Présentation
La jante en carbone repose sur une structure appelée Adaptive Layup, qui associe plusieurs types de fibres (T700, T1000 et 3K) afin de trouver un compromis entre rigidité, légèreté et comportement dynamique. Chaque roue reçoit 21 rayons carbone plats réalisés par Mavic, dont 14 sont croisés par deux pour la transmission du couple et 7 montés en radial pour l'équilibre latéral.
Cette configuration a été validée par Mavic à l'issue de plus de 250 heures d'essais en soufflerie, menés dans les installations du CMEFE/HEPIA à Genève, à une vitesse de 50 km/h et avec des pneus de 28 mm. La marque annonce un gain de 5 à 10 watts par vent de travers à partir de 10 km/h et pour un angle d'attaque de 10 à 20 degrés, ainsi qu'un temps gagné de 12 secondes sur 50 km par rapport à l'ancienne Cosmic SLR 45.
Des roues qui se veulent relativement sobres avec un carbone revêtu d'un vernis satiné et des marquages gris réfléchissants.
L'assemblage est réalisé à la main dans l'atelier Mavic de Chavanod, en Haute-Savoie. Certains regretteront la nécessité d'un fond de jante, mais Mavic a opté pour une telle fabrication afin de faciliter la maintenance. Des jantes à crochets de 23 mm de largeur interne et 30 mm maxi en externe.
La taille minimale du pneu préconisée par Mavic est de 28mm avec une pression maxi de 5.5Bars.
Les rayons carbone plats, réalisés par Mavic, réduisent de 18 % la traînée rotationnelle par rapport à des rayons plats classiques.
Les moyeux en aluminium intègrent des roulements Mavic Ceramic et un corps de roue libre ID360 à 40 points d'engagement. Le nouveau système de roue libre Instant Drive 360 est ultra-léger et Mavic l'annonce comme très efficace. Un joint en caoutchouc surdimensionné sans contact réduit la friction à son minimum.
C'est sans doute le point de "crispation" pour certains anciens possesseurs de roues Mavic qui avaient pu avoir des déboires avec une série de moyeux qui présentaient parfois des défaillances. Même si au final, il y avait eu assez peu de soucis, l'image de Mavic sur ce point avait été ternie.
Le corps de roue-libre est disponible en versions Shimano HG route, Sram XDR route et Campagnolo N3W. Les axes traversants mesurent 12x100 mm à l'avant et 12x142 mm à l'arrière.
La paire est annoncée à 1315 g.
J'ai pesé mon exemplaire à 610 g pour la roue avant et 710 g pour la roue arrière, avec fonds de jantes mais sans les valves tubeless, soit 1320 grammes la paire. Un poids très honnête pour des roues de 50 mm.
La roue est disponible en coloris noir et se positionne à 2499 euros la paire.
Sur la route
Si ces Comete 50 font forcément penser aux Cosmic Ultimate déjà testées ici, elles se montrent beaucoup plus accessibles, tant sur le plan financier que sur le plan physique et dynamique.
Sur le plat, la hauteur de jante de 50 mm associée aux rayons carbone plats procure une bonne tenue de vitesse une fois l'allure de croisière trouvée. La largeur interne de 23 mm, montée avec des pneus de 28 mm, offre une assise stable et un volume d'air suffisant pour absorber les irrégularités du bitume sans nuire au rendement. De même, la fabrication, qui n'est pas "monobloc" comme sur la Cosmic Ultimate, puisque les rayons, bien qu'en carbone, sont ici vissés, offre une rigidité moindre, sans pour autant que les roues soient molles.
Là où les Cosmic Ultimate demandaient pas mal de puissance pour les faire vivre et ne pas se retrouver planté dès la première bosse venue, ces Comete 50 se montrent nettement plus dociles et polyvalentes. Car même dans de longues bosses, jamais on ne se retrouve avec l'impression d'avoir des roues "bout de bois" entre les jambes.
Des roues qui se montrent confortables verticalement, montées ici avec des Hutchinson Blackbird de 28 mm de section gonflés à 4 bars à l'avant et 4.4 bars à l'arrière suivant les préconisations du calculateur de pression des pneus vélo route et gravel. C'est à mon avis la section minimale à adopter sur une jante de 23 mm de large.
Les relances se font aisément, avec cet excellent compromis entre rigidité et dynamisme.
Par vent de travers, le profil de 50 mm reste maniable et ne surprend pas au guidon, même lors de rafales soudaines en terrain découvert. Les roulements céramiques participent sans doute à la fluidité du roulage, mais sans foncièrement changer la donne par rapport à de bons roulements aciers.
Mais à un tel niveau de prix, les acheteurs veulent forcément des roulements céramiques, même si le gain est nul (voir mon dossier "Roulements céramique en cyclisme : entre promesses technologiques et réalité terrain").
Bilan
À 2499 euros la paire, la Mavic Comète 50 se positionne dans la fourchette haute du marché des roues aéro carbone, aux côtés de références comme la Zipp 404 Firecrest, la DT Swiss ERC 1100 ou la Roval Rapide CLX II, toutes proposées entre 2200 et 2500 euros environ selon les configurations. Mavic joue la carte de la technicité, avec des rayons carbone maison, des roulements céramiques de série et un assemblage artisanal en France, pour un poids annoncé qui reste compétitif face à cette concurrence directe.
Reste à la marque à convaincre une clientèle qui s'est largement tournée vers d'autres marques sur ce créneau. Dommage, ce modèle arrive peut-être deux ou trois ans trop tard, ce qui aurait permis à Mavic d'éviter quelques déboires et l'évaporation de quelques clients. Mais très nettement les Comete 50 sont une véritable réussite, prouvant que la marque n'a rien perdu de son savoir-faire.


































Stef Toupenet mardi 8 septembre 2026, 17:58
J'ai été bêta-testeur à mes frais pour Mavic quand ils ont vendu les RSYS, je ne suis pas vraiment chaud pour renouveler l'expérience.
Et puis le tarif est à la hauteur de ma peur : 2 500 balles, c'est 1 000 balles de plus que beaucoup d'autres roues du même niveau.
La roue était française grâce à Mavic, elle est asiatique maintenant.