L'euphorie du Covid, puis la gueule de bois
Entre 2020 et 2022, la pandémie a bouleversé les habitudes de déplacement. Confinements, réticence envers les transports en commun, essor du télétravail et multiplication des aides à l'achat ont provoqué une explosion historique de la demande de vélos, classiques comme électriques. Face à des délais de livraison à rallonge et une pénurie de composants, marques et distributeurs ont massivement commandé pour sécuriser leurs approvisionnements, parfois plusieurs saisons à l'avance.
Cette frénésie d'achat s'est brutalement arrêtée dès 2023. Le pouvoir d'achat s'est tassé sous l'effet de l'inflation, les usages sont revenus à la normale et les consommateurs ont hésité à investir dans un vélo électrique à plus de 2 000 euros. Résultat : des entrepôts pleins à craquer, des marques et des revendeurs contraints de multiplier les promotions pour écouler des stocks devenus trop importants, et des marges qui se sont effondrées dans tout le secteur.
Accell et Lapierre, un cas parmi d'autres
Le dossier Accell illustre bien cette mécanique. Après une restructuration en profondeur en février 2026, qui avait déjà transféré la propriété du groupe à ses créanciers, la reprise par le singapourien Dutech Group semblait sur le point d'aboutir. Son échec, dans la nuit du 4 au 5 août, a précipité l'ouverture d'un sursis de paiement provisoire aux Pays-Bas pour les entités néerlandaises du groupe, qui emploie environ 3 700 personnes et fédère notamment Lapierre, Winora, Ghost, Haibike, Batavus, Koga, Raleigh et Babboe.
Pour Cycles Lapierre, la disparition de ce soutien financier a précipité une démarche préventive : une demande d'ouverture de redressement judiciaire déposée le 5 août auprès du tribunal de commerce de Dijon, avec une audience fixée au 25 août. La marque bourguignonne, fondée en 1946, emploie 106 salariés et a réalisé 99,1 millions d'euros de chiffre d'affaires en 2025, pour plus de 800 revendeurs. Elle avait pourtant engagé un redressement opérationnel réel, avec des stocks de produits finis en baisse de près de 47 % entre fin 2023 et fin 2024, et une perte d'exploitation réduite de 41 % entre 2024 et 2025, des efforts que la disparition d'Accell rendent aujourd'hui insuffisants pour restaurer seule sa trésorerie.
Une crise qui touche tout le secteur, en France et ailleurs
Le cas Lapierre n'est pas isolé, y compris en France. À Lyon, le réseau Cyclable, spécialiste du vélo urbain et électrique, a été placé en redressement judiciaire début avril 2026, avec la liquidation immédiate de son antenne grenobloise. Le fabricant tourangeau Starway, spécialisé dans le vélo à assistance électrique, avait déjà connu un redressement judiciaire en décembre 2025. De plus petites structures, comme le fabricant Douze Cycles, décrivent elles aussi un climat de vente devenu difficile au quotidien.
La crise n'épargne pas non plus les fabricants français indépendants. Cyfac a d’abord été placé en sauvegarde judiciaire le 14 octobre 2025, puis la procédure a été convertie en liquidation judiciaire en mars 2026. Heureusement, l’entreprise a trouvé un repreneur (CMT Bike), ce qui a permis de sauver l’activité et une partie des emplois.
Victoire Cycles (sous le nom MVMT) est en redressement judiciaire depuis le 17 juillet 2025, avec une date de cessation des paiements fixée au 15 juin 2025. La procédure est toujours en cours, avec une période d’observation prolongée jusqu’au 17 juillet 2026 pour permettre le dépôt d’un plan de redressement.
Ajoutons à cette liste la société ADRISPORT qui a obtenu du Tribunal de commerce de Vannes l'ouverture d'une procédure de sauvegarde fin 2025, puis le renouvellement de sa période d'observation en mai 2026.
Des équipementiers aux grands groupes internationaux
La crise ne se limite ni aux petites structures ni au seul segment du vélo électrique urbain. Les grands constructeurs généralistes l'ont eux aussi subie de plein fouet.
