On notera tout de même rapidement la double couche de ruban de cintre ainsi que deux porte-bidons en inox, gage de bonne tenue sur les pavés.

Les fameux porte-bidons Elite Ciussi Inox. Peu importe le poids, il faut que les bidons restent en place !
Surtout que les ravitaillements ne sont pas toujours évidents. Entre passages pavés et parties hyper roulantes menées tambour battant, mieux vaut garder son précieux liquide bien en sécurité.

L'état des étriers en dit long.....et pourtant, ce Paris-Roubaix a été couru au sec.
Et que penser de l'état des pistes de freinage des roues carbone après de nombreux kilomètres de ce traitement abrasif à base de sable ?
Démontage intégral impératif du vélo après la course pour le remettre en état.
Si vous voulez acheter le vélo d'un coureur pro, évitez si possible un modèle ayant participé au Paris-Roubaix.

Quand je vous dis qu'un démontage intégral est impératif pour le remettre en état. La poussière s'insinue de partout, dans les moindre recoins et articulations.
Toute la transmission doit énormément souffrir de ce traitement de choc. Des milliers de tours pour la chaine dans un mélange d'huile et de sable, rien de mieux pour user de façon très rapide les dents des cassettes et des plateaux.
Ca ressemble à quoi un vélo après Paris Roubaix ?
Par le vendredi 27 septembre 2013 14:34 — Le matos des pros — 7
Vu sur le stand Canyon de l'Eurobike, le vélo d'un coureur de l'équipe Katusha ayant participé au Paris-Roubaix.
Rien d'exceptionnel côté matériel que l'on ne connaisse déjà, mais le plus impressionnant est que la marque a exposé cet Ultimate CF SLX 9.0 Team dans son jus, tel qu'il a terminé l'enfer du Nord.
C'est en voyant cela que l'on se dit que le matériel endure sur cette course plus que ce que n'importe quel cycliste pourra lui faire endurer pendant 10 ans. Une véritable épreuve test.
juju vendredi 27 septembre 2013, 21:23
Je crois que, que ce soit sous le sec ou le mouillé, les vélos qui servent aux classiques sont démontés après chaque classiques... Les mécanos doivent les remettre à neuf, remplacer ce qui est mort et les redonner aux coureurs comme vélos d'entrainements, ou bien vélo de rechange sur la galerie……
Sur la transmission, il y a quoi à changer ?? : cassette, plateau, chaine, galets de dérailleur, roulements pédaliers, patins de freins... enfin, tout ce qui s'usent !! LOL. Ils vont pas racheter un groupe neuf pour chaque classique……… ;-)
Merci pour les photos !
Rodolphe samedi 28 septembre 2013, 13:46
En tout cas il a bien tenu le coup pour un cadre léger (780 g annoncés en M)... d'autant que vu le terrain et la selle utilisée (une bonne vieille Turbomatic) le coureur ne devait pas être un moineau de 50 kg ;-)
Bonne pub pour Canyon, et (j'espère) mon futur cadre...
Truc samedi 28 septembre 2013, 21:24
Certes Paris Roubaix est une course exceptionnellement difficile pour les hommes et leurs machines concernant la question de la résistance aux trépidations provoquées par les pavés, mais sur le chapitre de la poussière il faut tout de même relativiser un peu. Cette petite couche de poussière est parfaitement courante sur un VTT.
Guillaume [Matos Vélo] lundi 30 septembre 2013, 08:57
Après chaque course, les vélos sont démontés de toutes façons. Les vélos d'entraînement des coureurs sont en général plutôt les vélos de grands Tour qui n'ont servi que 3 semaines et qui sont recyclés l'année d'après en vélos d'entraînement.
Truc, c'est bien pire en VTT, mais le vélo est dans ce cas prévu pour cela, pas un vélo de route.
flahutes mardi 1 octobre 2013, 13:10
Merckx avait fait la même chose lors du salon 2001. Il avait exposé le vélo du vainqueur Servais Knaven. Cette année là, Paris Roubaix avait été couru sous la pluie, et le vélo était impressionnant. Recouvert de boue, on distinguait à peine certaines pièces mécaniques.
flahutes mardi 1 octobre 2013, 13:16
Les vélos des grands tours recyclés en vélo d'entrainement l'année d'après?
C'est loin d'être le cas. Les vélos changent d'une année sur l'autre, les sponsors ne sont pas toujours les mêmes, et que le partenaie cycle peut changer également.
D'où la frilosité de certaines marques à équiper les équipes pros. Je pense à Time en particulier. Les budgets ne sont pas extensibles.
Guillaume [Matos Vélo] mercredi 2 octobre 2013, 10:19
flahutes, c'est pourtant le cas pour quelques coureurs que je connais mais dont, il est vrai, le sponsor vélo est le même depuis plusieurs années.