La traînée aérodynamique représente la principale force résistive au-delà de 25 km/h sur terrain plat. Elle augmente avec le carré de la vitesse : doubler sa vitesse multiplie par quatre la résistance de l'air. Les roues, avec leurs rayons en rotation et leur surface frontale, contribuent significativement à cette traînée, représentant environ 10 à 15% de la résistance totale du système cycliste-vélo.
Les données scientifiques : que disent réellement les études ?
Plusieurs études en soufflerie et tests sur le terrain ont quantifié les gains aérodynamiques, mais il faut les interpréter avec prudence. Les chiffres publiés par les fabricants sont généralement mesurés dans des conditions optimales qui ne reflètent pas la complexité du monde réel.
Selon les tests en soufflerie indépendants, à 40 km/h (vitesse de référence plus ou moins standard), une paire de roues à profil de 50 mm économise environ 11 watts comparée à des roues à profil bas de 28 mm. C'est déjà moins spectaculaire que les 20-30 watts parfois annoncés par le marketing.
Cependant, cette comparaison est trompeuse car peu de cyclistes utilisent encore des roues alu bas de gamme.
Mais la vraie question pour l'acheteur potentiel n'est pas de comparer avec des roues bas de gamme que personne n'utilise plus. La comparaison pertinente est entre roues carbone modernes de profils différents. Entre des roues de 40 mm et des roues de 50-60 mm, les tests montrent un écart de seulement 0 à 3 watts à 40 km/h selon les modèles et les angles de vent.
Application concrète pour le cycliste moyen : la dure réalité
La traînée aérodynamique étant proportionnelle au carré de la vitesse, les gains diminuent considérablement à vitesse modérée. À 30 km/h, les mêmes roues de 50 mm n'économisent plus qu'environ 7 watts la paire comparées à des roues de 28 mm. Entre roues de 40 mm et 50 mm à cette vitesse, la différence devient quasi négligeable : probablement 1 à 2 watts au maximum.
À 25 km/h, vitesse courante pour de nombreux cyclistes en sortie tranquille, le gain devient franchement anecdotique : moins de 1 watt dans la plupart des cas.
Mettons ces chiffres en perspective avec des calculs plus précis. À 30 km/h sur terrain plat, un cycliste de 75 kg développe environ 150-180 watts contre l'ensemble des résistances (air, roulement, transmission).
Si vos roues 50 mm vous économisent 2 watts par rapport à des roues 40 mm, cela représente environ 1% de votre puissance totale.
Le gain de vitesse n'est pas proportionnel au gain de watts. À 30 km/h, économiser 2 watts se traduit par une augmentation de vitesse d'environ 0,2 km/h. Sur une sortie de 100 km à 30 km/h (3h20 de base), vous arriveriez à 30,2 km/h, soit un temps de 3h18.
Les angles de vent : un facteur surestimé
Les fabricants aiment présenter des courbes montrant comment leurs roues excellent avec du vent de côté (yaw angles de 5-15 degrés). C'est techniquement vrai en conditions contrôlées de soufflerie, mais la réalité du terrain est bien différente.
Le vent change constamment de direction et d'intensité. Votre vitesse varie. Vous changez de direction. Les arbres et bâtiments créent des turbulences. Les conditions idéales testées en soufflerie (vent constant, angle stable, absence d'obstacles) sont l'exception, pas la règle.
De plus, avec des vents latéraux forts, les roues très hautes (60 mm et plus) créent un effet de voile difficile à gérer pour un cycliste moyen. Les corrections de trajectoire constantes fatiguent le cycliste et peuvent annuler partiellement les gains aérodynamiques théoriques. Les profils de 45-50 mm offrent un meilleur compromis maniabilité-aérodynamisme.
Le poids : négligeable sur le plat, à relativiser en montagne
Les roues carbone hautes pèsent généralement entre 1400 et 1800 grammes la paire, contre 1300-1600 grammes pour des profils moyens (35-40 mm). Cette différence de 100-300 grammes a effectivement peu d'impact sur le plat où l'aérodynamisme domine.
En montagne, le poids reprend de l'importance. Sur une ascension à 7 % à 15 km/h, 100 g supplémentaires représentent environ 0,3 watt. À cette vitesse, le gain aérodynamique d'une roue haute tombe lui aussi autour de 1 watt ou moins. L'écart entre roues très hautes et profils moyens devient donc beaucoup plus faible qu'en plaine.