L'américain Trek a réduit ses dépenses d'environ 10 % dès 2024, plombé par des stocks de vélos électriques devenus pléthoriques, une tendance qui s'est prolongée jusqu'en 2026. L'allemand Canyon a licencié 20 % de ses effectifs fin 2025, après un chiffre d'affaires en repli de 7 % et un EBITDA en chute de 29 % sur les neuf premiers mois de l'année, tout en maintenant un objectif ambitieux d'un milliard d'euros de chiffre d'affaires d'ici 2028. Specialized, de son côté, a traversé plusieurs vagues de licenciements depuis 2022, dont une coupe de 8 % de ses effectifs, dans un climat de surstock généralisé hérité de l'euphorie post-Covid.
Le trou d'air a également touché les équipementiers, preuve que la crise ne se limite pas aux fabricants de cadres. Les marques d'accessoires connectés Wahoo, Zwift, Strava et Pearl Izumi ont toutes réduit leurs effectifs entre 2022 et 2023, tandis que la maison d'édition Outside, propriétaire de plusieurs titres spécialisés dans le vélo, a également resserré ses rangs à plusieurs reprises.
Plusieurs marques emblématiques ont enfin disparu avant de renaître sous un nouveau propriétaire, illustrant un mouvement de consolidation à l'échelle mondiale. Aux Pays-Bas, VanMoof et Cake ont toutes deux déposé le bilan avant d'être rachetées par de nouveaux investisseurs. En Belgique, Cowboy, fabricant de vélos urbains connectés, a été repris par Rebirth après ses propres difficultés. En Pologne, le groupe 7Anna, propriétaire de Rondo, NS Bikes et Creme Cycles, est en dépôt de bilan depuis août 2025. À l'inverse, Kona Bikes, en difficulté sous son ancien propriétaire Kent Outdoors, a connu une reprise réussie par ses fondateurs dès 2024, avec un retour en gamme complet pour les millésimes 2025 et 2026. Aux États-Unis, Rad Power Bikes a connu plusieurs vagues de licenciements avant sa propre faillite fin 2025 et son rachat par Life EV début 2026.
Le phénomène remonte enfin jusqu'au cœur de la production mondiale. Les trois plus gros fabricants taïwanais, Giant, Merida et Ideal, qui concentrent une large part de l'assemblage de vélos vendus dans le monde, affichaient tous des baisses de chiffre d'affaires supérieures à 25 % au premier trimestre 2026. Une telle convergence, de la petite marque française jusqu'aux géants asiatiques, confirme qu'il s'agit bien d'une crise structurelle de toute la filière, et non d'une somme de difficultés isolées.
Vers une stabilisation, mais pas avant longtemps
Dès fin 2024, le cabinet Roland Berger anticipait une reprise lente, avec une demande globale stagnante et un retour à la normale espéré autour de 2026, la part du vélo électrique continuant néanmoins à progresser. Le salon Taipei Cycle 2026 a confirmé cette lecture prudente : le secteur ne traverse plus la crise brutale de l'après-Covid, mais n'est pas non plus reparti sur une dynamique de croissance. Le Global Bicycle Purchasing Index, indicateur de référence du marché, restait sous la barre des 100 points en mars 2026, et les acteurs du secteur adoptent une posture attentiste, freinés par des stocks encore élevés et une visibilité limitée sur la demande future.
Pour Lapierre, l'audience du 25 août au tribunal de commerce de Dijon sera déterminante : la période d'observation, si elle est accordée, doit permettre à la marque de consolider son plan de redressement et de trouver un investisseur capable de financer durablement son avenir, avec l'objectif affiché de préserver le maximum de ses 106 emplois et de faire vivre à Dijon une histoire vieille de 80 ans. Plus largement, l'avenir du secteur dépendra de sa capacité à écouler des stocks encore lourds, à retrouver une demande stable et à absorber une consolidation qui, à en juger par les deux dernières années, est loin d'être terminée.



fred lundi 17 août 2026, 09:33
salut j'apprécie depuis longtemps ton blog mais s'il te plait arrete ou diminue toutes ces photos generees pas IA...
Elle n'apporte rien à ton recit, c'est moche et polluant.
gibus lundi 17 août 2026, 09:38
On peut rajouter a la liste en FR: ADRIS
L'entreprise Adrisport (qui fabrique les vélos Adris à Colpo dans le Morbihan) traverse une passe économique délicate et a demandé et obtenu du Tribunal de commerce de Vannes l'ouverture d'une procédure de sauvegarde (ainsi que pour sa holding Adris Invest) fin 2025, puis le renouvellement de sa période d'observation en mai 2026.
