Présentation

Le cuissard EPIC est proposé en deux coloris pour la saison 2026 : Noir et Nautica, un bleu marine sobre et élégant. Son principal argument technique repose sur le tissu HoneyWave, une nouveauté 2026 qui reprend la structure en nid d'abeille pour apporter, selon Bioracer, une compression progressive plus efficace sur le long terme.

Le reste de la construction est classique dans son principe mais soigné dans l'exécution : bretelles en mesh aéré, coupe ajustée dite Race Position Fit pensée pour la position sur le vélo, et insert (peau de chamois) Wave, un pad 3D anatomique censé répartir les pressions de façon homogène et limiter les frottements.

Ce cuissard est vendu 159 €, taille XS à XXL. J'ai opté pour une taille M, comme à mon habitude.

Le maillot manches longues EPIC Cool Grey est une nouveauté dans la gamme pour 2026. Il est disponible en deux coloris : Cool Grey, un gris clair et Graphite Blue.

C'est un maillot pensé pour les sorties de mi-saison ou de début de printemps, dans des températures comprises entre environ 15 et 20 °C. Bioracer le décrit comme taillé pour des efforts soutenus en conditions variables, où l'on cherche à maintenir une certaine thermorégulation sans passer par une couche de base ou un coupe-vent.

Ses caractéristiques techniques incluent une coupe Race Position Fit identique au cuissard, des manches longues CleanCut qui adhèrent à la peau sans remonter, trois poches dorsales classiques et un système de maintien par bande mesh en bas du maillot.

Ayant opté pour une taille M, je peux dire qu'il est très près du corps et que c'est au plus juste de partout. Même les manches sont difficiles à passer, mais au moins, ça ne bouge pas.

Son prix est de 119 €.

Le gilet Icon vient compléter l'ensemble testé. Appartenant à la gamme Icon, le niveau d'entrée de la ligne route de Bioracer, un cran en dessous de la gamme Epic, ce gilet coupe-vent est disponible en cinq coloris pour 2026 : Eclipse Black, Misty Nautica, Rusty Ochre, Thyme Green et Cool Grey. C'est la version Rusty Ochre, un ocre rouillé légèrement chaud, que j'ai testé.

Sa construction repose sur un principe classique et éprouvé : face avant coupe-vent, dos en mesh pour la ventilation, col montant pour protéger la gorge, et trois poches dorsales accessibles en roulant. La coupe est dite Comfortable Body Fit, un peu moins ajustée que celle des pièces Epic, ce qui le rend compatible avec le port par-dessus un maillot manches courtes ou longues.

Il est affiché à 89 €, avec des promotions récurrentes autour de 71 €.

Sur la route

Dès le cuissard enfilé, on ressent une compression immédiatement perceptible. Le tissu HoneyWave exerce une pression notable sur les cuisses, plus marquée que sur des cuissards de milieu de gamme, sans pour autant atteindre l'intensité d'une tenue de compétition courte distance. Cette compression se fait oublier assez rapidement, le tissu épouse les formes sans créer de point de pression localisé.

La coupe Race Position Fit se vérifie dans la posture penchée sur le vélo : le cuissard ne se tend pas dans le bas du dos, ne tire pas sur les bretelles et ne remonte pas au niveau des genoux, même quand on passe en danseuse.

Les bretelles en mesh font leur travail sans créer d'irritation, même par temps chaud. La largeur est correcte , ni trop fines pour mordre sur les épaules, ni trop larges pour gêner les mouvements. Le maintien est bon sur l'ensemble d'une sortie de quatre heures.

L'insert Wave est bien positionné. L'épaisseur est raisonnable : suffisamment présente pour amortir les vibrations sur une route dégradée, sans excès de matière qui fatiguerait sur les longues distances. Après plus de 100 km en montagne, alternant donc chaleur et transpiration en col et fraîcheur en descente, je n'ai constaté aucune irritation.

La ventilation globale du cuissard est bonne pour ce niveau de gamme. Le tissu HoneyWave laisse circuler légèrement plus d'air qu'un tissu lisse classique. Par temps chaud (au-dessus de 25 °C), ce point est appréciable, même si on reste loin des cuissards estivaux ultralights.

A noter que ce cuissard est relativement long par rapport à la concurrence.

 

Le maillot manches longues EPIC est clairement calibré pour une fenêtre thermique précise. Sous les 15 °C, il faudra envisager une couche de base ; au-delà de 25 °C, il devient vite chaud.

Dans la plage de 14 à 22 °C environ, il remplit son rôle avec efficacité, sans humidifier à l'excès même à allure soutenue. J'ai pu le tester sur une sortie montagne, avec un départ à 14°, un pic à plus de 25° C dans la montée du col de Menté et bien sûr une descente plus fraîche.

Les manches CleanCut tiennent leur promesse : elles restent en place sans remonter, même dans les descentes rapides où les bras sont tendus, le tout rester parfaitement collé à la peau. L'absence de couture sur l'intérieur du bras est aussi appréciable sur la durée.