Pour un grimpeur ou un cycliste roulant sur parcours vallonnés, des roues légères à profil moyen (35-40 mm) sont clairement plus polyvalentes, offrant la quasi-totalité des gains aérodynamiques avec un meilleur comportement en montée.
Le coût-efficacité : l'éléphant dans la pièce
Parlons argent. Une paire de roues carbone à profil de 50-60 mm de qualité coûte entre 1500 et 3000 euros, soit 500 à 1500 euros de plus qu'un profil moyen (35-40 mm) de qualité comparable.
Vous payez donc 500 à 1500 euros supplémentaires pour gagner 1 à 2 watts à 30 km/h en conditions favorables. Cela représente entre 250 et 1500 euros par watt économisé.
Pour mettre cela en perspective, voici d'autres optimisations et leur rapport coût-efficacité :
Position aérodynamique optimisée (gratuite à 250€ pour une étude posturale) :
- Gain : 20-40 watts selon la position initiale
- Coût par watt : 0-10 euros
Combinaison aérodynamique (250-400€) :
- Gain : 15-25 watts
- Coût par watt : 10-25 euros
Casque aérodynamique (150-300€) :
- Gain : 5-10 watts
- Coût par watt : 20-50 euros
Pneus haute performance (voir paragraphe suivant) :
- Gain : jusqu'à 20 watts pour la paire
- Coût par watt : 3-8 euros
Roues carbone 50mm vs 40mm (500-1500€) :
- Gain : 1-2 watts à 30 km/h
- Coût par watt : 250-1500 euros
Le rapport coût-efficacité des roues hautes est donc de 10 à 100 fois moins favorable que les autres optimisations aérodynamiques. Si votre objectif est vraiment la performance pure, elles devraient être votre dernier investissement, pas le premier.
Les pneus : le gain de performance le plus sous-estimé
Parlons maintenant du produit qui a, finalement, le plus d'importance dans la performance et qui est malheureusement bien souvent la "dernière roue du carrosse": les pneus. Cette partie va probablement vous surprendre et remettre en question vos priorités d'investissement.
Les données du site Bicycle Rolling Resistance :
Ce site indépendant teste rigoureusement la résistance au roulement des pneus avec un protocole standardisé. Leurs mesures révèlent des différences spectaculaires.
Le Continental Grand Prix 5000 en 25 mm, considéré comme un excellent pneu, affiche une résistance d'environ 10 watts par pneu à 8,3 bars, soit 20 watts pour la paire.
Le Continental Gatorskin, pneu robuste populaire mais moins performant, affiche 19,3 watts par pneu à 6,9 bars, soit 38,6 watts pour la paire.
Différence entre ces deux pneus : environ 18-19 watts au total.
Mais attendez, ça devient encore plus révélateur. Des pneus vraiment basiques ou d'entrée de gamme peuvent avoir une résistance 40-50% supérieure au GP5000, atteignant facilement 14-15 watts par pneu, soit 28-30 watts pour la paire.
La différence entre d'excellents pneus (GP5000) et des pneus médiocres peut donc atteindre 8-10 watts par pneu, soit 16-20 watts pour la paire.
Relisez bien ce chiffre : 16 à 20 watts de différence totale entre bons et mauvais pneus.
C'est 8 à 10 fois supérieur aux 1-2 watts que vous gagnez en passant de roues 40 mm à 50 mm.
Reprenons nos calculs de gain de vitesse. À 30 km/h, un cycliste développe environ 150-180 watts au total.
Avec des pneus médiocres vs GP5000 (20 watts de différence) :
- Les mauvais pneus vous coûtent environ 11-13% de votre puissance totale
- Cela se traduit par une perte de vitesse d'environ 1-1,2 km/h
- Sur 100 km, vous perdez environ 5-8 minutes
Comparaison directe :
- Passer de roues 40mm à 50mm : 500-1500€ pour gagner 1-2 watts = 1 minute sur 100 km
- Passer de pneus médiocres à GP5000 : 60-80€ de différence pour gagner 16-20 watts = 5-8 minutes sur 100 km
Le rapport coût-efficacité des pneus est environ 50 à 100 fois supérieur à celui des roues hautes.
La pression : le détail qui change tout
Et ce n'est pas tout. La pression de gonflage joue également un rôle majeur. Un pneu sous-gonflé de 1 à 2 bars par rapport à sa pression optimale peut perdre 3-5 watts supplémentaires par pneu en résistance au roulement.