Sam lundi 17 août 2026, 09:56
arrête les slops d'IA ça saoule sérieux, tu es un super gars avec un super blog mais putain tombe pas dans ce panneau de facilité d'articles qui sont aussi bons qu'un article de Closer ecris par un ado prepubere, passe une bonne journée, bisous amicalement et sportivement
Sam lundi 17 août 2026, 09:57
au moins utilise pas gemini, ou prend un abo openai pour des meilleurs images, c'est tellement cringe ptin
mica lundi 17 août 2026, 10:15
les gens en ont ras le bol aussi de payer des vélos hors de prix. Les consommateurs achètent mais garde plus longtemps leur vélo. l avenir est vraiment incertain avec tout les taxes prévus en france dans les années qui viennent. J'ai 2 vélos en ultegra DI2 un de 2017 et l'autre de 2022 reçu qu'en 2023 à cause du covid avec les prix de 2022, entre temps le vélo avait prix 1000 balles de plus. Je ne suis pas prés de racheter un.
Guillaume [Matos Vélo] lundi 17 août 2026, 10:16
Sam, une bonne partie de l'article n'est écrite que par moi. Et pour l'image, oui, j'ai utilisé Gemini en version gratuite.
smog lundi 17 août 2026, 10:27
Cette crise est logique et était prévisible.
Reste à savoir qui survivra et surtout qui en tirera les enseignements.
Je ne sais pas quel impact aura l'apparition en grande quantité des vélos de marques chinoises à prix plus modéré. Je pense que les marques occidentales vont devoir revoir leur logiciel...
Mais comme le dit mica un vélo aujourd'hui, soir ça se revend vite soit c'est un investissement sur du long terme.
dragonmoney lundi 17 août 2026, 10:54
Кюрасао и предлагает пользователям широкий
выбор игровых продуктов от лучших провайдеров, удобные
способы вывода и пополнения средств и ежедневные бонусы.
Marc lundi 17 août 2026, 11:04
D'accord avec Mica.
Il y a 10 ans, pour 5000€, on avait un excellent vélo et pour un poids inférieur à 7kg.
Aujourd'hui, l'équivalent c'est 10000€, de la folie.
Idem pour les voitures thermiques auxquelles on rajoute un malus auto exorbitant, pour nous inciter à acheter des voitures électriques, une escrologie!
Conclusion, le marché automobile se casse la figure et j'ai bien peur que le cyclisme suive le même chemin.
Jade lundi 17 août 2026, 11:13
@Marc ; à un moment c'est soit de la mauvaise foi soit de la schizophrénie.
Il y a 10 ans pour 5000 € (qui correspondent à 6100 € en 2026, oui l'inflation est la même pour tout le monde, Lapierre y compris) tu avais le Xélius SL 700 Orange Ultimate en Ultegra Di2, roues Zipp carbone.
Aujourd'hui pour 5500 € tu as le Xelius DRS 8.0 en Ultegra Di2, roues Dt Swiss carbone.
L'augmentation est donc inférieure à l'inflation !
Marc lundi 17 août 2026, 12:08
@Jade/ Non, pas le même poids!
Jade lundi 17 août 2026, 12:57
@Marc : si, 7.3 kg chacun.
gibus lundi 17 août 2026, 13:03
Mon ami IA:
Tarifs moyens en 2010 selon la gamme du cadre
• Cadres en aluminium (Entrée / Milieu de gamme) : Comptez entre 1 500 € et 2 000 €. Par exemple, un modèle en aluminium de la marque BH se vendait aux alentours de 1 800 €. 1, 2
• Cadres en carbone (Milieu de gamme) : Comptez entre 2 200 € et 2 800 €. C'était le cœur du marché pour l'Ultegra. Le modèle Look 566 New Ultegra s'affichait ainsi à 2 799 €. 1
• Cadres en carbone premium (Haut de gamme) : Comptez entre 3 000 € et 4 200 €. À titre d'illustration, le Look 586 New Ultegra grimpait à 4 199 €, tandis que le Cervelo RS Ultegra avoisinait les 3 600 $. 1, 2
L’entrée de gamme a été abandonner surtout d’un point de vue marketing. En 2010, un alu a 1500€, c était déjà un beau velo de route performant dans la tête des jeunes. Aujourd hui, a force d’abuser des influenceurs qui testent des machines a 10k, les vélos a 1500 donnent une image de vielle brique complètement dépassée.
