Essai des lunettes Oakley Velo Kato
Par le jeudi 7 août 2025 09:11 - Test matériel - Commentaires : 13 .
Oakley a toujours proposé des produits de haute technicité, mais surtout, des produits au design affirmé, quitte à ce que certains modèles soient clivants.
Les nouvelles lunettes Velo Kato sont typiquement Oakley dans leur design qui en fait des modèles à part... qu'il faudra assumer. Mais la marque américaine l'assure, au-delà de leur design les Velo Kato apportent aussi de la performance grâce un verre équipé de la technologie PhysioMorphic Geometry qui épouse la morphologie du visage.
Un modèle dénué de charnières, proposé à plus de 260 €, qui ne fait aucun compromis. Des lunettes qui se marient parfaitement avec le tout dernier casque Velo Mach de la marque, mais pourra être portée avec tous types de casques.
Présentation
Les Velo Kato ne font pas dans la demi-mesure avec ce grand écran et surtout, la partie qui avance au-dessus du nez.
C'est ce que Oakley appelle la technologie PhysioMorphic Geometry qui épouse la morphologie du visage. Au-delà de la performance aérodynamique, voilà un concept qui pourrait aussi limiter les coups de soleil sur le nez, provoqués par la réverbération des UV par les écrans des lunettes.
7 coloris sont proposés, Oakley m'a ici fourni le modèle bleu avec écran Prizm Sapphire qui laisse passer 12% de la lumière.
On note sur l'extérieur de l'écran des encoches visant à canaliser l'air. Un procédé déjà utilisé dans le monde automobile. Sur l'écran, au même niveau que ces encoches, 4 trous de ventilation sont aussi présents. Ce sont les seuls que l'on retrouve sur les lunettes.
Originalité de ses Velo Kato, elles sont dépourvues de charnières et donc, les branches sont fixes. Oakley m'a indiqué que cela participait aussi à la légèreté de l'ensemble et à améliorer le flux aérodynamique.
Oakley Velo Kato a été développé en tenant compte de la posture du cycliste pendant la course. Ces
lunettes intègrent une nouvelle plaquette de nez en Unobtainium qui améliore le champ de vision tout en
assurant une couverture optimale.
Deux plaquettes de nez de différentes épaisseurs et profondeurs sont fournies pour créer différents ajustements.
Côté tarif donc, il est très haut placé, comme souvent pour les produits de la marque. Entre 294 € pour la version avec écran Low Light (teinté légèrement) et 304 € pour toutes les autres versions. A noter que la version "or", avec sa monture noire et son écran Prizm 24k, sans doute la plus jolie, est facturée au même tarif.
Des lunettes que l'on peut trouver sur Internet à moins de 270 €.
Sur la route
Commençons pas le seul point qui pourra paraître comme un défaut suivant les usages, les branches fixes. Le fait qu'elles soient dépourvues de charnières peut les rendre difficiles à stocker dans un casque par exemple.
Même si les branches sont relativement souples, on ne pourra pas les ranger par exemple si les logements pour stocker les branches ne sont pas assez espacés. Même si le cas est assez rare, il est à noter.
Même si Oakley avance un gain aérodynamique avec cette absence de charnières, aucun chiffre n'a été avancé. A mon avis, c'est vraiment minime et cela ne sera intéressant que pour une infime partie des coureurs professionnels.
Mais comme je le disais juste au-dessus, c'est à mon sens le seul "défaut" de ces Velo Kato, si on ne tient pas compte du design qui est un point tout à fait subjectif, à chacun d'apprécier s'il aime ou pas.
Le maintien est parfait. Ceux qui ont l'habitude des lunettes Oakley ne seront pas dépaysés, avec des branches recouvertes de leur Unobtainium qui offrent juste ce qu'il faut de pression sur la tête pour que ça tienne sans que cela ne devienne contraignant sur la durée.
Idem pour les plaquettes de nez en Unobtainium qui offrent confort et bonne adhérence même quand on se met à transpirer.
Durant ces mois d'essai, je n'ai pas spécialement constaté une trop grosse présence de buée, en tous cas, pas plus que sur d'autres lunettes, malgré la proximité de ces dernières avec le visage et la quasi absence d'entrées d'air.
Les Oakley Velo Kato se font totalement oublier une fois sur le nez. Même la forme très spécifique et impressionnante de la partie de l'écran qui recouvre le nez ne se voit pas du tout et n'est donc aucunement gênante. Par contre, comme je le disais plus haut, cette "excroissance" a un avantage certain quand on roule pendant plus de 4/5 heures en plein soleil, on évite le traditionnel coup de soleil sur le nez dû à la réverbération des UV par l'écran.
Ici, le nez est parfaitement protégé.... ce qui est toujours bon pour éviter un cancer de la peau.
Bien sûr, je ne me prononce pas sur un éventuel gain aéro, impossible à mesurer. Par contre, bien que ces lunettes soient avant tout conçues pour se marier avec le casque Oakley Mach, j'ai pu les essayer avec une multitude d'autres modèles sans aucun souci.
L'écran Prizm, comme à son habitude, est très agréable et offre une bonne clarté et de jolis contrastes. Le fait qu'il couvre bien le visage offre une vision panoramique et une excellente protection des yeux.
En revanche, si vous transpirez beaucoup, le fait que l'écran soit très proche du visage implique que, forcément, la sueur coulera rapidement sur l'écran.
Bilan
Comme toujours, Oakley propose des lunettes qui sortent de l'ordinaire, avec un design qui ne laissera pas insensible, soit les gens adoreront, soient ils détesteront.
Ceux qui la jouent plutôt discret passeront forcément leur tour. Pour les autres, ce modèle Velo kato apporte un vent nouveau au niveau des lunettes, avec, tout au moins sur le papier, des performances aéro de premier ordre, tout en mêlant les technologies propres à Oakley qui en font un must, tant au niveau du confort que de la qualité de vision.
Proposées à plus de 260 €, le tarif est à l'avenant du positionnement ultra-premium de ce modèle.
Photos : Sonam.cc et Matos Vélo





























Fil des commentaires de ce billet