Présentation

Les deux produits se présentent sous la forme de flacons de 100 ml au design épuré et quasi identique, seule la teinte de l'étiquette les différencie.

Un détail quand même, quand on regarde les contenants côte à côte, ces derniers n'ont pas tout à fait la même taille. Mais tous les deux sont bien d'une contenance de 100 ml.

En revanche, le fait que le flacon soit opaque rend impossible le fait d'évaluer le niveau de produit restant sans dévisser le bouchon. C'est dommage, même si c'est un point mineur.

Que ce soit pour la version route ou la version gravel / VTT, CyclingCeramic n'avance pas de gains d watts.

Les deux cires partagent la même technologie de base développée par la marque : un mélange de cire naturelle et de particules céramiques, avec une formule annoncée comme biosourcée et biodégradable à 99,5 %. La Road Wax est vendu à 14,90 €. La version Offroad est facturée au même prix de 14.90 € pour 100 ml.

Le protocole d'application est classique pour une cire liquide : une goutte par maillon, sur chaîne propre et sèche, avec un temps de séchage recommandé de deux heures minimum avant la sortie.

C'est plus court que certains concurrents qui exigent entre 12 et 24 h de séchage, un avantage pour les cyclistes qui n'anticipent pas toujours leurs sorties la veille. Là, on peut s'y prendre le matin même pour le début d'après-midi voire la fin de matinée.

Pour ce qui est du nettoyage, je le fais toujours dans un bac à ultrasons de 2 litres, que l'on peut trouver ici pour moins de 50 € et qui permet d'avoir une chaine parfaitement propre. C'est un point essentiel quand on veut utiliser ce type de produit, pour éviter toute contamination par des impuretés qui seraient logées dans les maillons.

Sur la route

Road Wax : efficace sur le sec, limitée à la pluie

J'ai utilisé la Road Wax principalement sur mes sorties routes des deux derniers mois, dans des conditions humides à pluvieuses, mais aussi des conditions sèches. La transmission reste silencieuse dès la première applicatio, et la cire tient correctement sur des distances de l'ordre de 250 à 300 kilomètres en conditions idéales. Le film laissé sur la chaîne est propre et sec, ce qui limite l'adhérence de la poussière de route. La chaîne reste propre bien après plusieurs sorties enchaînées.

En revanche, dès que les conditions deviennent humides ou pluvieuses, la lubrification se dégrade plus rapidement. La chaine commence à se faire entendre après une sortie si la pluie est intense.

La Road Wax est donc à réserver à un usage clairement estival et si possible lors des objectifs importants. Ce n'est pas une cire pour un usage quotidien en toutes saisons.

Offroad Wax : le bon choix pour le gravel et VTT

La version Offroad est celle qui m'a le plus convaincu. Sa texture est légèrement plus épaisse que celle de la Road Wax, ce que l'on perçoit à l'application, la cire coule moins facilement dans le flacon et adhère mieux aux maillons. En sortie gravel mais aussi VTT, le résultat est immédiatement différent : la lubrification tient.

Sur des chemins poussiéreux comme sur des pistes détrempées après une averse, on atteint sans difficulté 250 kilomètres par application sans ressentir le moindre bruit de chaîne ou de frottement notable. C'est un résultat sérieux pour une cire liquide en milieu exigeant.

Si la boue s'invite au programme, bien sûr, on atteindra plus difficilement 200 km.

La contrepartie de cette formule plus chargée, c'est que la saleté se colle un peu plus facilement qu'avec une cire classique plus sèche, comme on peut le voir si le cliché ci-dessous réalisé après un peu plus de 200 km de gravel. La chaîne s'encrasse davantage en conditions boueuses et très poussiéreuses. Ce n'est pas rédhibitoire et l'Offroad Wax revendique d'ailleurs un effet auto-nettoyant : la boue se détache partiellement pendant le roulage, ce que j'ai pu vérifier en conditions réelles. La transmission reste plus grasse visuellement qu'avec une cire route, mais la boue n'y reste pas collée.

Sur les sorties longues, l'autonomie de l'Offroad Wax est un avantage réel : moins de ré-applications, moins de produit à transporter.

Bilan

CyclingCeramic ne cherche pas à proposer une cire universelle, et c'est précisément ce qui rend son approche cohérente. La Road Wax remplit son rôle sur le sec avec sérieux, mais son périmètre d'utilisation est restreint : elle convient aux cyclistes qui roulent par beau temps et qui souhaitent associer transmission propre et lubrification efficace, sans se préoccuper des conditions changeantes. Dès que la météo se dégrade, d'autres formules font mieux.

L'Offroad Wax est la version la plus polyvalente des deux, et de loin. Sa durabilité en conditions exigeantes est un argument solide pour les pratiquants gravel et VTTet les cyclistes qui multiplient les sorties par tous les temps. Elle n'est pas parfaite, l'encrassement est légèrement plus présent que sur une cire très sèche mais elle est pensée pour cet usage et ça se ressent immédiatement sur le terrain.

D'ailleurs, les cyclistes route qui veulent une cire liquide "tous temps" pourront sans difficultés opter pour cette version Offroad.

Sur le plan tarifaire, les 14,90 € du flacon de 100 ml positionnent CyclingCeramic dans la moyenne basse du marché des cires liquides premium. Le rapport qualité/prix des cires CyclingCeramic est donc raisonnable, d'autant que la durée de vie de l'Offroad Wax réduit la fréquence d'application et donc la consommation globale.

Par contre, il serait intéressant de pouvoir bénéficier de formats plus grands, de type 200 ou 250 ml, pour les cyclistes les plus assidus.