C’est exactement la même histoire avec l’automobile. Oui on peut acheter encore ajd une clio a 15k€ mais le concessionnaire ne veut jamais la présenter, ya pas un seul test dessus, pas une seule pub.
C’est pas les consommateurs qui sont trop bêtes pour ne pas comprendre le marché, si ya autant de pognon dans le marketing, c’est que ça marche, et ça marche même très bien.
Ces constructeurs tenaient avant grâce au volume sur l entrée de gamme qu ils ont donc abandonné. Les grands du Velo (et Auto) ont essoré le marche milieu-haut de gamme, qui se renouvelle peu finalement. Grande découverte, les gens, même les riches, n’achètent pas tous les 2ans un vélo a 10k ou une auto a 50k.
A cela s ajoute, dans le velo, une course ces 5-10 dernières années a la Tech’ ! Carbon, disques, électronique, roues + larges, UDH…etc….c est bien, ya eu vraiment de bonnes améliorations mais la encore, tout le monde ne peut pas changer de vélo tous les 2ans et encore moins si l’ancien ne revend pas parce qu’il est « périmé ».
J ai moi-même un gravel avec une tire-clearance de 40mm, comment/combien je le vends ?
Et ne parlons de la perte totale de compétence dans la fabrication. Dépendance au flux et stock fait en Chine/Taiwan. Là encore bêtise sans nom de la part des dirigeant des grands groupes par contre les stock-option et dividendes eux ils sont bien tombés dans la popoche.
Gabich lundi 17 août 2026, 13:46
L'avenir du vélo est en Chine, c'est eux qui ont le savoir-faire maintenant.
Dav lundi 17 août 2026, 13:53
Par pitié faut arrêter ces images IA c'est insupportable.
Dogma forever lundi 17 août 2026, 15:41
Toujours le même cliché : l’imprévu traité en anomalie, l’entraide interdite puis réquisitionnée, le récit réécrit. La crise ne juge pas — elle photographie.
yp78 lundi 17 août 2026, 16:08
La crise d' Accell peut s'expliquer par un endettement excessif, des entrepôts saturés, un marché en déclin et des stratégies industrielles inefficaces.
Ces facteurs sont réels et importants, mais peut-être insuffisants pour expliquer la situation actuelle. Les difficultés de ce grand groupe néerlandais peuvent également être interprétées comme le symptôme d'un problème plus général qui affecte la gestion de nombreuses entreprises : une difficulté croissante à adopter une vision à long terme dans un système de management où les résultats immédiats semblent être devenus le principal critère de réussite.
C'est une dynamique que nous avons largement observée dans de nombreux grands groupes industriels. Il ne s'agit pas, bien entendu, d'une question de mauvaise foi, mais de dynamiques de marché qui contribuent également à attirer davantage d'investisseurs.
Tout le monde savait qu'il y aurait un arrêt, ou du moins un ralentissement important, du marché ; la seule inconnue était le « quand », et non le « si ». Pourtant, nombreux sont ceux qui ont manifestement agi comme si le marché ne connaîtrait jamais de ralentissement. Difficile d'imaginer qu'ils ignoraient ce qui allait se produire.
Le vrai problème, c'est peut-être que l'avenir ne promet pas de bonus. La crise du vélo devient l'occasion de remettre en question le modèle de management que nous avons mis en place.
Car si l'on récompense un manager pour ses résultats annuels, il est naturel que ces résultats deviennent sa priorité.
Si on le récompense pour la croissance du chiffre d'affaires, il aura tendance à considérer la croissance comme un objectif. Si on l'évalue sur sa capacité à améliorer rapidement les marges, il va privilégier les décisions qui produisent cet effet rapidement.
Il ne faut pas s'étonner que le long terme soit négligé. Mais peut-être que ce genre de raisonnement n'intéresse même pas les investisseurs : dès qu'un problème survient, ils sont prêts à se tourner vers un autre investissement. Ce n'est donc pas un problème de manager.
Et il s'agit d'un problème bien plus profond que la simple myopie,(autres qualités) de certains dirigeants.
Car si une entreprise souhaite durer trente ans, mais que ses dirigeants sont récompensés principalement pour ce qu'ils parviennent à réaliser au cours des trois prochaines années, le conflit est déjà présent au sein du système.