Inversement, un surgonflage excessif (pratique courante chez les cyclistes pensant "dur = rapide") peut aussi augmenter la résistance au roulement sur route imparfaite en perdant l'effet de filtration du pneu. Les tests montrent que la pression optimale pour des pneus 25-28mm se situe généralement entre 5,5 et 7 bars selon le poids du cycliste et l'état de la route, bien loin des 8-9 bars que beaucoup utilisent encore.
Je vous invite à tester le calculateur de pression des pneus vélo route et gravel.
Contrairement aux idées reçues, des pneus plus larges (28 mm vs 25 mm) n'augmentent pas nécessairement la résistance au roulement. À pression optimale, ils peuvent même être légèrement plus rapides tout en offrant plus de confort. Les tests du Bicycle Rolling Resistance montrent que le GP5000 en 28 mm a une résistance similaire ou même légèrement inférieure à la version 25 mm.
L'usure : le facteur oublié
Un élément rarement mentionné : les pneus se dégradent avec l'usage. Un pneu ayant parcouru 4000-5000 km peut avoir perdu 20-30% de ses performances en résistance au roulement par rapport à l'état neuf, la gomme ayant durci et la carcasse ayant fatigué. Beaucoup de cyclistes roulent sur des pneus usés sans le réaliser, perdant ainsi 5-10 watts par rapport à des pneus neufs du même modèle.
Le paradoxe du cycliste moderne
Observez un peloton amateur moderne. Vous verrez régulièrement des cyclistes avec des roues carbone hautes, montées avec des des pneus à 25 euros pièce gonflés approximativement.
Ces cyclistes ont dépensé une fortune pour gagner 2 watts aérodynamiques tout en perdant 15-20 watts en résistance au roulement. C'est comme rouler avec un frein légèrement serré en permanence.
Mais les roues carbone sont visibles, prestigieuses, elles brillent au soleil et font tourner les têtes au café. Les pneus sont discrets, peu valorisés socialement. Pourtant, pour 80 euros investis dans une paire de bons pneus versus plusieurs centaines d'euros de différence entre des roues 40 mm et 60 mm, vous obtenez 10 fois plus de gain de performance.
Les situations où les roues hautes font vraiment la différence
Malgré ce constat, il existe des contextes où l'investissement dans des roues hautes garde un sens :
Les contre-la-montre et triathlons :
Les spécialistes maintenant des vitesses de 40-45 km/h constants sur terrain plat bénéficient significativement de ces roues. À 45 km/h, la différence entre roues 40 mm et 60 mm peut atteindre 5-8 watts, ce qui se traduit par 30-45 secondes sur 40 km. En compétition chronométrée, cela peut être déterminant.
Les courses sur route à haute vitesse :
Les cyclistes participant à des courses où le peloton roule régulièrement à 40-45 km/h peuvent justifier cet investissement. À ces vitesses, la traînée domine tellement que chaque watt compte vraiment.
Les parcours plats exclusivement :
Si vous roulez toujours sur terrain plat, que vous maintenez régulièrement 35-40 km/h, et que le budget n'est pas une contrainte, alors oui, les roues hautes peuvent s'intégrer dans une quête de marginal gains.
Le cycliste qui a déjà tout optimisé :
Si vous avez déjà une position aérodynamique parfaite, des vêtements optimisés, d'excellents pneus, et que vous cherchez les derniers centièmes de pourcent de gain, alors les roues hautes peuvent se justifier.
En revanche, pour le cycliste amateur typique roulant à 28-32 km/h sur parcours variés, sans optimisation de position ni bons pneus, investir dans des roues très hautes est objectivement irrationnel d'un point de vue performance.
Le verdict scientifique
Les roues carbone à profil haut (45-50 mm et plus) offrent un avantage aérodynamique réel et mesurable en laboratoire. Mais pour un cycliste moyen roulant entre 25 et 35 km/h, cet avantage est très modeste comparé à d'autres optimisations disponibles.
Les faits vérifiés :
- Entre roues 40 mm et 50 mm : 1-2 watts de gain à 30 km/h = ~1 minute sur 100 km
- Entre mauvais pneus et bons pneus : 16-20 watts de gain = ~5-8 minutes sur 100 km
- Coût-efficacité des pneus : 50 à 100 fois supérieur à celui des roues hautes
Pour être parfaitement clair : si vous roulez à 30 km/h de moyenne, passer de roues carbone 38 mm à des roues carbone 50 mm vous fera gagner environ 1 minute sur 100 km dans le meilleur des cas, pour un surcoût de 500 à 1500 euros.
