Test du casque Abus Airbreaker 2.0 2025
Par le jeudi 12 mars 2026 16:39 - Test matériel - Commentaires : 3 .
L'Abus Airbreaker 2.0 succède à un modèle qui avait déjà marqué les esprits. Le premier Airbreaker, porté notamment par Alejandro Valverde lors de son titre mondial en 2018, s'était imposé comme une référence en matière de ventilation et de confort. Pour cette version 2.0, la marque allemande a pris le temps de peaufiner son casque en collaboration avec les équipes Movistar et Alpecin-Deceuninck. L'objectif était clair : améliorer la ventilation, l'aérodynamisme et le confort sans sacrifier la légèreté. Le fabricant allemand conserve le design incurvé iconique de l'original tout en adoptant des lignes plus marquées et une silhouette plus agressive.
Toujours “Made in Italy”, ce casque de route est pensé pour la performance et se veut à la pointe de la technologie, en termes de ventilation, d’aérodynamisme et de résistance aux chocs.
Présentation
Le nouvel AirBreaker 2.0 se distingue par un design incurvé iconique et la technologie Forced Air Cooling composée de sept canaux d’aération profonds.
Ses lignes plus marquées lui confèrent un look plus agressif, tandis que la structure inspirée du GameChanger 2.0 garantit un confort optimal et une finition haut de gamme.
À l’avant, les ouvertures Eyebrow Vents et les aérations frontales ouvertes assurent une circulation d’air nettement améliorée autour du front et du bandeau inférieur. Les ouvertures principales allongées sur le dessus du casque dirigent un flux d’air accru vers la tête, même à basse vitesse.
Une grande ouverture centrale optimise par ailleurs la circulation derrière les lunettes, pour une ventilation idéale dans les montées et les fortes chaleurs. Grâce à la technologie ActiCage et à une géométrie plus compacte à l’arrière, le flux d’air entrant et sortant est maximisé.
La grande nouveauté réside dans l'Aero Blade, un élément en carbone injecté positionné à l'arrière du casque, sur la parti supérieure, qui joue un triple rôle : renfort structurel, spoiler aérodynamique et canal de ventilation. Cette architecture s'inspire directement du GameChanger 2.0, le casque aéro de la marque.
L'Airbreaker 2.0 est fabriqué en Italie et disponible en deux versions : une version standard à 299 € (celle testée ici) et une version Mips Ace à 349 € équipée d'une fermeture magnétique Fidlock. Le casque existe en trois tailles (S, M, L) avec des poids annoncés respectifs de 205, 210 et 220 grammes en version non-Mips. Les coloris proposés sont multiples : All in Purple, Graphite Silver, Pure White, Shiny White et Velvet Black pour la version de base, avec trois teintes disponibles pour la version Mips Ace.
On peut toutefois regretter qu'à ce tarif de 299 €, Abus n'ait pas intégré d'office la technologie Mips alors que la plupart des concurrents directs comme le Giro Aether ou le POC Ventral proposent cette protection contre les impacts rotationnels en standard.
Proposer une version sans Mips à un tel prix place l'Airbreaker 2.0 dans une position délicate face à une concurrence qui a fait de cette technologie un élément incontournable sur le segment premium.
La coque extérieure en polycarbonate recouvre le bord inférieur du casque et protège des rayures, des chocs et des traces d'usure. Le réglage se fait au moyen du système Zoom Spin, une molette à l'arrière de la tête pour un ajustement individuel du casque au tour de tête.
Un évidement est présent à l'avant du casque pour placer les lunettes dans une position de maintien sûre et aérodynamique. Les rembourrages sont amovibles, ils peuvent être retirés et lavés à la main ou remplacés si nécessaire.
Un dernier mot concernant les sangles, des Flow Straps Pro qui sont assez fines pour opposer une faible résistance à l'écoulement, moins de bruits parasites et un grand confort de port. Des sangles cousues qui sont dépourvues de répartiteur de sangle. Cela allège et simplifie l'ensemble, mais attention, le "réglage" par défaut de la hauteur de séparation pourrait ne pas convenir à tout le monde.
J'ai pesé mon exemplaire en taille M à 215 grammes, ce qui en fait un des casques les plus léger du marché.
Sur la route
L'Airbreaker 2.0 délivre une première impression marquante dès qu'on le pose sur la tête : sa légèreté et son profil bas donnent l'impression d'avoir un casque plus petit que sa taille réelle. La sensation est celle d'un casque qui épouse parfaitement la forme du crâne, presque moulé sur la tête.
Cette compacité ne nuit en rien au confort grâce au système d'ajustement Zoom Spin qui permet un réglage précis via la molette. Les sangles FlowStraps Pro, cousues et dépourvues de répartiteurs, restent bien plaquées et ne flottent pas pendant l'effort.
Côté ventilation, le casque tient ses promesses. Les larges ouvertures centrales et les nouveaux évents frontaux permettent une circulation d'air constante, efficace même à faible vitesse. L'Aero Blade à l'arrière qui doit contribuer à accélérer le flux d'air à travers les canaux internes, y est peut-être pour quelque chose.
Même lors des montées, le casque s'est montré capable de maintenir une température supportable sans sensation d'étouffement.
Le stockage des lunettes fonctionne bien et permet de placer facilement les branches. Seul point d'attention pour certains cyclistes : le profil ajusté du casque rend le port d'une casquette en dessous moins confortable, ce qui peut limiter la protection solaire supplémentaire lors des journées les plus chaudes.
Bilan
L'Abus Airbreaker 2.0 réussit le pari d'améliorer un casque déjà apprécié sans en dénaturer l'ADN. Ce casque trouve sa place dans le segment des références haut de gamme aux côtés du Giro Aether MIPS ou du Specialized S-Works Evade 3. À 299 € en version standard et 349 € en version Mips, il se positionne dans la moyenne haute du marché, cohérent avec les tarifs pratiqués par la concurrence pour des casques de ce niveau.
L'ajout de l'Aero Blade et le travail sur la ventilation justifient cette hausse de prix par rapport à la génération précédente qui était proposée à 240 €. Le casque s'adresse aux cyclistes exigeants qui recherchent un équilibre entre légèreté, confort et performances aérodynamiques sans sacrifier la ventilation.
Photos : Sonam.cc et Matos Vélo











































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