Présentation

Pour éviter toutes les remarques qui ne porteraient que sur le coloris de la veste, sans même lire l'essai complet, j'ai opté pour la couleur orange. Mais Castelli propose aussi ce modèle en noir, bordeaux ou jaune. Il y en a donc pour tous les goûts.

La veste Alpha 150 reprend le concept de la veste Alpha originelle, lancée il y a un peu plus de 10 ans, mais remise au goût du jour avec de nouvelles membranes plus respirantes mais aussi plus respectueuses de l'environnement.

Une veste qui s'appuie donc sur un tissu extérieur Polartec AirCore qui offre respirabilité et légèreté, ainsi qu’une protection coupe-vent et déperlance de haut niveau. Il est élaboré à partir de fils de polyester recyclés et il est garanti sans traitement chimique PFAS ajouté, tout en constituant une barrière efficace contre les éléments.

On notera bien que Castelli parle de déperlance et non de résistance à la pluie, l'Alpha 150 n'est donc pas prévue pour affronter la pluie, la priorité a été donnée à la respirabilité pour éviter l’humidité liée à la transpiration, tout aussi problématique que la pluie ou la neige pour les cyclistes.

L’isolation est dévolue à une membrane Polartec Alpha qui propose une régulation thermique intelligente et une grande rapidité de séchage. Ses fibres assurent une gestion optimale de la chaleur et de l’humidité, s’adaptant aux variations d’effort et de température. Sur l'avant, cette membrane Alpha prend la forme d'un gilet zippé, par-dessus lequel la veste vient aussi se refermer. Cela permet d'avoir deux couches isolantes en une seule veste.

La coupe est près du corps mais relativement extensible. J'ai néanmoins opté pour une taille L (au lieu de M habituellement) pour me laisser de la marge pour associer avec une sous-couche plus épaisse.

La fermeture éclair YKK Vislon coulisse facilement et s’ouvre par le haut ou par le bas et est recouverte pour plus de protection contre le vent et la pluie.

A l'arrière, on trouve 3 poches (avec liseré réfléchissant au bas de celles-ci) avec en plus, une poche zippée sur le côté gauche, sur le flanc.

Fort logiquement pour une veste hiver, le col remonte assez haut, et les manches se terminent par un manchon élastique qui évitera que le froid ne passe par là.

Reste donc le prix, de 339.95 €. Et même si on trouve ce modèle en ligne à un peu moins de 300 €, cela reste une somme conséquente. Mais comme j'ai l'habitude de le dire, pour tous les cyclistes qui préfèrent rouler dehors même quand il fait froid plutôt que de faire du home-trainer, mieux vaut un bon investissement et rouler au chaud que de vouloir rogner sur la qualité et être frigorifié durant des heures !

Sur la route

Si Castelli m'a envoyé cette veste il y a plusieurs semaines, il m'a fallu attendre les premières gelées pour définitivement donner mon avis sur le produit. Par "chance", j'ai pu rouler par des températures négatives fin novembre. Avec un thermomètre affichant jusqu'à -2°C, c'était le moment parfait pour en avoir le coeur net.

Du côté de la taille, je suis content d'avoir opté pour la taille L qui me convient bien. Même si les matériaux sont élastiques, une taille M aurait sans doute été trop limite, surtout complétée avec un maillot de corps épais.

La veste Alpha 150 peut surprendre quand on part et qu'il fait moins de 5°C, avec une légère sensation de froid présente, surtout au niveau des bras. Mais après quelques kilomètres, la conjugaison de l'isolation en Polartec Alpha et la couche extérieure en Polartect AirCore qui ne laisse pas l'air passer permet de vite trouver une température agréable et confortable.

Si jusqu'à 2°C environ, un simple maillot de corps suffit, en revanche, pour utiliser l'Alpha 150 jusqu'à -2°C, il faudra avoir recours à un excellent maillot de corps prévu pour les conditions hivernales, à moins d'être certain de faire une sortie très rythmée sans aucun temps mort. Bien que Castelli annonce une température d'utilisation jusqu'à ces -2 degrés, les plus frileux pourront la porter jusqu'à 0/2°C, guère plus bas, pour ne pas avoir d'inconfort.

En cas de pluie, la protection est plutôt honnête pour une veste qui n'est pas annoncée comme imperméable. Elle permettra tout de même de faire face à une averse (même si elle dure une heure) mais aussi aux projections d'eau venues d'un sol mouillé comme cela arrive souvent en hiver, sans que l'eau n'atteigne la sous-couche, vous laissant ainsi au sec et au chaud.

Côté respirabilité, pas de surprise, l'utilisation de la membrane AirCore de Polartec permet une excellente régulation, en laissant s'échapper l'air humide pour éviter d'être trempé de l'intérieur quand le mercure ou le rythme augmente.

Le fait de pouvoir ouvrir le Zip depuis le bas permet de ventiler un peu le torse sans avoir trop directement de l'air froid, puisqu'on garde la couche Alpha (le fameux gilet en plus dont je parle plus haut) fermée.

Dans les descentes, l'excellente isolation et imperméabilité au vent permet de ne pas ressentir de frissons même après avoir fait monter la température corporelle en montée. Le corps reste à bonne température.

Le fait d'avoir deux couches séparées que l'on peut zipper indépendamment l'une de l'autre est optimal pour bien gérer à la fois la chaleur, mais aussi le niveau de respirabilité de l'ensemble. Si la température vient à monter, on peut très bien ouvrir le gilet interne en couche Alpha et on se retrouve avec seulement la veste en AirCore, avec un tout petit peu moins d'isolation donc pour éviter le coup de chaud.

Bilan

Une fois de plus, Castelli propose un excellent produit avec cette veste hivernale Alpha 150.

Conçue avec les tissus Polartec Alpha et AirCore, elle arrive à bien protéger du froid et du vent, même si les -2°C annoncés seront à réserver aux moins frileux et / ou à ceux qui disposent d'une excellente première couche thermique.

L'Alpha 150 permettra de rouler jusqu'à 10/12°C, que ce soit dans le vent ou sur des routes humides et pourra même vous protéger d'une averse imprévue tout en restant un produit léger et polyvalent grâce à ses deux couches AirCore et Alpha zippées sur le torse qui permettent de facilement trouver le bon compromis.

Photos : Sonam.cc et Matos Vélo