Prise en main du nouveau Giant Propel 2027, que reste-t-il au TCR ?
Par le jeudi 19 mars 2026 11:02 - Test matériel - Commentaires : 5 .
Fin février, j'étais convié avec le reste de la presse européenne à découvrir le tout nouveau Giant Propel dans sa version 2027. Oui, même s'il est déjà sorti, pour Giant, c'est une version 2027.
Comme toujours, un article intitulé "prises en mains" puisque cet essai a été réalisé sur "seulement" deux sorties lors de la présentation presse. Un seulement entre guillemets, car Giant avait mitonné un beau programme, avec 2 parcours du côté de Nice mêlant tous les profils de route. Deux sorties dans l'arrière pays Niçois plutôt complètes puisque la première faisait 44 km pour 531 m de dénivelé et la seconde était très complète avec 89 km pour 1612 m de dénivelé.
J'ai pu tester la version haut de gamme, le Propel Advanced SL 0 équipé de sa transmission Dura-Ace Di2, le tout affichant seulement 6.56 kg sur la balance en taille M !
Je passe bien entendu sur tous les aspects techniques de ce vélo que vous pouvez retrouver dans la présentation complète. Mais voici en photos (par l'excellent Damien Rosso), le vélo qui m'a servi lors de cette présentation.
Le coloris est superbe, blanc satiné et gris avec des reflets rosés du plus bel effet au soleil. Reste que le nettoyage d'une peinture satinée blanche est toujours compliqué et on regrettera de n'avoir qu'une seul choix de coloris par montage.
Sur ce point, Giant reste Giant, avec souvent un unique coloris par montage. On peut parfois préférer le coloris du modèle en SRAM Red ou Shimano Ultegra..... mais vouloir du SRAM Force ou Shimano Dura-Ace. Bref, il faudra souvent faire un choix.
Il s'agit d'un modèle haut de gamme, facturé 11400 €.
Sur la route
Avec une masse de seulement 6.56 kg sans pédales en taille M (mais avec les porte-bidons et le support compteur), j'arrive à tout juste 6.86 kg avec mes pédales Favero Assioma de première génération. A peine au-dessus de la limite UCI.
Une légèreté qui se fait immédiatement ressentir lors de la mise en route. Si certains ont été quelque peu déroutés par le cintre trop étroit à leur goût, pour ma part, c'est parfait, avec 37 cm de large en haut et 40 cm en position basse.
En partant de Vence, lieu de cette présentation, les routes présentent de suite de bons pourcentages qui permettent de véritablement découvrir le potentiel de grimpeur du Propel. Cette nouvelle génération évolue très nettement à ce niveau et la seconde sortie test sur 90 km et 1610 m de dénivelé m'a permis de confirmer cet excellent potentiel dès que la route s'élève. A tel point que je me demande même quel est l'intérêt du TCR.
Car oui, le Propel reste un vrai plaisir en montagne. Sur des ascensions de près de 10 km, j'ai toujours pu trouver la bonne cadence et le bon rythme sans jamais avoir le sentiment d'être bridé par le cadre. Et pourtant, il est ici équipé des nouvelles roues Cadex Max 50, un modèle très rigide. Mais ces dernières sont légères et ne donnent jamais l'impression d'avoir trop de poids à emmener, que l'on aurait mieux fait d'opter pour un profil plus bas. Bien au contraire.
Sur le plat, difficile de ressentir un éventuel gain aéro, mais le vélo reste très stable, avec un cockpit très ergonomique quelle que soit la position que l'on adopte. Je n'ai par contre pas "ressenti" autant de sensations qu'un Cervélo S5 par exemple. Mais il faut dire que ce dernier ne fait aucun compromis sur l'aéro, offrant de fait des sensations de roulement à hautes vitesses assez extraordinaires.
La légèreté des Cadex Max 50 y joue peut-être aussi, offrant moins d'inertie à hautes vitesses.
En descente, ce Propel est hyper sécurisant. Je n'ai pas pour habitude de me lancer à fond dans une descente avec un nouveau vélo, mais là, dès la seconde sortie, j'ai pu faire une descente très rapide (près de 70 km/h) sur une route étroite et tortueuse avec un revêtement parfois humide sans crainte.
Même en cas de rafales de vent, son comportement est très prévisible, sans réactions trop vives.
Le vélo reste très stable même sur les mauvais revêtements. Il tolère même quelques approximations dans les trajectoires. Mais mieux vaudra en garder un peu sous la pédale pour ceux qui ne sont pas de très bon descendeurs, car on atteint rapidement de grandes vitesses. Pour les autres, le Propel 2027 sera un excellent compagnon permettant de descendre très fort !
Sur les gros freinages, quand on arrive à plus de 60 km/h sur des épingles, le Propel reste parfaitement stable. Il reste parfaitement en ligne et sans que la roue arrière perde trop rapidement contact avec le bitume.
Bilan
Que reste-t-il au TCR ? C'est bel et bien la question qui m'est venue à l'issue de ces deux sorties lors de la présentation presse. Car même la sortie de 90 km et 1600 m de D+ (à retrouver ici sur Strava) n'a pas réussi à entamer mon plaisir de rouler sur ce Propel.
Si l'on pouvait rouler les yeux bandés, il serait difficile voire impossible de savoir que l'on roule sur un vélo aéro, même dans les gros pourcentages.
Un vélo aérodynamique qui sait combiner la facilité lorsque la route s'élève tout en étant hyper rassurant dans les descentes. Le Propel joue clairement la carte du vélo passe-partout avec brio et confort.
A 11400 €, la version testée ici se situe dans la moyenne basse des vélos haut de gamme. Car avec une transmission Dura-Ace Di2 et des roues Cadex Max 50, il ne fait aucun compromis côté équipement.
Crédits photos : Damien Rosso & Sterling Lorence



























































Fil des commentaires de ce billet