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Hier soi à 18h00 avait lieu un débat sur TVELOBS : Freins à disques : ni pour, ni contre (bien au contraire...).
Un débat qui fait suite à l'annonce de l'UCI qui élargit les autorisations pour l'utilisation au sein du peloton professionnel des freins à disques (voir cette news).
Pour ceux qui ne connaissent pas, TVELOBS, c'est un thème débattu par des spécialistes (coureurs pros, spécialistes du cyclisme, ...) chaque semaine, le tout animé par Patrick Chassé, ex-Eurosport et aujourd'hui à la tête de Velobs.
Pour ce 11ième thème, j'ai donc été invité à débattre de ce sujet en compagnie de Pascal Chanteur et Samuel Dumoulin.
Les échos que j'avais de divers coureurs et mécanos se confirment suite à ce débat. Les coureurs ne sont pas spécialement favorables, tout au moins pour l'instant, l'instauration du freinage à disques.
Une chose est sûre, les disques n'ont pas fini de faire parler d'eux !
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1
Arnaud Duval jeudi 3 décembre 2015, 07:58
Il apparait clairement que les coureurs n'auront pas voix au chapitre sur l'adoption ou non de ce système. Les constructeurs de cycles ont réussi à faire pression à la fois au niveau de l'UCI et dans les équipes.
La laïus de Pascal Chanteur sur les épaisseurs de carbone dans les fourches m'a quand même fait rigoler : le dimensionnement des pièces composites à l’œil, c'est une grande première ! Pas sûr que ce soit le mieux placé pour défendre les intérêts des coureurs sur les aspects technique/matériel.
Dans tous les cas, l'affaire me semble déjà entendue et tout le peloton sera en disques en 2017. Les éventuelles blessures supplémentaires dues au disques (au pire quelques brûlures, les coupures devraient être vraiment rarissimes) seront de toute façon noyée dans la masse des clavicules cassées et dermabrasions habituelles. Qui tient les chiffres de l'accidentologie de toute façon : les employeurs (équipes) ? l'UCI ? Les organisateurs ?
2
jacfon jeudi 3 décembre 2015, 15:16
bonjour
je pense comme Arnaud ci dessus que de toute façon les coureurs n'auront malheureusement pas le choix.
Les marques et leurs différentes influences:
- influence de l'argent investi dans les équipes en tant que sponsor
- influence sur l'UCI ?
seront plus fort.
dans l'idéal il serait bien de:
- tenir compte de l'avis des coureurs et des mécanos.
- que si l'on s'y met, il faut que tous les équipementiers aient une offre disque (on attend toujours campagnolo parmi les principaux) il faut éviter à tout prix le mélange disques/patins dans le même peloton.
- que cet offre soit sur un même standard pour que la maintenance soit la plus pratique possible.
donc on n'y est pas du tout!
donc c'est trop tôt!
je suis donc exaspéré des décisions de l'UCI qui fait preuve d'amateurisme et de non-indépendance.
3
lifelion jeudi 3 décembre 2015, 20:30
Que les coureurs soient inquiets, ça se comprend. Il ne faut pas voir le mal partout. Les freins à disques peuvent apporter un avantage en termes de sécurité aussi. Le cyclisme est peut-être un des sports les plus dangereux. On part de loin. Toute expérimentation qui peut améliorer la sécurité est bienvenue.
4
thibfred vendredi 4 décembre 2015, 21:52
Bonjour,
A l'attention d'Arnaud Duval selon vos propos Pascal Chanteur "Pas sûr que ce soit le mieux placé pour défendre les intérêts des coureurs sur les aspects technique/matériel."
Au cas où il serait bon que vous sachiez que Pascal est vélociste depuis de très nombreuses années après avoir effectué une belle carrière de cycliste prof. Et vous ?...
Cdlt
5
Arnaud Duval samedi 5 décembre 2015, 20:12
@thibfred
Jusqu'à nouvel ordre, exercer le métier de vélociste ou de coureur cycliste ne nécessite pas d'importants prérequis dans le domaine du dimensionnement de pièces mécaniques en composite. Or, on a ici un type qui est capable de juger si oui ou non l'épaisseur du pivot d'une fourche de vélo en carbone est suffisante, rien qu'en regardant une coupe.