Pendant ce temps, passer de pneus Gatorskin à des GP5000 vous fera gagner 5 à 10 minutes sur la même distance, pour un surcoût de seulement 60-80 euros.
Que faire alors ?
Si vous êtes un cycliste amateur cherchant à progresser, voici l'ordre d'investissement rationnel basé sur le retour sur investissement réel :
- L'entraînement structuré (gratuit ou quelques euros par mois pour une application) : gains de dizaines de watts via l'amélioration de votre condition physique
- Optimisation de la position (gratuite si auto-gestion, 150-250€ pour une étude) : 20-40 watts facilement
- Vêtements ajustés et aérodynamiques (250-400€) : 15-25 watts
- Casque aérodynamique (200-300€) : 5-10 watts
- Pneus de qualité à basse résistance (100-150€) : 5-10 watts
- Roues carbone profil moyen 38-40mm (1000-2000€) : 90% des gains aérodynamiques des roues hautes avec moins de poids
- Roues carbone profil haut 50-60mm (1500-3000€) : les 10% restants
Les roues carbone à profil haut sont de magnifiques objets. Elles sont rigides, réactives, belles, prestigieuses. Elles offrent d'excellentes sensations de pilotage et procurent un plaisir indéniable. Ce sont des raisons parfaitement valables pour les acheter.
Mais soyons honnêtes et appelons les choses par leur nom : pour un cycliste amateur roulant à 30 km/h de moyenne, ces roues sont avant tout un achat plaisir et esthétique, pas un investissement performance rationnel.
Si vous avez le budget et que vous aimez le beau matériel, achetez-les et profitez-en pleinement. Mais ne vous racontez pas d'histoires : vous n'achetez pas de la vitesse significative, vous achetez du prestige, du plaisir visuel, et peut-être 60 secondes sur 100 km.
En revanche, si votre objectif prioritaire est vraiment d'aller plus vite avec un budget limité, commencez par investir 100 euros dans d'excellents pneus. Vous irez littéralement plus vite pour votre argent.
Le choix le plus rationnel pour la polyvalence reste un profil de 38-42 mm, offrant 90-95% des gains aérodynamiques des profils hauts, un meilleur comportement en montagne, une excellente maniabilité, et un coût modéré. Ces roues représentent le point optimal du compromis performance-polyvalence-budget.
Et n'oubliez jamais : avant d'investir 2000 euros dans des roues, vérifiez d'abord que vous roulez avec d'excellents pneus correctement gonflés. C'est le conseil le plus important de cet article.












smog mardi 25 août 2026, 10:25
Très intéressant. Je pense que beaucoup ici ont fait ces constats (surtout pour les pneus).
Autour de moi c'est rare de voir des cyclistes avec des pneus à 20 € par contre
Sur mon ancien vélo avec roues alu de qualité (fulcrum R0), entre mes pneus d'hiver (sans aucune recherche de perf, des Michelin d'entraînement) et des GP5000 c'était entre 1 et 2 km/h de différence dans une montée que je connais bien, ce qui me surprenait au début mais qui confirme tes chiffres.
Enfin maintenant j'ai trouvé mieux que les Conti mais c'est une autre histoire.
Juste un truc : sur un parcours un peu vallonné, un cycliste lambda peur rouler à 25 de moyenne mais être souvent à 45-50 dans les descentes même si ce n'est pas un col. Ça ne change rien à la conclusion mais pour l'observer, ça fait des différences de vitesses liées aux roues. Le plus intéressant c'est l'écart entre roues à 4000 euros et celles à 1000, même si là le moyeu peut expliquer des différences de prix.
Marc mardi 25 août 2026, 10:31
Étude intéressante, merci.
Je retiens la phrase "Les tests montrent que la pression optimale pour des pneus 25-28mm se situe généralement entre 5,5 et 7 bars", alors que toi Guillaume, tu préconises certaines fois des pressions inférieures à 4 bars, cherchez l'erreur!
Je retiens également qu'un pneu de 28 peut parfois être meilleur qu'un pneu de 25, mais ça m'étonnerait qu'un pneu de 32 soit meilleur qu'un 25/28, et pourtant la tendance actuelle veut à tout prix nous faire acheter des 32... de sera sans moi.
