est, me semble-t-il, un trop gros raccourci.
Sinon, ceux de la route pourraient dire les VTTistes sont grave à la bourre car utilisent encore des pneus de plus de 500g alors que sur la route, on est à moins de 200g !
Les deux disciplines sont différentes et demandent donc des technologies différentes.
Vous parlez de roues à bâtons, ça fait bien longtemps que ce n'est plus utilisé sur la route, hors contre la montre. Quant au rayon "figé", je ne vois pas en quoi il serait moins figé avec des disques que des patins. Ce sont les rayons 'qui vont du moyeu à la jante) et les pneus qui font l'amorti. Freins à patins ou à disques, dans ce cas, l'amorti ne change en rien.
Jérôme - Veloby lundi 15 septembre 2014, 18:00
Article très intéressant car les arguments avancés sur la sécurité des coureurs et la complexité des différents standards ne viennent pas immédiatement à l'esprit des cyclosportifs.
Sur le papier et comme ça l'a été pour le vtt, les freins à disque sont une avancée technologique importante, cependant les freins sur jantes actuels offrent déjà un excellent niveau de freinage sur la route (notamment avec les modèles à double pivots et direct mount).
Un autre argument pour la route est qu'il n'y a pas la problématique de la boue comme en vtt ou en cyclocross. En effet en vtt et en cyclocross, les freins sur jantes freinent moins bien en conditions boueuses et de plus peuvent se "bourrer" et faire perdre en puissance. Ce n'est pas le cas sur la route qui n'est exposé qu'à la pluie (sauf conditions extrême comme un Paris-Roubaix dantesque peut-être).
Aurélien mercredi 10 décembre 2014, 10:38
La question du poids se pose peu..Par comparaison :
Paire d'étriers Apex : environ 300g
Paire d'étriers XTR (bon pas le même prix hein ;-) ) : 200g
Ajoutez une paire de disques en 140mm, et on est effectivement à peu près au même poids non ?
En plus le poids se trouve plus proche du centre de gravité, d'où un vélo mieux équilibré.
Ensuite côté cadre, effectivement c'est plus lourd à disque. Cependant regardez les poids des cadres et fourches Open, on est sous le kilo, alors l'équivalent route pourrait se situer à quel poids ?
On gagne aussi du poids sur la jante, et comme c'est en rotation, c'est particulièrement intéressant. Ça libère notamment un peu les contraintes sur le profil de la jante.
Et comme dit plus haut, en route on est déjà largement sous les 6.8kg, à condition d'y mettre le prix..
Niveau sécurité, jantes :
Lorsqu'on lit les commentaires, on a l'impression que toutes les jantes carbones ont un freinage parfait sous toutes les conditions... ça n'est pas vrai du tout, et ce quelque soit la marque ou le niveau de gamme !
Toutes les jantes carbones n'ont pas un freinage idéal, et j'irai même plus loin : je ne connais pas de jantes (100%) carbones qui freinent aussi bien que des roues alus, d'où la nécessité de passer aux disques.
En plus de gagner en performance de freinage, il n'y a plus aucun risque que la chambre explose, risque qui pour le coups est avéré, et à mon avis, potentiellement plus dangereux que ceux mentionnés plus haut, à savoir se couper avec un disque, ou se brûler avec (ce qu'il ne faut pas entendre...). Pour ce qui est du gain de puissance qui serait inutile car la limite d'adhérence serait déjà atteinte avec des freins sur jante, je ne suis pas convaincu. Déjà parce qu'à très haute vitesse (au début du freinage), l'inertie du vélo augmente de manière très importante l'adhérence du pneu, et dans ce cas, je ne pense pas qu'on soit facilement à la limite. D'autre part parce que la tendance actuelle est de monter des pneus plus larges, d'où une adhérence a priori accrue, dont il faudra forcément tirer profit.
Puis il faut distinguer la capacité de freinage du vélo, avec l'effort nécessaire pour obtenir cette capacité. Personnellement, il m'est déjà arrivé dans des descentes de cols d'avoir mal aux mains à force de freiner... (route trop étroite pour lâcher du lest). Dans ce cas j'aurais bien aimé avoir un freinage plus puissant pour le même effort.
Sur le cadre : on fait des cadres et fourches vtt dans tous les matériaux depuis des années. S'ils sont bien faits, il n'y a aucun danger à ce niveau là, donc là aussi, je ne vois pas de problème.
Pour l'entretien : oui c'est chiant... on s'en fout partout de l'huile, c'est long. Mais une fois réglé on en parle plus. J'ai acheté des Formula oro de 2006, ils sont toujours en parfait état de marche, sans purge depuis trois ans.. Au final ça se vaut..
Finalement, à part peut-être la question du poids, je ne vois pas pourquoi on resterait avec des freins sur jantes.. et c'est pas parce que"on freine pas souvent" qu'on peut se permettre d'avoir un freinage moyen...