Et lorsque l'avenir se présentera enfin, ceux qui ont pris ces décisions ne seront peut-être plus là pour en assumer les conséquences. Mais il serait injuste de les blâmer, car ils ont fait exactement ce qu'on leur demandait.
La crise du vélo devrait donc peut-être être relue sous l'angle de l'échec d'une culture de gestion dans laquelle tout faire maintenant a fini par avoir plus de valeur que de construire quelque chose qui continuera à fonctionner une fois le manager parti .
En oubliant le principal, le CLIENT, qui est lui de plus en plus affûté et fait des choix que ces "managers" n'avaient pas prévu sur le powerpoint pour financiers
Hervé76 lundi 17 août 2026, 16:28
Bonjour tous le monde. J'ai parcouru ces derniers temps pas mal de rayons de marchands de cycles et je peux vous dire qu'il y a de très belles affaires à faire.
Jérôme mardi 18 août 2026, 08:12
Tout le problème c’est le prix des vélos et accessoires sont beaucoup top élevés! C’est plus possible, on ne peut rouler avec ces prix là!
Olivier.R mardi 18 août 2026, 13:43
On va évidemment changer de vélo tout les 6 mois... (Voiture, téléphone etc...)
Cdier mardi 18 août 2026, 14:08
Je suis plutôt d'accord avec "yp78" mais en plus du management il y a une saturation du marché. Le nombre de marques de vélo est incroyable. A part quelques unes qui ont un vrai prestige les autres n'ont rien pour se démarquer.
Sinon je suis le premier à penser que l'IA est l'avenir et je m'en sers beaucoup mais les illustrations faites à l'IA ça fait vraiment cheap, ça donne un côté bâclé à ton article qui est pourtant très bien. Je pense qu'à leur actuelle le mieux est d'utiliser de vrai images et de les faire retoucher.
Soulier lundi 24 août 2026, 08:38
Même avec tous ces articles qu’on lit sur le sujet, j’avoue que je ne comprends pas que le secteur du vélo soit toujours en crise 6 ans après un soi-disant boom des ventes. J’ai connu des entreprises qui ont eu du mal à gérer des fins d’euphories des ventes, mais 1-2 ans après c’était absorbé. Bref, j’attends encore une explication convaincante (je regarderais du coté des excès fonds d’investissements, mais je n’ai pas tous les éléments).
Sinon je plussoie sur l’excès d’AI, ça donne la nausée et c’est dévalorisant pour cet excellent blog !
Speed jeudi 27 août 2026, 16:28
C'était prévisible : suppression des vélos à patins, de moins en moins de vélos en groupes mécaniques, intégration totale, pièces propriétaires et aéros en carbone aux tarifs conséquents, etc... : des vélos plus chers et plus coûteux en entretien.
Depuis l'arrivée du disque en vélo de route : 2015/2016, le temps d'adapter et d'uniformiser les standards ou il y avait encore des vélos à patins, et la généralisation du disque : 2020/2021, les vélos ont peu évolués ces 5 dernières années : taille des manivelles, cintres étroits, pneus tubeless, roues à rayons carbone, bref rien de transcendant...
N'oublions pas l'arrivée des fabricants en vente direct, et surtout des marques chinoises : certaines ont leurs propres usines, que çà soit des composants ou des vélos complets, beaucoup sont largement au niveau, voir au dessus de fabricants certes, connus et réputés qui font sous-traiter en Asie, çà marche encore car la compétition et la réputation sont un argument solide d'achat, mais avec des tarifs publics éloignés des tarifs du marché que l'on trouve sur internet, de moins en moins de gens passent à l'achat : des ventes qui stagnent, des nouveaux modèles qui n'apportent guère mieux de choses que le précédent, des études de marché visiblement absentes, des vélos pas assez exclusifs : y'a plus de vélos neufs avec un pédalier léger : à part haut de gamme en édition limitée donc obligé de se payer des groupes complets pas forcément du meilleur goût, ni avec les éléments les plus performants si on compare à ce qui se fait en aftermarket, communication hasardeuse des marques, t'as beau être abonné à la newsletter des marques, tu te rends compte après coup, sur les réseaux, que des cadres en édition limitée intéressants, sont déjà tous vendus, bref