Essai des nouvelles roues à rayons carbone Prymahl, les Orion C48X
Par le mardi 2 décembre 2025 08:04 - Test matériel - Commentaires : 15 .
Prymahl, c'est la marque de roues de Origine, la désormais célèbre marque française de cadres.
Des roues qui ne s'adressent pas uniquement aux possesseurs de vélos Origine. C'est d'ailleurs pour cette raison que, comme c'est le cas pour les Roval, Cadex ou encore Syncros, la marque de périphériques est différenciée de la marque des cadres.
Prymahl a déjà une large gamme de roues dans son catalogue et pour 2026, la marque arrive avec de nouveaux modèles, dont ces Orion C48X qui s'appuient sur les dernières avancées en matière de moulage carbone, de développement de moyeux et de rayons carbone aéro.
Présentation
La gamme Prymahl s'articule désormais autour des gammes R, RS, Pro et enfin X, le summum au niveau technologique.
Des jantes entièrement redessinées pour bénéficier d'une largeur interne de 23 mm pour 48 mm de haut. Un profil qui se veut un peu plus polyvalent que les 50 mm qui existaient jusqu'à présent. A noter que Prymahl propose aussi ces roues en 35 mm de haut.
Du côté des moyeux, la gamme X bénéficie de la technologie Ratchet avec 36 dents d'engagement pour une transmission de puissance optimale, des roulements améliorés avec une friction réduite et une durée de vie prolongée, grâce à une meilleure étanchéité et une précharge optimisée.
Mais ce qui fait la particularité des Orion "X", c'est la liaison entre ces moyeux et les jantes, grâce à des rayons en carbone (24 aussi bien à l'avant qu'à l'arrière) qui permettent de gagner du poids (40% plus légers que des rayons inox) tout en conservant une excellente rigidité. Des rayons en carbone qui ont le vent en poupe chez de nombreuses grandes marques de roues.
Notons au passage que la marque n'a pas cédé à la tentation de supprimer les crochets pour alléger les roues. Les Prymahl restent donc des jantes à crochets, permettant de monter tous les types de pneus.
La paire ne pèse que 1300 grammes pour un tarif de 2190 €. Par rapport aux Orion C50 Pro EVO, on gagne pas loin de 180 grammes sur la paire de roues.
Prymahl reste fidèle à la discrétion, avec une finition matte légèrement satinée. Mais j'avoue que les marquages manquent un peu de modernité et de dynamisme de mon point de vue.
De même, contrairement aux cadres qui sont hautement personnalisables, les roues manquent de choix du côté des propositions de couleurs et designs de stickers. Seules 3 options sont au menu à l'heure où j'écris ces lignes. Un point sur lequel devrait, à mon avis, travailler la marque. Certains aimeraient avoir des coloris dorés, argentés, rouges ou autres et peut-être des propositions soient plus discrètes, soit plus "percutantes".
Sur la route
Pour réaliser cet essai, j'ai utilisé deux vélos. Un Origine Fraxion GTR que je possède depuis maintenant plus de deux ans et qui est équipé de roues Shimano Dura-Ace R9270 C36 (1380 grammes), mais aussi sur le tout dernier Wilier Filante SLR ID2, en lieu et place des roues Miche KLEOS RD 50.
A noter que les Michel KLEOS RD 50 sont annoncées au même tarif que ces Prymahl Orion C48X mais pèsent 1455 grammes, soit 150 grammes de plus.
Dans les deux cas, on gagne donc quelques grammes avec cette paire de roues, mais surtout, on passe d'une largeur interne de 21 à 23 mm.
Premier point, la roue-libre. Ceux qui comme moi, aiment la discrétion.... en seront pour leurs frais. En effet, la roue-libre des Orion C48X se montre très sonore dès que l'on cesse de pédaler.
Un son qui tire plutôt vers les graves et que beaucoup de cyclistes qui ont roulé avec moi ont, par contre, apprécié. Un bruit qui est aussi probablement amplifié par la présence des rayons en carbone qui accentuent la résonance.
Bref, comme toujours, il y a ceux qui vont adorer et ceux qui vont détester. Avantage, inutile d'avoir une sonnette sur le cintre, il suffit d'arrêter de pédaler pour se faire entendre.
Une roue-libre avec un système d'engagement Ratchet qui permet d'avoir une plus grande rapidité d'engagement du système grâce aux nombreuses dents. Un système connu depuis de nombreuses années et qui en plus apporte une fiabilité supérieure et une usure réduite dans le temps.
Les rayons carbone apportent clairement un plus en termes de rigidité, même si la marque a semble-t-il voulu rester dans le domaine du raisonnable, pour ne pas réserver ces roues qu'aux coureurs les plus puissants.
Une rigidité autant verticale que latérale, qui leur permet de rester parfaitement en ligne même lorsqu'on sort plus de 800 watts. Rien ne bouge.
On pourrait craindre une perte de confort liée à cet accroissement de rigidité, mais la largeur interne de la jante revue à la hausse (23 mm) permet aux pneus de 28 /30 mm de parfaitement travailler et de former un joli ballon permettant une meilleure filtration des aspérités de la route. Au niveau externe, la jante mesure 27 mm au maximum, offrant ainsi un mariage quasi parfait avec des pneus de 28 mm et plus, limitant les turbulences aérodynamiques.
Même en baissant la pression à 4 bars (je pèse 73 kg), le pneu travaille parfaitement au niveau de la jante et permet une bonne accroche au sol, que ce soit en ligne droite ou dans les virages.
En cas de vent, le comportement des roues est sain, prévenant, avec des réactions plutôt douces même en cas de fortes rafales. On n'est jamais réellement surpris par une rafale et un vélo qui change de cap sans prévenir.
Avec ce profil "intermédiaire" de 48 mm, les Orion C48X offrent une bonne inertie sur le plat, avec une belle qualité de roulement sans que vraiment je puisse mesurer le gain ou la perte par rapport à des roulements céramique par exemple.
Ces roues de 48 mm se marient parfaitement avec un vélo aéro tel que le Wilier Filante SLR ID2, mais conviennent aussi à des vélos moins typés, un profil passe-partout. Bien sûr, ceux qui sont adeptes des sorties en montagne préfèreront sans doute les Orion C35X qui ne pèsent que 1175 et dont le profil de 35 mm ne sera pas pénalisant sur le plat même passé 50 km/h.
Mais ces C48X ne sont jamais vraiment pénalisantes, même passé des pourcentages de 8%, grâce à leur légèreté bien sûr, mais surtout au bon dosage de rigidité, ps trop élevé pour ne pas rendre les roues complètement "inertes" quand on se retrouve à grimper à moins de 15 km/h.
Bilan
Le gain par rapport aux Orion C50 Pro EVO n'est pas neutre, tant en termes de masse que de comportement. Un peu plus rigides, sans pour autant être trop raides, les Orion C48X permettent de franchir un cap significatif pour la marque française, avec des moyeux offrant une excellente sensation de roulement et un comportement très sain.
Si les 2 mm de perte de hauteur de profil ne se voient pas à l'oeil nu, cela doit sans doute participer un peu à la plus grande stabilité des roues par vent latéral.
Certes, beaucoup hésiteront encore à franchir le cap de mettre plus de 2000 € dans une paire de roues Prymahl, mais passé ce "frein", il n'y a clairement pas trop à hésiter tant ces roues offrent polyvalence, légèreté et rigidité.


































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