Sorgui68 mardi 25 août 2026, 11:31
Interressant sur plusieurs points, par contre je doute du gain pour le casque aéro, sauf à comparer un casque basique vs un casque de clm...
Dans le cycle ils avaient testé différents casques, et certains 'aeros' n'avaient aucun gain ou 1 w comparé à des casques light aérés...
Pour les roues, en plus de la hauteur il y a le poids, qui peut apporter de la vitesse avec l'inertie, ce qui est très bien sur le plat, et pénalisant en montée...
On ne peut pas avoir le beurre et l'argent du beurre....
Guillaume [Matos Vélo] mardi 25 août 2026, 12:21
Marc, pour les pressions inférieures à 4 bars, c'est au-delà de 32 mm de section. Jusqu'à 30mm, je suis souvent à 4 bars devant et 4.3 à l'arrière. Mais pour du 25 mm, en tubeless, il faudra aller chercher 6 bars au moins, surtout en chambres.
Vivi mardi 25 août 2026, 12:38
Super article
Merci Guillaume
Concernant tes recommandations de prendre un profil bas vs 50 mm, ça me rappelle ce que tu avais dit de ton choix des roues Durace en faveur du profil bas en te basant sur une étude scientifique
Je trouve intéressant la remarque de Sorgui68 sur l'inertie
Pour quelqu'un comme moi qui roule en région parisienne ça serait peut-être une bonne idée de prendre un profil type 40 à 50 mm
Qu'en penses-tu ?
Bonne journée à tous
Take care and be happy
Guillaume [Matos Vélo] mardi 25 août 2026, 12:43
Pour l'inertie, il peut en effet y avoir un gain, mais je ne suis pas capable de le mesurer et de savoir quel est le gain réel.
smog mardi 25 août 2026, 12:58
@Sorgui68 : tu peux te référer au blog d'Alban LORENZINI (lien cycle et formes ici même en bas), tu verras que l'histoire des gains liés au casque est bien réelle. Et c'est parfois plus que ce que mentionne Guillaume !
Par ailleurs j'aimerais savoir quelle hauteur de jantes avait Vingegaard sur le Giro et le Tour en montagne, c'était très peu.
Tombstone mardi 25 août 2026, 16:19
Le problème du casque aero est la chaleur. Le mec de nct a fait une vidéo cet été sur ce sujet.
Tombstone mardi 25 août 2026, 16:24
Guillaume, j'ai fais bcp de test avec ton outil de pression. Je trouve les pneus globalement sous gonflés pour un bonhomme de 73 kg, pneus de 28 mm et largeur interne 21mm.
L outil propose 5 et 5 4. C'est bien pour un 200 voir plus par contre pour 100kms, c'est peu. Je pompe de l avant en danseuse qd ça grimpe. En ajoutant 0.2 par pneus, c'est bcp mieux. L ia gemini m a trouvé ces pressions différentes selon la distance.
Sorgui68 mardi 25 août 2026, 17:25
@smog, pour l'article sur les casques, j'ai pas tout lu, mais si on évince le premier qui est quasi non ventilé, il y a a moins de 5w entre le deuxième (spe évadé) et le 17eme a 45 km/h...
On est quand même loin des 10 a 15 w dont parlait Guillaume.
Pour le cyclo qui roule entre 30 et 35 ça va peut être chercher dans les 3 w maxi...
Pour 3 w, je préfère choisir un meilleur confort ou une meilleure ventilation ! Ensuite, comme dit l'adage:
Baisse la tête, t'auras l'air d'un coureur !! :-)) et tu gagnes les 3 w!
jc mardi 25 août 2026, 21:31
Bonjour , article très intéressant , Pour mon humble cas, je roule actuellement en ZIPP 303 sw avec gp 5000 pression, 3.6 Bars 3.8 Bars , c'est une transformation total de mon bike et un plaisir de pilotage sans égal . La vitesse moyenne est en nette amélioration uniquement par le gain de confort sur la distance . Sans recherche particulière de gain aéro .
smog mardi 25 août 2026, 22:34
@Sorgui : on est bien d'accord, le gain d'une "bonne" position plus aero vaudra bien mieux que le casque. Pour ma part, j'ai laissé tomber l'idée du casque aéro pour un plus aéré. Mais il est vrai que je ne suis pas à la recherche de quelques watts au détriment du confort minimum, et avec un été comme on a eu cette année, je ne regrette rien !