Pour quelqu'un dont le métier touche au dimensionnement de pièces mécaniques (c'est mon cas), les propos de M. Chanteur font surtout penser à un vulgaire discours de café du commerce. S'il utilise ce style d'argumentaire devant l'UCI et qu'en face il y a les ingénieurs de Shimano qui ont conçu leurs freins à disques, il va effectivement passer pour un peintre comme il le craint dans la vidéo.
Arnaud Duval jeudi 3 décembre 2015, 07:58
Il apparait clairement que les coureurs n'auront pas voix au chapitre sur l'adoption ou non de ce système. Les constructeurs de cycles ont réussi à faire pression à la fois au niveau de l'UCI et dans les équipes.
La laïus de Pascal Chanteur sur les épaisseurs de carbone dans les fourches m'a quand même fait rigoler : le dimensionnement des pièces composites à l’œil, c'est une grande première ! Pas sûr que ce soit le mieux placé pour défendre les intérêts des coureurs sur les aspects technique/matériel.
Dans tous les cas, l'affaire me semble déjà entendue et tout le peloton sera en disques en 2017. Les éventuelles blessures supplémentaires dues au disques (au pire quelques brûlures, les coupures devraient être vraiment rarissimes) seront de toute façon noyée dans la masse des clavicules cassées et dermabrasions habituelles. Qui tient les chiffres de l'accidentologie de toute façon : les employeurs (équipes) ? l'UCI ? Les organisateurs ?
jacfon jeudi 3 décembre 2015, 15:16
bonjour
je pense comme Arnaud ci dessus que de toute façon les coureurs n'auront malheureusement pas le choix.
Les marques et leurs différentes influences:
- influence de l'argent investi dans les équipes en tant que sponsor
- influence sur l'UCI ?
seront plus fort.
dans l'idéal il serait bien de:
- tenir compte de l'avis des coureurs et des mécanos.
- que si l'on s'y met, il faut que tous les équipementiers aient une offre disque (on attend toujours campagnolo parmi les principaux) il faut éviter à tout prix le mélange disques/patins dans le même peloton.
- que cet offre soit sur un même standard pour que la maintenance soit la plus pratique possible.
donc on n'y est pas du tout!
donc c'est trop tôt!
je suis donc exaspéré des décisions de l'UCI qui fait preuve d'amateurisme et de non-indépendance.
lifelion jeudi 3 décembre 2015, 20:30
Que les coureurs soient inquiets, ça se comprend. Il ne faut pas voir le mal partout. Les freins à disques peuvent apporter un avantage en termes de sécurité aussi. Le cyclisme est peut-être un des sports les plus dangereux. On part de loin. Toute expérimentation qui peut améliorer la sécurité est bienvenue.
thibfred vendredi 4 décembre 2015, 21:52
Bonjour,
A l'attention d'Arnaud Duval selon vos propos Pascal Chanteur "Pas sûr que ce soit le mieux placé pour défendre les intérêts des coureurs sur les aspects technique/matériel."
Au cas où il serait bon que vous sachiez que Pascal est vélociste depuis de très nombreuses années après avoir effectué une belle carrière de cycliste prof. Et vous ?...
Cdlt
Arnaud Duval samedi 5 décembre 2015, 20:12
@thibfred
Jusqu'à nouvel ordre, exercer le métier de vélociste ou de coureur cycliste ne nécessite pas d'importants prérequis dans le domaine du dimensionnement de pièces mécaniques en composite. Or, on a ici un type qui est capable de juger si oui ou non l'épaisseur du pivot d'une fourche de vélo en carbone est suffisante, rien qu'en regardant une coupe.
Pour quelqu'un dont le métier touche au dimensionnement de pièces mécaniques (c'est mon cas), les propos de M. Chanteur font surtout penser à un vulgaire discours de café du commerce. S'il utilise ce style d'argumentaire devant l'UCI et qu'en face il y a les ingénieurs de Shimano qui ont conçu leurs freins à disques, il va effectivement passer pour un peintre comme il le craint dans la vidéo.