Dans la montée au soleil, malgré plus de 20°C, j'ai pu garder le maillot fermé une bonne partie du temps sans souffrir de la chaleur.

Malgré une température de 17° C dans la descente, l'ajout du coupe-vent était nécessaire. Et pourtant, la finesse du maillot ne m'a pas fait trop transpirer, seul mon sous-maillot était mouillé, le maillot était quant à lui sec.

La coupe Race Position Fit se retrouve ici aussi. Le maillot est long dans le dos, ce qui est indispensable pour éviter les courants d'air dans les descentes. L'ajustement autour de la taille est assez marqué, dans la continuité de la philosophie de la marque qui privilégie l'aérodynamisme. Sur un gabarit standard, la longueur des manches est généreuse et couvre bien le poignet en position basse.

Les trois poches dorsales sont de dimensions classiques, suffisantes pour embarquer deux bidons ou plusieurs barres et gels.

La bande powerband en bas du maillot assure un maintien efficace et évite les remontées. Sur ce point, la construction est propre.

Côté coloris, le Cool Grey est une teinte neutre, qui se marie facilement avec d'autres pièces de la gamme ou d'autres marques. Le graphisme est discret, le logo Bioracer est présent sans être omniprésent. C'est une orientation esthétique qui tranche avec certains concurrents qui jouent plus sur l'impact visuel.

Le gilet Icon s'utilise seul par-dessus un maillot manches courtes sur les matinées fraîches d'été, ou en complément du maillot manches longues EPIC lors des sorties d'intersaison. Dans les deux cas, il remplit sa mission première : couper le vent de face sans accumuler la chaleur dans le dos, grâce au panneau mesh arrière. La face avant coupe-vent fait bien son travail jusqu'à environ 35-40 km/h en descente ; au-delà, par grand froid, on ressent tout de même le besoin d'une protection supplémentaire.

Le col montant est un point appréciable. Il couvre le cou sans créer d'inconfort et sans remonter, ce qui est utile dans les descentes où l'air froid s'engouffre généralement par l'encolure. La fermeture éclair descend suffisamment bas pour permettre une régulation thermique rapide dans les montées.

La coupe Comfortable Body Fit est sensiblement moins près du corps que la coupe Race Position Fit des pièces Epic. C'est un choix assumé qui rend le gilet plus facile à enfiler par-dessus un autre maillot, et qui conviendra mieux aux cyclistes qui ne roulent pas en position très aérodynamique. En revanche, sur une position basse et les mains dans les cocottes, il n'y a pas de remontée notable dans le dos, le gilet reste en place.

Les trois poches dorsales partagent la même conception que sur le maillot et offrent suffisamment de place pour glisser un gilet compact supplémentaire ou quelques ravitaillements.

Notons que ce gilet appartient à la gamme Icon et non Epic : la finition est légèrement moins travaillée que sur les deux autres pièces testées, ce qui est normal au regard de la différence de prix. Les coutures sont propres, le tissu coupe-vent de face est solide mais un peu moins souple que sur certains gilets haut de gamme. Pour le tarif pratiqué, le rapport qualité/prix est tout à fait correct.

Bilan

Le cuissard, le maillot manches longues EPIC et le gilet Icon forment un ensemble cohérent qui illustre bien le positionnement de Bioracer : des produits techniques, construits avec soin, qui ne cherchent pas à rivaliser avec les gammes de compétition les plus onéreuses du marché mais qui offrent un niveau de finition et de fonctionnalité supérieur à ce qu'on trouve habituellement dans la même fourchette de prix.

À 159 €, le cuissard EPIC s'inscrit dans une concurrence dense. On le retrouve face à des références comme le Assos Equipe RS S9, le Rapha Pro Team, ou encore le Castelli Free Aero Race 4, qui gravitent tous entre 150 et 230 €. Pour une utilisation mixte entraînement-compétition et sortie longue distance, c'est une option sérieuse.

Le maillot manches longues à 119 € répond à un besoin précis : couvrir les sorties de mi-saison. Bioracer affiche un positionnement tarifaire intéressant. La qualité de fabrication et la cohérence de la coupe justifient le prix, à condition d'accepter que la plage d'utilisation reste assez étroite.

Le gilet Icon à 89 € (voire moins en promotion) se positionne comme un accessoire d'appoint très accessible dans sa catégorie. Face à des références comme le Castelli Aria (70 €) ou le Rapha Classic Wind Vest (100 €), il se défend bien. La coupe Comfortable Body Fit le rend plus polyvalent qu'un gilet de compétition pure, ce qui élargit son public.

Au final, ces trois pièces s'adressent à des cyclistes réguliers qui cherchent un kit fiable et bien construit, issu d'une marque avec une vraie culture compétitive. Bioracer couvre l'essentiel des besoins d'une saison de route, du cuissard technique pour les sorties intensives au gilet coupe-vent pour les matins frais, en passant par le maillot manches longues pour la mi-saison. Un ensemble construit avec cohérence.

Photos : Sonam.cc