Par ailleurs, si tu ne l'as pas encore fait, regarde le comparatif des chaussettes "aéro" : là je rigole parce que certaines font perdre des W !
Pierre Plana mercredi 26 août 2026, 02:10
Cet article me laisse dubitatif…
Notamment parce qu’il contient des informations erronées : chez la plupart des constructeurs, les roues de 40 mm et de 60 mm sont au même prix.
cc mercredi 26 août 2026, 04:04
J'ai des roues de differentes marque, de differents profils.
Outres les chifrres de scientistes.
Ce qui plus d’impacte que la hauteur, c'est la forme du profil.
Par vends de cote (faible) des roues hautes sont tres rapides
Et ce que je cherche, c'est une attitude un comportement global, la réaction en différentes circonstances, la capacité a accélérer etc... ce que un test un soufflerie de peut quantifier...
ca empêche de faire du vélo mais bon, on oublie le cote terrains, tactique etc...
Jjbv mercredi 26 août 2026, 07:49
Des roues de 28mm que plus personne n'utilisent? J'ai une Rr411 de 21mm à l'arrière de mon vélo
Plus sérieusement, c'est l'aspect largeur pour lequel j'aimerais plus d'informations.
Si je comprends bien, dans l'idéal, le pneu et la jante doivent avoir la même largeur ? Et donc avec mes pneus de 28, j'aurais intérêt à avoir des jantes de 28 de largeur au lieu des 21.5 de mes actuelles?
Ce n'est pas tellement le gain aérodynamique qui m'intéresse (je suis content quand je fais du 28 de moyenne), mais surtout de savoir si je gagnerais en stabilité.
Sandy mercredi 26 août 2026, 11:00
Tooth lightening can be seen in several days and this approach can lighten the teeth by 1 or 2 tones.
Guillaume [Matos Vélo] mercredi 26 août 2026, 15:16
Tombstone, sur du 28 mm, je mettais maxi 5 bars avant et 5.5 à l'arrière, depuis plusieurs années, suite aux recommandations des ingénieurs Michelin, Conti et Hutchinson. Mais comme indiqué, mon calculateur est indicatif, si tu dois juste rajouter 0.2 bar, c'est que le calculateur n'est pas si loin.
smog mercredi 26 août 2026, 17:23
@Jjbv : il n'y a pas de corrélation directe entre largeur de jante et largeur du pneu, de même que cette dernière dépend de la première. J'ai des pneus siglés "28" qui donnent 30,5 mm sur mes jantes dont la largeur interne est de 22 mm.
Café samedi 29 août 2026, 09:50
Bonjour, une chose non mentionnés
Je possède une paire de 38mm bas de gamme carbone et une autre de 60 mm haut de gamme
Quasiment le même poids
La grande différence pour ma part, c'est l'inertie, avec les 60 si j'arrête de pédaler je tiens une haute vitesse plus longtemps plus facilement, avec les 38 je dois relancer plus souvent.
En montagne sur le chrono je n'ai aucune différence en monté, mais une impression de faciliter accrue avec les 38
Par contre en descente je vire beaucoup plus facilement avec les 38.
Et pour finir, peu importe le résultat finalement, mais je préfère vraiment mon vélo aero avec des roue haute, que les basses qui cassent complètement la ligne du vélo
grichka samedi 29 août 2026, 22:21
@Café : "quasiment le même poids" Mais l'essentiel est : comment est réparti ce poids? Si une roue a une jante lourde et un moyeu léger, elle n'aura pas le même comportement qu'une roue avec une jante légère et un moyeu lourd.
Certaines marques (comme DT Swiss) utilisent des corps de RL en alu, fragile et qui tiennent mal dans le temps. Mais c'est léger. Par contre pas d'incidence dynamique. D'autres, comme Mavic ou Campa utilisent des corps de RL en acier plus lourds et plus fiables
Daredevil lundi 31 août 2026, 23:55
@Smog, j'ai lu attentivement ton commentaire en tête de file de cet article et tu indiques avoir désormais trouvé un meilleur compromis en matière de pneus que les indémodables Continental GP 5000 S dont le rendement et la fiabilité sont unanimement plébiscités ; je serai très intéressé pour connaître la marque et le modèle vers lesquels se porte ton choix à ce jour.
Dans l'espoir de te lire, je te remercie et t'adresse mes sincères salutations sportives.