J2M974 vendredi 23 janvier 2015, 05:43
Autant d'arguments sur le sujet, je viens ajouter des infos, un pote a moi a pris l'opportunité d'acheter un CX 2013 en frein a disque et son verdict est qu'un disque de 140mm est limite, Après quand on est PRO on fait avec ce que l'on nous donne.... pour ma part utilisant les deux systèmes le réglage et l'entretien me prend autant de temps pour les deux (je suis maniaque), et de là a dire que les flancs a boyaux sont plus fragiles et sollicités qu'un freinage a disque ça se discute (trop de facteurs en jeu), moi je pense qu'il y autant de contraintes mécaniques sur les deux systèmes, pour ce qui est de la puissance/distance de freinage un léger + pour le disque (changement de plaquettes tous les six mois a l'heure ou je vous écris d'où mon avis 50/50 sur la globalité) ma conclusion serait que l'évolution soit bénéfique pour tout utilisateur sautant le pas!!!!!
Dufau mercredi 11 mars 2015, 09:14
Que d'inepties dans cet article.... Pour n'en relevé qu'une, les freins à 100 degrés à 60km/h. Pour être à 100 degrés il faut freiner et longtemps!!!!!! Et à 60km/h dans un sprint on ne freine pas. Sauf si on est vraiment très très fort!
Bref article écrit par un vieux.
Guillaume [Matos Vélo] mercredi 11 mars 2015, 09:19
Si vous considérez que 38 ans c'est vieux.
Un sprint, peut-être pas, mais sur certaines portions, les coureurs sont amenés à freiner souvent. Idem sur des descentes.
mfs1980 lundi 13 avril 2015, 11:50
Un jour j'ai entendu dans une course sur route" Ce sont les lâches qui freinent!"
Plus sérieusement, on reste dans la volonté industriel d'évolution, c'est normal, c'est à peu près ainsi pour tout aujourd'hui!
Maintenant il faut arrêter de comparer les 2 disciplines (je pratique les 2) et sur route je freine peu, voir pas!!
Tout simplement car en peloton un freinage sec on en connait déjà la conséquence.
Par contre en VTT, le freinage selon la technicité du terrain, et des conditions c'est top, il faut bien le dire!
Remettons l'église au milieu du village, moi je suis ok pour les disques sur mon VTT, mais non sur mon route, pas d'arguments type sécu etc.... simplement aujourd'hui sur route , on tente de tout intégrer au cadre, donc planquer les étriers, on mise beaucoup sur l'aéro,
Les seules courses ou ils ont besoin d'un freinage réactif sont les flandriennes. d'ou l'installation de leviers supplémentaires type cyclo cross et c'est diablement efficace selon la position.
Une évolution se vaut d’être, si l'apport est majeur!
le boyau à quel age aujourd'hui, j'ai racheté une paire en occasion pour tester , je ne connaissais que le pneu
et bien il y a les pro boyaux et les pro pneus, chacun ses arguments!!
Mais le peloton au 3/4 en boyau, les cyclos en pneus, des rétrogrades??
Il y a une différence et j’apprécie fort bien le boyau, certainement pas la réparation!!
Voyez il y a + et des -
Arrêtons les petites guerre moi VTT moi Route, je n'ai jamais compris ça!!
les 2 disciplines sont différentes avec leurs dérivés piste, cyclo cross, descente, dirt et j'en passe.....
TOTO jeudi 6 août 2015, 14:01
Ecrit par un vieux, presque, dans sa façons de penser en tout cas !
C est vrai qu'un magasin de vélo préfère vendre une paire de roue a 800€ lorsqu'elles sont creusées par les patins plutôt que 2 disque a 50€.
Et 100 gr par roue, si je ne m'abuse, c'est au niveau du moyeu pour fixé le disque => négligeable, on sais faire des vélo à 4Kg...
Vive les disques, et c'est inévitable maintenant :-)
Raf mercredi 23 décembre 2015, 22:50
Comme toute nouvelle chose, on s'en passait bien avant, n'est ce pas ?... Cependant, pour le disque, je vois pas bien l'intérêt... Ça freine mieux sous la pluie, certes...je roule sur du carbone et je confirme :sous l'eau c'est l'enfer...et alors ? On anticipe son parcours, son freinage, on renonce à telle descente...combien d'heures roulez vous sous un déluge dans l'année ? Et combien de secondes passée à freiner...? Celui qui se retrouve à descendre le ventoux sous la pluie, c'est qu'il ne connaît rien de la montagne, qu'il n'anticipe rien... Ensuite: un mauvais descendeur sur des patins restera un mauvais descendeur avec ses disques... En vélo de route, on ralentie, on ne s'arrête pas... Et quel que soit le type de frein, un freinage d'urgence c'est blocage de la roue ar et c'est gamelle quasi assurée alors... En peloton, certaines roues libres font déjà un rafu pas possible, alors des patins glacés, ça grince...et un disque voilé. En vtt on s'en tape, mais en route...dans le silence...Le disque qui frotte à chaque tour c'est aussi insupportable... De toute manière, c'est le bizness qui décidera pour nous !